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MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE
ET
Exposition
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SECTION
Rapport
de
LA CLASSE 12 (Photographie)
Charles MENDEL
Rapporteur
PARIS
COMITÉ FRANÇAIS DES EXPOSITIONS A L’ÉTRANGER
Bourse de Coitimerce, rue du Louvre
1906
DU TRAVAIL
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Internationale
de
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1905
FRANÇAISE
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Exposition Internationale
de LIÈGE
1905
CLASSE 12
MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE
ET DU TRAVAIL
^ ^ ^
Exposition Internationale
de
LIÈGE
1905
SECTION FRANÇAISE
Rapport
de
LA CLASSE 12 (Photographie)
Charles MENDEL
Rapporteur
Secrétaire du Jury
PARIS
COMITÉ FRANÇAIS DES EXPOSITIONS A L’ÉTRANGER
Bourse du Commerce, rue du Louvre
1906
' fUKlTE français A
QbS EXPOSIIIQilS A L'EfRANBEB
[a- I0d~\
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jf ROYAUME DE BËLGrQÜF~^
AVPIL-nOV
WJ INDUSTRIE,
fj ÉLECTRICITÉ
^ /Lgn’^uKiirç-Horticulhdn?
Economie sociale
HTCIEHE
Assistance publique
Education \1
Efiseignemenr
Œü»res d’Ârt
Arts Libcraui
Industriels
et Décoratifs
Travail Manuel de la Femme
Coffltnma -C jloniwifün - Arrncei de terre l de
Sports - Congres & Conférences
feîes et Attractions
AFFICHE OFFICIELLE
DE L’EXPOSITION DE LIÈGE.
ENTRLK DR i/e X POSITION . .VCCLIIVIATATTON.
AVANT=PROPOS
La lielçiKjae célrla'ail celle aiuiée le soi.ranle-(jutii:ièiae aniitver-
saire de son Indépendance. Désireuse d'associer loules les nalions à
.son jidàlé, elle les arai! conriées à une lérposilion f nleriud ioiude e!
I idverselle organisée en conunéinojudion de celle dale iflorieuse.
Anvej’s en ISOI), puis Dru.velles en lSil7 araieul eu le pririh'nie des
précédenles Exposilions : c'esi à la ville de Li/uje <jue revinl l'honueur
de préparer la (jraude nuuiifeslalion de lUOÔ. ÎSul choix ne pou rai!
élre jdus heureux, car la vieille ci, lé ivallonne, si pleine des souvenirs
du jKissé. es! aujourd'hui un des cenires les plus riches d'aclivilé
induslrielle et commerciale. En (piehpies mois, par un maqnifnpm
elJhrl, les Liéqeois réalisèreid des Iravau.v considérahles pour donner
à l Exposition la silualion merveilleuse qu' elle occupait au conihieni
de l Ourihe et de la Meuse doul le cours arcidenlé donne à toute
IV
AVAMÏ PUOPOS
ct‘Ue région un chavine incomparable. Sur les rives du jleuve, pamni
des pa?Y‘s et des jardins, se dressèrent les palais^ les halls et les
constructions pittoresques de l'Exposition, auxquels la ceinture de
collines (pu entoiwe Liège, les rochers boisés (pii dominent la Meuse
fournirent le jilus admirable décor qidil soit donné aux yeux de
contempler . Cette situation jirivilégiée donnait à l' ensemble de l'Expo¬
sition un attrait tout particulier et des plus attachants, et, si l'on
considère toutes les richesses artistiques et industrielles réunies dans
les jialais, l’on ne peut (pie constater que le grand succès obtenu par
r Exposition était entièrement justifié.
La Erance, dès la première heure, a apjtorté èi la Belgique son
ajipui le plus complet et a contribué pour une large part à la réussite
de l’Exposition . La Section frampiise occupait à elle seule près de
d'2.00t) inèti 'es de superficie. Son organisation , son aspect en tous
points remarquable, l’intérêt et Limjiortance de ses envois dans toutes
tes branches de l'Art et de l'Industrie, ont fait F admiration de tous,
et c'est arec une joie bien légitime que nous avons constaté, lors de
nos séjours èt L'ièije, Funanirnité et la sincérité des éhxjes décernés ci
la participation fratapiise. Cette victoire, dont nous jiouvons être fiers,
est due à rénerijie et l'i la haute comjiétence des chefs que les
exp(jsants avaient à leur tète et l’honneur doit en revenir à
M . Chapsal. Commissaire général du Gouvernement de la République,
dont l'autorité et la bienveillance ont attiré tous les concours; ci
M. I dnard. Président de la Section française, qui, par .son expé¬
rience. son travail et son zèle infatigables, a organisé une section
nnjdèle, et au Comité Erançais des Exjiositions <) l’Etranger, dont la
.solidarité des membres ne se dément jamais lorsqu’il s'agit de main¬
tenir la supériorité de notre jxiys dans les luttes industrielles et com¬
merciales.
La photographie, par ses perfectionnements et ses applications
ipii se multiqdient sans cesse, est devenue la jihis précieuse des colla¬
boratrices pour les savants, les artistes et nombre d’industries
au rquelles elle apporte une aide constante et efficace. Elle a trans¬
formé des méthodes anciennes, ouvert des champs d’observations et
d’investigations nouveaux, et il serait téméraire d’a.ssigner une limite
aa.v services (ju’elle sera susceptible de rendre demain. Ce n'de de
jour en jour plus jirépondérant de la photographie a piermis aux
AVANT-PROPOS
V
industries photographiques proprement dites d'acquérir, en fort peu
d'années et dans bien des pays un développement considérable : leur
importance aujourd’ hui est telle que notre industrie nationale doit
songer à lutter contre lu concurrence étrangère sous peine de voir sa
prospérité menacée. A ce point de vue, Idndustrie photographique
française ne peut se désintéresser de toutes les manifestations qui sont
pour elle une occasion de rivaliser avec les produits étrangers et de
conquérir des débouchés nouveaux. La France, qui fut le berceau de
la photographie, se doit èi elle-même de poursuiime son rôle et de
tenir la tête du mouvement photographique tant au point de vue indus¬
triel (p/au point de vue artistique ou technique.
Aussi ne devions-nous pas hésiter à veidr nombreux cl rExposition
de Liège et à donner à une nation dont toutes les sympathies se diri¬
gent vers nous, mais gui, par .sa situation géographique, se ti'ouve
facilement soumise à l’action des agents commerciaux de nos concui'-
rents les jtlus directs, une idée exacte de la force, de la vitalité et de
la perfection de notre industrie nationale, (/est ce qu’ont parfaite¬
ment comjiris tous les Français qui ont apporté ci Liège une si bril¬
lante participation.
1/ accueil que nous avons reçu en Belgique n’a jias déçu nos espé¬
rances : nous connaissions de longue date l’affabilité de nos collègues
belges. Liège a été pour nous une précieuse occasion de resserrer
d’une façon étrcnte les liens d’une amitié durable, et nous répondi'ons
au.r sentiments de tous les jurés français en adressant ici à nos amis
du Jury et des (Comités belges l’expression de notre gratitude pour la
belle hospitalité qu’ils nous oiü offerte, et en leur envoyant ici notre
plus cordial souvenir.
/
I.
s
FAÇADE I)L JIALL DES 1>DÜSIUIES.
TRAVAUX DU COMITÉ D’ADMISSION
ET D’INSTALLATION
l’ar (lécrel en dole du 7 avril i<)0''i, le Cmnilé Franeals des
Expositions à I l’étranger a été chargé de rorganisation générale des
grou|)es III à X\ , Wlll et \I\ tic la Scclion Irançaisc, sons le
contrôle dn Céominissaire général, M. Fernand Chapsal, maître
des rcipiètes an Conseil d Etat, directeur dn Cahinet, puis direc¬
teur dn Commerce au Ministère du Commerce.
\ux termes de ce décret, le Comité l’hançals des Expositions
à ri’étranger devait procéder au recrutement, à radmission et a
l’installation des exposants ; Il se mit immédiatement à rouivrc et
constitua, sous la présidence de M. \. Finard, le Comité d’organi¬
sation de la Section iVançaisc.
Une circulaire en date du i5 avril i<)0!'i invitait tous les meni-
8
EXI'OSlTIO\ IM'IÎUXATIOXAEE DE LIEGE
bres du Coniilé Français des Expositions a rÉtranger à parliciper à
cetie Exposition et les iidonnait (jii’anx termes du décret du 7 avril
précité les Comités d’admission et d’installation seraient unicpie-
ment composés de mend)rcs du Comité Français des Expositions à
rEtranger ayant pris rengagement d’exposer et présentés à l’agré¬
ment du Commissaire général.
Le 27 juin 190/1, les inendjres de la classe 12 (|ui avaient
répondu à 1 appel du Comité se réunissaient en séance à la Ironise
de Commerce, sous la présidence de ^E A. Pinard, président de
la Section française, pour élire leur bureau et procéder a la consti¬
tution du Comité d’admission.
[jC bureau élu au premier tour de scrutin fut ainsi composé :
PrésiilenI : iM . Paul Poüugeois.
] Ice-I^j'éüideiils : MM. Léon (iauîmont et A. Niaïuniii.x.
Secrétaire : M. .Iules Demarjx.
Trésoi 'ier : M. Pii <;hhe Mekcieh.
Le Comité d’admission comprenait ; MM. C. Balvgny, E. Hüesi>-
FLUG, A. BeKT, P. PoVEH, C. HkAUiX, M. BuCQUET, P. CllÈXE,
R. DeMACIIY, il DeMAIIIA, L. CiEISLEH, Cil. GeHSCHEL, e. Ghiesuabek,
IL GuÉum, R. Guilleminot, .Ioügf.a, A. Lumière, L. Lumière,
Cil Mexdel, F. M laiciER, P. Nadar, Otto, C. Puvo, 11. Revaio.nd,
L. Tuiullox, e. Thouroude, E. Wallox.
A cette séance, M. le Président de la Section française ayant
sollicité le concours de la classe 12 pour la constitution du capital
de garantie de la Section française, A-ingt-deux parts de mille francs
furent souscrites par les membres présents.
Comité d’admission
La première réunion du Comité d’admission eut lieu le
5 juillet, sous la présldcnec de M. Paul Bourgeois. Iæ premier
soin du Comité devant être de procéder au recrutement des expo¬
sants, il fut décidé ipi iine circulaire serait adressée à tous les indus¬
triels et pbotograpbes susceptibles de participer à l’Exposition de
SIÎCTION FUANÇAISE.
ISAl’PUirr DE I,A CLASSE 12
0
Liège. Au lendemain de l’Expusilion de Sainl-ljouis, la lâche du
(lomilé clail parliculièremejit diiricile, el tous ses membres furejit
invilés par le Président à appuyei’ par des démarches personnelles
la propagande l’aile en faveur de l'Exposilion de liiège. I^es ell'orls
de M. le Pi-ésidenl Hourgeois, pour réaliser une hrillanle parlici-
LIÈGE. - QUAI DE LA BATTE
pation de la photographie française, fiirenl admirahlemenl secondés
par la fdiamhre syndicale de la Photographie el de ses Applications
et la Cdiandu’e syndicale des Fabricants et Négociants de la JMioto-
graphie. (les deux Fhamiires syndicales envoyaient, en ell’et, un
appel pressant à tous leurs membres et créèrenl en fa\eur de l'Exjio-
sition un mouvement (|ui facilita singulièrement la lâche du Comité
d’admission.
La Chambre syndicale de la Photographie el le Pholo-Cluh de
Paris formèi’ent des demandes d'admission pour des collectivités
constituées par leurs soins et assurèrent ainsi une nombreuse parti¬
cipation à la classe,
lO
KXPUSlTiON I-’SÏIÎUN’ATIOSALE DE LIEGE
Comité d’installation
Une décision de M. le (iornniissaire général, en date du
i*-'* oclobi-e 190/1, constilLiail les Comités d'instaüation. Ces Comités
étaient composés îles mêmes éléments que les Comités d’admis¬
sion.
Le (/omité de la classe la, investi dès Jors de tous les pouvoirs,
put se mettre ;i son œuvre d’organisation définitive, il se consacra
aussitôt à assurer ragenceinent matériel de la classe. Le choix d’un
architecte s’arrêta à l’unanimité sur M. de Montamal, architecte
de la îSeclion rrançaise, (jui avait déjà donné tant de preuves de
dévouement et de capacité à Paris en 1900, à Clasgow, à Hanoï,
à Saint-ljouis.
Les demandes d’admission comportaient un emplacement de
/loo mètres carrés pour satisfaire aux exigences des diverses instal¬
lations projetées ainsi qu’aux règlements de la Section française
qui laissaient à la charge de chaque classe les grands chemins
olihgatolres et ceux destinés à leur service particulier.
Une demande de concession de terrain fut faite à M. le Prési¬
dent de la Section française, et la classe 12 obtint un emplacement
de 3oo mètres seulement par suite de la réduction considérable
que le ( lomilé dut Imposer à toutes les classes.
Si la classe 12 eut a suliir une réduction de surface importante,
en revanclie, remplacement qui lui était attribué, grâce au zèle de
son Président, était admirablement situé. Ayant accès sur la grande
galerie centrale du Hall des Industries, à l’entrée même de la
galerie réservée au groupe 111 de la Section française, la classe. 12
occupait pour ainsi dire un poste d’homieur. Le Comité d’instal¬
lation eut a cœur de lui donner tout l’éclat rpie comportait un sem¬
bla I ) I e e m P la ce m en l .
Pour I etald issemen 1 de son budget et la lixation des redevances
à demander aux exposants, le Comité eut à étudier toutes les charges
lui incomliant et à prévoir des dépenses évenlueîles au cours de
1 Exposition. Les charges incombant à l’organisation d’iine classe
SIXTK )N’ Fl\ A>ÇA ISE .
liAlM’Uirr DE I>,V CEASSE 12
1 1
i" 1/iiisUillalloii cl
rDiiicnienlatioii yéiic—
raie, le garcliciiiiage, les
frais généraux lie la
EA MEUSE. - LE QUAI DES l’ÈClIEUUS. claSSC, la | la l' 1 1 C I ]ia 1 1 OH
à la ilécoratiim générale
avec la redevance due au flomllé de la Section française de d5 francs
par mètre brut de terrain concédé;
2^’ La vitrine, surface murale décorée ou Salon à fournir à
l'exposant ;
sont d’ordres dillercnts
et peuvent se résumer
ainsi :
L'installation intérieure de la vitrine et la représentation
personnelle de l’exposant, comprenant le transport des marchan¬
dises, leur Installation et entretien pendant rexpositlon, le ma¬
gasinage des caisses vides, le réemballage, les formalités de
douanes, etc... :
La représentation commerciale, comprenant les renseigne¬
ments a fournir aux visiteurs sur les produits exposés, la dislribu—
lion des prospectus et catalogues, la prise de commandes, etc...
Plusieurs séances furent consacrées a I étude de toutes ces ipies-
llons sur lesquelles le Comité ne se prononça ipi’après un long
EXPOSITION INTEUNATIOiVALE DE lAEGE
J 2
examen. M. Bourgeois se mit en rapport avec divers entrepreneurs,
et après avoir étudié avec M. de Montarnal les projets et les devis
(|ui lui avaient été adressés et les avoir longuement discutés,
soumettait le résultat de ces études au Comité d’installation. Le
projet aiupiel s’arrêta définitivement le Comité fut celui de
M. Cheminais. f|ui présentait de sérieux avantages de prix et un
ensendde décoratif de nature à donner à la classe tout l’éclat dési¬
rable.
La question de la représentation des exposants fut l’objet d'une
étude très minutieuse et le Comité décida, sur la proposition de
son Pi ésident, (pie la représentation commerciale des exposants
serait assurée par un employé spécial constamment à la disposition
(lu public, dans la classe, pour lui fournir tous renseignements
utiles sur les objets exposés. Le Comité estima avantageux de
confier à M. Cbemi nais la représentation complète des exposants,
comprenant la repiésentation personnelle telle (pie nous l’avons
définie plus liant ainsi ipie la représentation commerciale, à charge
par lui d’assurer cette dernière dans les conditions arrêtées par le
(lomité et par un représentant agréé par lui.
Redevances.
.Après avoir examiné toutes les dépenses à prévoir, le Comité
décida, pour la commodité des exposants, de fixer un prix global
comportant tous les frais incombant aux exposants de manière à
les exonérer de toutes charges ultérieures, laissant toutefois en
dehors et a la charge de chacun l’assurance des marchandises
contre le vol et l’incendie au cours de l’exposition.
Les prix des redevances, arrêtés dans ces conditions, furent les
suivants :
Vitrines adossées, le mètre courant de façade, j®‘ mètre. Fr. 55o
— — — 3° mètre . . 5oo
Betour en façade, en plus pour un mètre . . 870
Surfaces murales. — Le mètre linéaire de cimaise sur s"", 80 de
SECTION FUANÇAISE. - «APPORT DE LA CLASSE 12
l3
partie utile, la frise décorative et l’inscription du nom de l’exposant
non comprises :
I^e i®‘ mètre . Fr. 275
2® mètre . 2 5o
3® mètre . 280
4® mètre et suivants .... 220
Salons. — Ne comportant aucun mobilier à l’intérieur dont
l’installation reste entièrement à la charge de l’exposant, mais livrés
munis d’une moquette, tenture murale et vélum :
Le mètre carié. . . .Fr. 45o
Par une circulaire en date du 7 janvier iqob, M. le Ibésident
portait à la connaissance de tous les intéressés, les condilions de
participation arrêtées par le Comité d’installation, et leur deman¬
dait de lui faire parvenir, avant le i4 janvier, la confirmation de
leur demande provisoire avec acceptation de ces conditions. Les
réponses à cette circulaire ne se firent pas attendre et le Comité
arrêta aussitêit le plan général de la classe et la répartition défini¬
tive des emplacements.
Budget.
Nous ne pouvons donner ici la situation exacte des recettes et
des dépenses de la classe, les comptes n’étant pas définitivement
apurés au moment de l’impression de ce rapport; cependant Noici
sur quelles bases fut établi le budget :
Hecettes . Fr . 4 5 . 000
Dépenses prévues :
Uedevance au Comité français . . Fr. 10.754
Décoration générale . 2 . 3oo
Installation et représentation . 28.000
Cardiennage . 2.000
Frais divers . 2.000
EXPOSlTIO?< OTEUNATIOXALE DE LIEGE
l4
Ces prévisions ne furent pas atteintes et il y a tout lien de
croire que le Comité sera en mesure de faii’e une ristourne d’envi¬
ron iT) o/o aux exposants.
l/cxiguïté du terrain concédé à la classe 12 n’a malheureuse¬
ment pas permis la réalisation de certaines attractions projetées
par le (lomité; il lut possible néanmoins d organiser un salon
lumineux S|)écialement aménagé ])Our la présentation d'épreuves
positives et négatives sur verre. Ce salon, qui l’éunissait les très
remanpiahles envois île MM. Ijumière, Criesliaher, Jongla, Cuil-
leminot, Mercier, mollirait les s|)écimens (le la grande variété de
préparations sensibles aetiiellemeiit l'alirupiées en France, et obtint
un très yraiid succès.
O
Exposants.
La classe 12 comportait cent six exposants, dont deux collecti¬
vités pbirinomiiiales ; celle du Pboto-CJul) de Paris ((piarante-nn
exposants) et celle de la (diamlirc Syndicale de la Pliotograpbie et
de ses Applications (viiigt-neiir exposants).
Palagvv (Ceorges), ir, rue Salneuvc, l'aris.
I)\i!in:i (A.), pbotogravenr, lo/l, boulevard Montparnasse, Paris.
PiELLii.M (Henri), a|qjaieils de précision, 17, place Carnot, Nancy.
I )ovEH ( Paul ), pbotograpbc, 25, boulevard des ( iapucines, Paris.
Piiivi x, Ci.ÉMEvr El C"‘. pliotograpbie au cbarbon et photogravure,
18, rue Louis-lc-( irand. Pans.
(ioLLEO'l’IVri'É DE LA CuAVUmi' SvMUCVLE DE LA PlIOTOO H \ l*H I E ET DE
SES Ai'clioa'i loxs, 48, rue de liicbebcu. Pans.
Al TLA, boulevard de Strasbourg, Le Havre.
1)1, \ VIST, (io, avenue de Clieby, Paris.
Hoveis. 55, boulevard des Capucines, Pans.
Dvvii), ()0, rue de Courcellcs, Lcvallois.
Desi {OIS. 55. cité des Fleurs, Paris.
Dibiseuil, boulevard Samt-Marlm, 7. ( triéans.
Falciv V, Dunkenpie.
Fauriî, 7, rue Jean-l\oisin , 1511e.
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
Fehmoue, 3i, rue de Fleurus, Paris.
Fréon, io6, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine.
(lARMER, 147, avenue de Villiers, Paris.
(Iendrald, 5, rue d’Assas, Clermont-Ferrand.
Cerscuel, 23, lioLilevard des Capucines, Pai'is.
Cirai DON, i5, rue Bonaparle, Pans.
Fazon, Cambrai.
IjE Dki.et, “3, rue Claude-Rernard , Pans.
Léon et Lamoiiie, 3(), avenue de \4ayram, Pai'is.
Martin (Louis), Nantes.
Mercier, rue Saint-Pierre, Versailles.
Moreau frères, i5(), lioulevard Sairit-l îermam. Pans.
Nauar, 5i, rue d Anjou, Pans.
Pierre Petit, 122, rue Lafayette, Pans.
Pe'iiton, (), rue ( iulllaume-le-Con(|uérant, Rouen.
Poyet, rue Gambetta, Epeniay.
Société Indl si rieele de Photographie, Riieil.
\ ai.i.ois, ()(), rue de Rennes, Pans.
VizzwoNA, ()5, rue du Rac, Pans,
\\ \ÈRE (lie), avenue d Avon, Fontameldeau .
W I N G A A R D , 13 O U 1 0 gii e-s U l’-M e 1' .
Chambre Syndicale des Farricants et' Négociants de la Photo¬
graphie. .34, rue Étienne- Marcel, Paris.
Demaria frères, constructeur d’aiipareils pholograpbiques, 2, rue
A I ex a n d i-e- P a r o d i , Paris.
Desbois (Léon), 33, cité des Fleurs, Pans. — Agrandissements et
retouches.
Du RouLoz (J,), 9, boulevard Poissonnière. — Autocopiste pboto-
graphique et céramique,
Galîmont et C"^ (L.), 67, rue Saint-Rocb, Paris. — Appareils pho¬
tographiques et cinématographiques.
Geisler (Louis), aux Chatelles, par Raon-Llttape (Vosges). —
Photogravures en noir et en couleurs, papiers et impressions.
Geilschel (Charles), 24, boulevard des Capucines, Paris. — Pho¬
tographies.
Grieshaber et C"^, 10, rue du Trésor. Paris. — Plaques et papiers
photographiques.
Ijam)<)uz'^ (Ellejviie), à Dciiain. — Pliolographics.
Mamiîl (lleiii'l), rue tlü Faiiboiirg-Moiilniarlre. — Portraits.
iM \(:kK,NSTKi\ ( hitablisseniciils), ]5, me des Carmes. — yVppareils
(le pbulograpbie.
Miùmjrl (Charles), :it8, me d’Assas, Paris. — Publications et
( > U V ra ges [> b (jtog rap 1 1 1 ( | ii es .
Ut'i'o, place de la Madeleine, Paris. — Portraits.
.Miîuciiîu (Pierre), ()5, me Leinercier, ICiris. — Produits pour la
photographie ; pla(|ues.
Péuiciiotk et PnoToiiAAiA (Société anonyme), o5, me .louberl,
Paris. — y\ppareils panoramujues réversibles.
Piioio-Cele, 1)1’. pAiiis ((Collectivité du), /|/|, rue des Matburins,
Paris. — lypreiives pliotograpliupies ; publications diverses.
l6 EXPOSITION INTEKNATIONALE DE LIEGE
Glilleaiinot, Poespflug et C'®, 6, rue Choron, Paris. — Plaques,
papiers et produits photographiques.
•:lise (J.), iid, rue Notre-Danie-des-Cbamps. — Héliogravures,
IvoiisTEN (h.), lo, rue Le Ihun, Paris. — Appareils de photo¬
graphie.
ENTltKE DE i/eXPOSTI'ION AUX YENNES.
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
Beugon (P.), 4o, boulevard ITaussniaiin, Paris.
Behte.vux (G.), 75, avenue du Houle, Neullly.
Besson (G.), lo. rue des Isleiles, Ibiris.
Binder— Mestro (iM™'), 7, rue d’Arlois, Pans.
Bonzoai (E), 4b. boulevard Baspail. Paris.
Bourgeois (P.), 8o, lioidevard Malesberbes, l'aris.
Brémari) (M.), 4I) boulevard llaussniaiin, Pans.
Blcquet (M’'®), 12, rue Paul— Baudry, Paris.
Bucquet (M .), 12, rue Paul-Baudry, Ibuis.
Gorbin (P.), io4, avenue des Gliainps— Elysées, Paris.
Goste (E.), à Lacanclie.
Guniia (iV. ])a), 2. rue Meissonier, Pai'is.
Dardonville (L.), i5, chaussée de la Muelle, l’aris.
Demacua (B.), id, rue Erançois— I''' , Paris.
Dlgolrai! (E.), io4, Ijoulevard |[aussinann. Paris.
h’ERRVM) (G.), à Noyenl-sui'-Marne.
(îiLiBERT \.), 55, rue de Prony, Paris.
Griaiprel (G.), 71, lauboury Sainl-llonoré. Paris.
Guérin (11.), 21, rue du Général-Eoy, Paris.
IGciiETTi: (A), 4- l'iie Bayard, l’aris.
iluGUET i4b, avenue des Gbainps-I'dysées, Paris.
Launay (Baron de). 10, rue Dupliol, Paris.
Le Bègue (B.), 5f. rue IjG IGlelier, Paris.
IjEgreux (IL), II), rue Vinliniille, Paris.
IjEmoine (A.), 22, rue de Douai, Paris.
M ABiRE (E.), G, rue de Madrid, Paris.
Mathieu (E.), .‘G, rue Eorluny, Paris.
Naudot (P.), 35, rue Wasbinglon, Paris.
Ibrrrr (G.), do, avenue de Messine, Paris.
PuYO (G.), dd, rue de Turin, Paris.
Begad (A.) [\'i, rue du Pré, à Sainl-Glaude.
Boy (G.), i45, boulevard ilaussniaiin, Paris.
Saint-Giiaaiant (de), lod, rue de l Universilé, Paris.
Schneider (J.), 4, place des Saussaies, Paris.
SiNGLY (Vicomte P. de), dp, boulevard de Malesberbes. Paris.
Stoiber (A.), di, boulevard l[aussnianu . Paris.
Toutain (A.), dp. rue Gopernic. Paris.
i8
EXPOSITION INTEUNATIOXAEE DE LIEGE
Thurnexssen (E.), io, rue de Tilsitt, Paris.
TYs/kiEAAicz (Coiiilc P.), 4, rue Lamennais, Paris.
Vagossin (II-)- 50, rue de Monceau, Paris.
W ALLoix (E.), 05, rue de Prony, Paris.
lOiiELU ET Dubois et :?.0, l'ue de la llépulillque, Puteaux. —
Epreuves de liraye en trois couleurs.
l^EEB (Henri), rue .loullroy, Paris. — Produits jiliotogra—
pliiipies.
Ueaue Ijuaiimîuse (l^a), (). rue Foyalier, Pans. — Appareils plioto-
grapliiipies.
liicvAioND (Henri), 7O, rue de Uennes. — Photogravures en noir et
en couleurs.
UiciiAnn (.Iules). ;i,5, rue Mclingue. — Vérascopes et taxi|)liotes.
Société anomme ,1. .Ioigi.a, /|5, rue de RiaoIi. — Plaques,
papiers, ap|)areils pliolograpliiqiies.
Société anonyme dils Plaijues ivr PAïuiais Euaiièue, a Lyon. —
Plaipies, papiers et produits pliotographiques.
Société Iniu sttu 1:1,1. r: de l'iiorociiAi'uiE, Uueil. — l’hotograplue
rotative, plaipies et pajuers.
Si’ECirr El' Hi'.i.i.on, /|.5, rue de Eévis. Pans. — Agrandissements,
a Si'LDiA Eux w. |)liotograpliie de la Jieoue (/lédirale. ;^8, avenue
îles (lhamps-l'dysces, Pans. — Pliotograpliies.
"J iioL Koum: (E.), rue Ee Peletier, Pans. — Epreuves microgra—
phiques.
Tlkii.lon (Eouis), rue de (Iravel, Tjevallois. — Optiijiie et
appareils pliotograp Impies.
Vali.ois (E.). ()•), rue de Uennes, Paris. — Portraits.
Description de la Classe. = Visites officielles.
Ea Section Erançaise, à l’Exposition de Eiège, présentait un
cnsemlile très remarquahle par le bon goiit qui avait préside à
l'organisation matérielle de toutes les classes, et d’unanimes éloges
ont consacré son éclatant succès. Tous les comités de classes avaient,
en ellet, rivalisé de zèle et d’ingéniosité pour présenter leurs jiro-
SECTION FUANÇAISE. - nAIM’OUT DE LA CL \SSE 12 K)
duits dans nn cadre approprié et des plus allrayanls ; dans ce
concours d’cllorts, les organisaleurs de la classe 12 ont parliculiè—
renient réussi à donner à leur classe un aspect digne de la situation
très en vue ipii avait été attribuée à la Photographie.
La classe 12 occupait un emplacement de 21 mètres de lon-
Classtf
17 =
Vitrines
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Kotslfii
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Photo - Club de Paris
Vitrines
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gueur sur 10 mètres de largeur, en façade de la Section Lrancaise,
sur la gi'andc galei'ie centrale du Mail des Industries. De larges
dégagements en assuraient un accès facile aux \lslteurs. La classe
était divisée dans toute sa longueur ])ar uni' allée centrale se pro¬
longeant jnsipi a 1 extrémité de la galerie réservée au groupe III des
y\rls Libéraux, et desservie par des chemins latéraux permettant
l’examen des expositions murales.
lue ]dan ei-dessus Indupicra la disposition générale adojitée par
le comité et les emplacements occiijiés par les exposants.
Sur I allée centrale se trmn aient les salons occu[)és par MM. De-
Galerie Centrale da fiali des Industries
20
EXPOSITION INTEliXATIOXALE DE LIEGE
maria frères, Gaimioiil cl G'°, Jules Richard, Grieshaber el C'“, la
Société Jongla et les épreuves Iraiisparenles sur verre. Ces salons
étaient constitués par une large frise en acajou sculpté supportée
par des co¬
lonnes d’an-
g I e d ’ U 11 e
élévation
de \ mètres,
surmontées
d e c 1 1 a P i -
t eaux en
a c a j o U e t
élevées sur
un socle
garni de
m O q net te.
Les vitrines
en a c a j o u
étaient or¬
nées de sculplurcs exlrèmcmeut sobres et surmontées d’une frise
contenant I inscripliou du nom de I exposant. I^a garniture inté¬
rieure, d’une tonalité \erl-mousse, faisait admirablement ressortir
les appareils en acajmi el cuivre et les instruments exposés, tous
disposés avec goût.
Res surfaces murales, situées à Rentrée et sur les cloisons laté¬
rales de la classe, coni|)orlaient un soubassement de o"\8o avec
cimaise, une paroi verticale de 2"\(So de baulcur tendue de toile
de pite vei'l-mousse dcstiiiée ;i receioir les cadres exposes et une
frise conqioi'laul le nom de I exposant.
Tout autmii' de la (dassc courait une frise décorative exécutée
par M. Dutboit, il un dessin et d’uii coloris très beureux ; des
motifs enqiruntés au tournesol alternaient avec des cartouebes con¬
tenant Rinscription des grands noms de la pliotograpbie Irançaise :
Mepcc, Daguerre, ’Ralbot, Rayard, Lippniann, Marey, etc.
La classe était entièrement tendue d’un vélum léger et trans¬
parent qui tamisait le jour tomliant des verrières, et le sol était
garni d un linoléum uni.
SECTION l'HANÇAlSE. - UAl’l’OUT DE I.A CLASSE l‘l
Jja classe 12 commuiiicjiiait a son exlréiiiilé avec la classe 17
(Musique) par un large portique.
Les travaux de la classe furent conduits avec une telle activité
et les prescriptions du comité d'installation si bien suivies par tous
les exposants, (pie la classe 12 se trouva seule entièrement prête le
jour de rinauguration ollicielle de l’Exposition. La cérémonie d'ou-
verture eut lieu le 27 avril, présidée par LL. AA. Ul\. le Prince et
la Pi ■incesse Albert de P)elgl([ue, et la réception du Prince et de la
Pi •meesse de Lelgique eut lien jioiii' la Section Eranc-aisc dans la
classe de la Photographie ipii avait été ti'ansl’oi'uiéc pour la circons¬
tance en salon oilicicl de la Section f'rançaise.
La classe 12 reçut par la suite d autres visites olbcielles. IjC
2(j juin, M. Dubief, Ministre du (Commerce, accompagné de
_M. Cbapsal, Commissaire général, y fut reçu par M . Ilourgeois,
président de la classe, entouré de MM. (laumonl. vice-jirésident,
Demaria, secrétaire, et MM. Loyer, Griesliaber, Jongla, IVicbard,
Heymond, Charles Mendel. Mercier. Utlo, Turillon, membres du
Comité d'installation .
Plus tard, le 7 octolire, la classe eut riioimeiir de recevoir la
visite de S. M. le roi Léopold, accompagné de M. lêlienne, l\lmistre
de l'Intérieur, M. Cbapsal, commissaire général, et de M. Pinard,
président de la Section Française. Sa Majesté, guidée par M. Bour¬
geois, président de la classe, voulut liien s'arrêter devant ipielques
expositions, marquant ainsi un intérêt tout spécial aux O'uvres et
portraits exposés.
AFFICHE DU VIEUX LIÈGE.
PONT DE FR\GNÉE
DESCRIPTION DE L’EXPOSITION
\oiis allons aborder maiatenaiTl la (lesei'iplion des diverses
expositions françaises et étrangères; mais (pi’il nous soit permis,
avant de procéder a cet examen, de manifester les regrets que
nous avons éprouvés en visitant les sections étrangères. Si la
France a apporté a l’Exposition de Liège une participation digne
d’elle. nous n’avons mallieureusement pu constater le même élan
de la part des autres pays. L’Allemagne, 1’ \ngletei-re, les Etats-
Unis, où la production pliotogrtapinque a acquis une si intense
activité dans toutes ses applications, s'étaient pour ainsi dire
abstenus d’exposer, tandis que d’autres pays, a part la llelgiqiie et
la Suisse, avaient des expositions vraiment insuffisantes. Nous ne
pouvons que déplorer très sincèrement ces abstentions, car il eût
été intéressant de rencontrer une participation complète de toutes
24
EXPOSITION JXTEIINATIONALE DE LIEGE
les nations on la pliotooraplnc a fait, depuis quelrpies années,
1 objel d’éludes, d'applications cl tie pEogi'ès considérables.
FRANCE
Nous avons dit <pic la Section biançaise de Pholograpltic avait
oblenLi un grand et légitime succès ; nous ajouterons ici ipie ce
succès est dù à la participation de toutes nos premières maisons
de production industrielle et de nos ateliers les plus justement
réputés ipn rormaienl un ensemble absolument remanpiable. Nous
examinerons successivement les envois faits dans cliacuiic des
Inanclies de la pliotograpliic. Nous avons donné ;i dessein une
certaine éteiulue ;i la description des appareils exposés, entrant
meme souvent dans des détails de description ou de construction
connus de tous nos Iccleui’s. Ils nous en excuseront. Il nous a sem-
Idé, en ell'el, ipie la mission d’un rapporteur dans une Expositifui
lui imposait le devoir, non seulement de résumer l’état actuel d'une
industrie, mais aussi de réunir, pour l’avenir, tous les documents
siisceptililes de manpier ses étapes dans la marche vers le progrès.
C’est a ce litre ipie nous avons pensé qu’il serait intéressant, un
jour, de retrouver j’éunis certains, détails de construction des appa¬
reils en usage aujourd’hui.
Appareils photographiques.
Optique. = Appareils pour la projection.
L’appareil à main le plus recliercbé du jaublic photograpliiipie
en France et le plus couramment construit par nos fabricants
est, a riieure actuelle, dénommé du terme générique Jumelle
phoLofjrapldqiie. Cet ajiparcil ne rappelle guère la jumelle de
campagne que par son mode de visée à la hauteur des yeux ; mais
sa construction rigide et l'obusle permet de lui assurer une préci¬
sion absolue jointe à une commodité d’emploi qu’il semble bien
dillicile de réaliser ailleiu's. C’est ce modèle d’appareil que nous
SlîCTll )>' !• UA^Ç A ISIÎ.
HAI’l'OUT Dlî LA CLASSE 12
2b
li'oiiAons le plus IVécpiemnieiiL exposé ù Liège. Toulcrois, les
conslnicleiM's IViiiieais u’onl pas unicpiemeiil ii lenir coiiiplc du goùl
(le leurs conipalrioles ; ils doiveut rechercher ipiels sont les appa¬
reils les plus eu laveur à l'él ranger, de façon à se conforiuer, dans
la mesure du [lossihle, à celte vogue pour leurs produits destinés à
l’expoi'latiou. Aussi, nous trouvons égalcnienl à Liège des appareils
plus légers cl plus léduils ipie la jumelle ; nous pouvons même
dire ipic sous ce rap[)orl nos construclenrs ont su réaliser de véri¬
tables [U'odiges en ne sacrihant en lien la précision à la légèreté et
à l’élégance.
M. H. BELLIENI, de iNancy, expose ses appareils pliologra—
phiipies du type dénommé Jumelle, ajipareds de précision par
excellence et (pu ont acipiis à la manpie lîellicni une réputation
universelle. La Maison Lellieni, roiidéc ;i Met/ en 1812, n’élail au
début (|u’un magasin de détail ; plus lard, ses rapports suivis avec
l’Ecole d application ramenèrent à construire les nomlireux instru¬
ments dont elle a conservé la spécialité.
1ÎVI>()S1T!()> IM’EUNATIONALE DE LIEGE
aG
Après la guerre, elle se Iraiisporla à Nancy avec son matériel
el tous ses ouvriers ; c'est là (|u’elle continue, depuis celle époque,
la ral)ricatlon des instruments employés dans les services du génie,
de l'artillerie, des chemins de fer et des forêts.
Utilisant les capacilés professionnelles des ouvriers expérimen¬
tés, formés dans scs ateliers, pour la construction des instruments
de géodésie, la maison nellicni a, depuis 1889, créé de nouveaux
types d’appareils pliotograplii([ucs (pii ont, pour une large pail,
contrifmé à établir la réputation mondiale des appareils pliotogi’a-
plii([ues de construction fram;aisc.
Le mode de visée emjiloyé dans les jumelles Bellieni, imité de
ceux employés dans les instruments de lever, ont une précision
rigoureuse qui permet à ropératcur de recevoir sur la plaipie sen-
silile l'image exacte ipi’il a vue dans son viseur, quelle que soit la
position donnée à rolijectif.
Dans la vitrine de M. Bellieni ligiiralenl :
Sa jumelle simple Ç) 1 lî à magasin indépendant de douze
plaipies el double décentrement de l’objectif avec viseur et œilleton
assurant une mise en plaipie parfaite; le môme modèle, plus léger
et plus réduit, S|)éclal pour vues de projection du format 8X9.
Une jumelle universelle 9X1-^ et le môme modèle en 8X0’
cet instrument mérite à tous égards son nom à' universel : il con¬
vient, en ell'et, pour tous les genres de pbotograpbie, et à cet ellcl
il est muni d'un olituratcur de précision à l’olijectif pour les tra¬
vaux pbotogra])bi(pies courants ; d’un obturateur à rideau et à fente
variable fonctionnant devant la pbupie pour les grands Instantanés;
d’un téléob)eclif amovible pour la pliolograjilile des objets éloignés,
donnant un grossissement de ipiatre ou six fois et pouvant servir
également pour la téléstéréosciqiic. Celte dernière application exige
(pie les deux vues destinées à l’examen binoculaire soient prises de
deux stations assez éloignées si l’on veut obtenir un relief bien
accentué ; il importe donc, pour faciliter la superposition des
images, que l’appareil occupe une position identique dans les deux
stations : le niveau d’eau ordinaire, indicateur d’aplonda, devient
ici insulïisant, puiscpie l’on a souvent à prendre des vues plon¬
geantes ou en fiauteur ipii nécessitent une inclinaison assez forte
de l’appareil . Pour olnier à cette dilTicullé, M. Bellieni a imaginé
SECTION EKANÇAISE. - llAPrOHT DE I.A CI.ASSE 1 ü
37
iiii (lisposilir très simple et très pratique, composé d’im niveau fixé
sur une petite platine actionnée jiar une vis (le rappel : l’appareil
étant mis au point à la première station, on actionne la vis de
rappel de façon à amener la huile du niveau au centre de la
cuvette : la platine oeeupe alors la position lioi'izontale. Pour la
seconde station, on transporte l’appareil au point voulu sans tou¬
cher au niveau ni à sa vis de rappel, et on incline l’appareil en
tournant les ohjectifs vers le hut à photographier juscprii ce ipie
la Inille d’air du niveau vienne de nouveau occuper la partie cen¬
trale de la cuvette : on est ainsi assuré ipie rinclmaison de I apjia-
reil sur l’horizon est alisolument la même pour les deux stations.
Lin dispositif aussi simple permet de mettre le sujet principal exac¬
tement au centre de la plaipie pour les deux poses également. Le
dispositif n'est autre (|ue le viseur de l’appareil coill’é d’uii cache
spécial ipii en réduit le champ et son œilleton, dont rouverture est
ramenée à des proportions minuscules, assurant ainsi une visée
ngoureiisemenl |)réclse. Ce même mode de visée peiTiiet de déter¬
miner de la première station téléphotographlipie la position de la
seconde, pour ipie les deux vues soient prises exactement à la
même hauteur. La jumelle universelle constitue de ce fait un Ins¬
trument de la plus haute précision, susce|)tilde d'être employé,
non seulement pour la pliolographie ordinaire, mais pour tous les
travaux de photogrammétrie.
M. Helliem expose en outre une jumelle <)X i:î ii deux foyers,
permettant l’emploi d'un objectif ordinaire de foyer normal ou
d’un (dijectif grand angulaire pour la plioLographie d’intérieurs et
dans tous les eas où le recul est insuffîsant.
Une jumelle stéréoscopique donnant deux Images H Xi i) t“t un
autre modèle donnant deux images h X ^ mêmes per-
feetlonnements ipie nous avons signalés pour la jumelle univer¬
selle ()Xi3 ont été appli(|ués à ces deux modèles stéréoscopiipies.
Dans la vitrine de M. lîellieni ligure également son nouvel
ajipareil de poche 8X^o à ohturateur de pla(|ue : cet appareil est
une véritalile merveille de légèreté et de précision ; Il a été étahli
spécialement pour les amateurs de grands instantanés : chevaux
sautant, courses, ete. On remanpie, dans cette nouvelle création
de la maison Bellieni, le même soin et la même perfection apportés
28
EXPOSITION INTERNATIONALE JJE LIÈGE
jns(|ne dans les plus menus détails qui caraclériseni tous les appa¬
reils sortant de ces ateliers renommés.
M. Bellieni nous montrait encore sa jumelle appliquée à la
pliolomicrograpliie ainsi qu’une série d’accessoires et appareils auxi¬
liaires, tels que châssis pour le tirage et la transposition des
épreuves, chandDres de reproduction et d’agrandissement d’un travail
très soigné.
LA CHAMBRE SYNDICALE DES FABRICANTS ET NÉGOCIANTS
DE LA PHOTOGRAPHIE présentait en tableaux et sous une forme
très concrète les dillérents rouages de son organisation et de son
lonctionnement : elle a été fondée en i88q dans le but de réunir
en un groupe indépendant tous les industriels et négociants exer¬
çant les professions se rattachant à cette partie.
Elle étudie et propage toutes les questions techniques, par l’in¬
termédiaire de son organe mensuel, publié régulièrement sous le
nom de Bullelln.
Non contente de défendre les intérêts de ses adhérents et de
pourvoir aux mesures utiles et nécessaires pour développer et main¬
tenir dans la bonne voie le commerce photographique, elle vulga¬
rise et propage le goût de la pliotographie par des cours gratuits
professés dans tous les arrondissements de Paris avec le concours
des Associations Philotechnique et Polytechnique.
La Chambre Syndicale, soucieuse enfin des intérêts de tous,
protège et récompense les employés et ouvriers, concourt gratuite¬
ment à leur placement et facilite l’entente entre patrons et ouvriers
ou employés.
Enfin, la Chambre Syndicale, reconnaissant la haute portée de
certaines œuvres d’intérêt général, fait partie des Chambres de
Commerce de Milan, Anvers et Genève ; elle subventionne annuel¬
lement et selon ses ressources l’OIfice National du Commerce
Extérieur, ceuvre créée par le Ministère du Commerce (loi du
4 mars 1898).
Itlle fait, en outre, partie de l’Union Nationale des Sociétés
Photographi(|ues de France et du Musée des Photographies Docu¬
mentaires, directeur M. Léon Vidal, auquel elle a oJfert un exem¬
plaire de toutes les épreuves admises au concours de photographie
SECTION FUANÇAISE. - RAPPORT DE EA CLASSE 12 2C)
instantanée, organisé en 1898 sous la présidence de M. le Ministre
de I InsliTiclion pnbli(|iie, avec le concours du (conseil Général de
la Seine et du Conseil Municipal de Pans.
MM. DEMARIA FRÈRES, à Paris, dont la maison compte au
nomlire des plus importantes du monde entier, avaient réuni dans
leur vitrine les principaux modèles d appareils de leur laljricalion .
Ces appareils se distinguent par leur lini et leur cachet tout spécial
ipii alteslcnt du soin apporté à leur conslriiclion : chambres
d’atclicr, chamlircs tourisles, chambres pliantes de lormal cl île
volume réduits, jumelles simples et sléréoscopiipics en bois gainé
et en métal, appareils pour la prujection et I agrandissement, ciné-
malograplies, ol))ectils rectilignes, a portrait et anastigmats; le tout
d’un travail irréprocbalde tant au point de i ue optupie 911 au [loint
de vue mécaniipie, atteste ipie la ré|)ulation universelle de la
maison Demaria est pleinement méritée. Passant successivement
en re\uc les a|)j)areils exposés, nous notons :
Une série d ap|)areils Caleh, les plus minces et les plus réduits
ipii CMstcnl, en lormat 9X > et 1 .» 18: malgré leur
légèreté et leur volume réduit au minimum ces appareils ollrent
une très grande stabilité. L ii modèle spécial de (ji/ch, du lormal
()><C été muni d un olituratcur de plaque jiour les instantanés
très rapides; un obturateur central à robjcctir utilisalile pour les
travaux courants complète l'appareil.
Une série d’appareils établis d'après le meme principe et por¬
tant la meme désignation, établis pour les formats i,^Xi8,
et 3oX4o; ces appareils, construits en bois et
métal léger, réalisent un véritable prodige de mécaniipie : ils
ollrent une rigitlrlé ipie poinaient seules donner pisipi ici les cbam-
bres massives du modèle touriste ou d’atelier.
Une série de (Julel), du lormat 9X1'^) c*i liois de leck insen¬
sible aux changements de climat et de lempéralure, avec soulllet
imperméable en toile grise doublée n’absorbant pas la cbaleur : cet
appareil est spécialement étudié et construit pour les colonies
ebaudes et luimides : l’optupie en est très soignée et satislait à
toutes les exigences.
Désireux de se conformer au goût du public qui commence a
oo
EXl'OSIÏTON IXTEUNATIONALE DE LIEGE
apprécier les avanlagcs des pellicules phoLographiqucs en cartouches
se chargeant en pleine lumière, MM. Demaria ont entrepris la
lahrication d’aiipareils ulllisanl ce genre de support sensible; c’est
celle série d'appareils (|u’ils nous présentent sous la même dési¬
gnation de Caleh et en formais 8Xio 1/2 et 10X12 1/2: ces
appareils permettent l’emploi facidlalif de pellicules en bobines ou
de pbupies ordinaires ; leur conslrnclion csl des plus soignées et il
convient de léhciter MM. Demaria d’avoir les premiers, en France,
pris l'inilialive de construire ce modèle de cliambre noire qui
semble appelé à jouir d'une grande vogue et pour lequel nous
élions tribu la 1res de l’élranger.
Dans la même série des (Ja/eh, nous voyons encore un appareil
panoramKjiic, employani les pellicules en boliine et donnant des
épreuves b X odirassent un angle de 120 degrés environ.
La pellicule sensible est tendue sur un cintre métalllipie à l’inté¬
rieur de l’appareil. L’objectif, acbromallipie ou anastigmal est
monté à pivol avec, à l anière, un obturateur pyramidal dont la
SECTION FRANÇAISE. - UAPrORT DE LA CLASSE 12
3l
fenle, de largeur variable, passe iinniédiatenienl devant la pellicule
sensllile ; la vitesse de translation de robliiraleiir et de l’objectir
peuvent également être variées, ce (jui donne une très gi'ande lati¬
tude dans les combinaisons de vitesses.
Sous le nom de (Japsa, MM. Demaria exposent une série de
jumelles simples, stéréoscopicpies ou stéréoscopiques à décentre—
ment panorami(|ue, d’un Uni et d’une précision admirables.
Les Capsa stéréoscopiipies à transformation panoramique auto¬
matique sont de nouveaux appareils (jui permettent de passer
immédiatement de la position stéréoscopique à la position pano—
ramiipie, jnir le smqile mouvement de déeentremeiit de l avant ipii
amène un des deux objectifs au centre et qui élimine aiitomatiipie-
ment la sé|)aration stéréoscopique.
Le mouvement inverse ipii remet les deux objectifs :i leur
|)ositiou de stéréoscopie, ramène en même temps la séparation à sa
place. Les mouvements se font sans détacher le magasin, même
avec la plaipic sensible découverte, sans perte de temps et sans
risipie de voile. La cloison ii’est jamiiis détachée de l appareil.
fies jumelles sont construites en liois et gainées maroipim,
pour les formats q i8 et 8Xi(); elles sont entièrement mélal-
liipics, acier et cuivre noirci, pour les formats (iXid et /IbXï**?-
ces deux derniers modèles constituent donc des appareils tout dési¬
gnés pour les climats chauds et humides où les appareils en bois
risipient de se détériorer.
Sous le même nom de Capsa, MM. Demaria exposaient encore
dillérents modèles de jumelles simples du format (i i
Il magasin mobile, mise au point variable et double décen-
Iremenl vertical et horizontal de l’objectif; ainsi qu’une petite
jumelle entièrement métallique, pour plaques 4 i/2Xd n'cc ma¬
gasin de 12 plaijues, et enfin une jumelle stéréosco|)i(pie avec
magasin mobile, du format G X 9X1S.
DilVérents modèles de détectives et de jumelles d’un prix réduit
et employant les châssis simples en métal ; des détectives et
jumelles à escamotage pouvant contenir six ou douze pbupics et de
bonne fabrication, supprimant complètement les chances de ratés
(pii se produisent généralement avec ces instruments.
ÎVous notons encore un appareil pliant à olitiirateur de jdaipie.
32
EXPOSITIOX ISTEHNATIOXALE DE LIEGE
du formai 9X12 et destiné aux instaiilaués rapides : l’appareil est
gainé, la planclielle avant, en bois noir, est à double décentrement
et munie d un objectif à monture hélicoïdale pour la mise au point
des olijets rapprochés. L’obturateur de plaipie est à fente variable
depuis cin(| millimètres jusipi ;i la pleine ouverture ; la largeur de
la lente est lisible <le l’extérieur, ce 911 i évite tout tâtonnement ; la
vitesse de translation du rideau de l’obturateur peut, en outre, être
modiliée au moyen du ressort-moteur dont la tension peut varier.
Cet appareil est très liien compris, très bien construit et il a trouvé,
ilii reste, le meilleur accueil auprès du public ])botographi(pie.
Les 7mA/c7’.s, (]ui ligurent dans la vitrine de MM. Ltemaria, sont
des appareils universels pliants, d’un volume et d un poids très
réduits ; ils allient très beiireuscmcnt l’élégancc à la solidité et per¬
mettent d'opérer soit à la main, soit au pied ; comme support
sensilile. ils utilisent soit les jibupies en châssis doubles ordinaires,
soit les pellicules rigides ; ils peuvent également recevoir les châssis
à magasin pour |)la(|ucs ou les châssis à rouleaux ])our pellicules.
L’ébénisterie en est très soignée ainsi que l’ojitKpic et les dilférentes
parties mécaniipies : les Polders se présentent sous un asjiect très
séduisant <pii juslilie la l'aA^eur dont ils jouissent. Ces a|)pai'eds
sont établis dans les formats 9X12, 8Xidi, GXi'^
9X1^’ pour la stéréoscopie et le panorama.
Indépendamment de ces appareils touristes de série courante,
MM. Deu laria avaient tenu à présenter leurs chambres PoïKjrès
ipii réunissent tous les perfectioimcmcnts désirahles et réalisent
l’idéal du touriste amateur aussi bien ipic du pliotograpbe profes¬
sionnel : ces cliamhrcs sont robustes, légères, mûmes de tous les
mouvements de d(■ceutrcment et de bascule indispensables |iour la
pbolograpbie de siqets dilliciles à approcher, ou dans les cas où
l'on est obligé de pbologiMpbicr de très près un monument élevé,
ce ipii nécessite l'inclinaison de l’appareil et produit une déforma¬
tion très sensible. ()utre le modèle ordinaire en noyer ou acajou,
MM. Demaria exposent également un modèle colonial, de cons¬
truction spéciale, :i assemblages vissés et tout en bois de teck.
A leurs ateliers d’ébénisterie et de mécanique de précision,
MM. Demaria ont adjoint, il y a (picbpies années, des ateliers
d’o|)ti(pie dont les produits sont uni\ ersellement réputés. Sans
JARDINS DE
L’EXPOSITION.
■,.it !•
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l
SECTIO>’ FRANÇAISE.
RAPPORT DE LA CLASSE 13
35
parler des objectifs rectilignes et autres combinaisons courantes,
les anasligmats Demaria frères soutiennent avantageusement la
comparaison avec les mar(|ues étrangères et ils font le plus grand
bonneur à l'optique pbotograpbique française, dont nous devons
déplorer l'absence presijue totale à l’Kxposition de Liège.
MM. Demaria ont toutefois fait iigiirer dans leur vitrine leurs
célèbres anastigmats qu'ils construisent en dilVérentes séries :
La Série I ; objectifs universels à cin(| verres, ouverture F : 8,
angle de 75 à 80 degrés, spéciaux pour instantanés, groupes, por¬
traits, reproductions et agrandissements.
Série II : anastigmats doubles symétriques, ouvei’ture F : (i.8,
angle moyen de (io degrés, composés de six verres associés par
trois en deux éléments syméti'iques.
Série III : anastigmats Coiivertihies asymétriipies. composés de
deux éléments de foyevs dillérents et formés de trois verres collés,
(ibacun des éléments peut s employer seul, ce qui donne en un
seul ob|ectif trois combinaisons de longueur focale dilférente. soit :
1" l'objectif complet ; 3" la lentille avant, enqiloyée seule : d" la
lentille arrière, employée seule.
Dans tous ces instruments, la correction des dill'érentes alier-
rations idrromatiipie, sphérique et de l'astigmatisme est excellente,
le cbamp est absolument plan jusipi’aux bords de la pbupie pour
laipielle ont été construits ces objectifs.
MM. Demaria construisent également les cbamlnes d'atelier
spéciales pour pbotograpbes professionnels et amateurs ainsi ipie
pour la reproduction et la pbotogravure. Tous ces appareils sont
soigneusement étudiés de façon à en simplilier, dans la plus large
mesure du possible, les dillérents organes.
Nous notons enfin une fort belle série d’appareils pour la jiro-
jection et l’agrandissement, d'une construction robuste et élégante:
les uns destinés aux séances classupies de projections, les autres
plus spécialement adaptés aux besoins des amateurs ou des pboto¬
grapbes professionnels. Il convient de signaler en passant le dispo¬
sitif permettant de transformer un appareil pliotograpliique ordi¬
naire en un appareil d'agnindissement, par l'adjonction à la
cbambre touriste ou folding d'un corps de lanterne en tôle et d un
condensateur; dillérents instruments auxiliaires très utiles, tels ijue
36
EXPOSITION IMTEUNATIONALE DE LIEGE
chevalets de mise au point, lampes à incandescence par l’alcool
dénaturé, carburateurs et clialumeaux pour la lumière oxyéthérique
on oxhydrique, lampes à arc avec rhéostats pour la projection,
olijectifs et trousses pour la projection.
L’exposition de la Maison Demaria était une des plus complètes
et des mieux comprises : Mi\l. Demaria qui foui avec la Belgique
un chitlVe d’aUaires considérable et {|ul sont tenus, par leur suc¬
cursale de Bruxelles, en relations constantes avec la clientèle belge,
verront certainement augmenter encore leur clulïre d’aUaires avec
ce pays.
MM. L. GAUMONT et C'^ à Paris, en dehors de la faliricalion
d'appareils photograpliiipies de précision, se sont fait une spécialité
de la construction d’appareils cinématograpliiijues et d’édition de
111 ms pour cinématographes. Nous trouvons donc chez eux encore
une exposition fort remarqualde d’appareils réalisant une perfection
ahsoliie et frairpés de ce ca.cliet particulier (jui distingue la fabri-
cation française.
i\li\l. L. Gaumoiit et exposent en premier lieu leur dernière
création : le Jylock-Noles, nom liien mérité s’il en fut et qui désigne
un appareil photograjdiique minuscule, ne tenant pas plus de
|)lace dans la jioclie ipi’un carnet et donnant cependant des images
extrêmement (ines, du formai [[ pouvant être agrandies
en id //i(S et i8 ,,<^2/1 sans rien perdre de leur netteté.
Le Ij/oc/, -Noies se compose d’un corps avant mélallicpie, por¬
tant rolqectif, les diaphragmes, le viseur et roliturateur. Un corps
avant est réuni ;i la partie arrière de l’appareil, mélalüijue égale¬
ment, au moyen de ipiatrc tiges en acier d’une rigidité absolue et
articulées de façon à permettre de rapprocher les deux parties de
l’appareil. Le corps arrière |)eut recevoir, soit des cliassis sinqiles
métalliques, soit un châssis à magasin. Un simple mouvement
dé|)lie l’appareil ; un second mouxement ouvre le viseur, démasipie
l'objectif et arme rohiurateur ; l’appareil se trouve ainsi instanta¬
nément prêt ;i fonctionner; c’est donc, par excellence, le Block-
\otes pliotographiipie, toujours prêt à saisir un croipiis instantané,
l^e Siéréo-Jjloc/i-Noles est, comme son nom l’indique, un appareil
stéréoscopique établi sur le même plan et d’après le même prin-
SECTlUx^ l’UA>’ÇAlSi;. - KAI’l'OKT DE EA CLASSE 12
■^7
clpe : le Sléi‘éo-l}/ocl, -Noies donne des iniiiyes sléi'éosc(>|)i([ues du
IVn-niat '10X^107 inilliiuèlres. Désireux de d(.»iniei' sallsruelion à
une cerlaine caléyorie d'ainaleurs, parlisans des appareils jif^ides,
MM. L. (jaumonl el C'“ oui construil égalenieul un llloelv-Xoles el
un Stéréo-Bluck-Noles dans lescjuels le soulUet en peau est rem¬
place par un corps rigide en métal.
Les Spldos (|ui ligurenl également dans leur viirmc sont des
appareds pliotograpln([ues de haute précision, conslrmls soit en
l)ois com|»cnsé, soit en métal. Le ilécenlremenl de la partie opliipie
s’opère dans les deux sens ;i rroltemenl doux : la planclietle d'ol)—
jectif peut être innnolnlisée au moyen d une manette de serrage.
(Quelle (]ue soit la position de la |)lanchelto de décenlremcnl, le
xiseur donne toujours, d une laçon automalHpie et |)récise, rimage
exacte du SLijet, telle qu elle sera laqiroduite sur la jdaipie sensible.
L’olituralcur dit du ('ong?'ès est ;i très grand rendemcnl, ce qui
permet d utiliser complètement la luminosilé des objectifs. Les
Sjddos peuvent recevoir soit un cbàssis à magasin à escamotage,
contenant 12 phupics, soit un châssis a roideaux pour pellicmles
38
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
se chargeant en plein jour, soit encore les châssis doubles ordi¬
naires à rideau ou les châssis Film-Pack pour pelllcuies rigides
en enipacjuetage spécial.
Les Spidos se font avec corps rigide en bois compensé, pour
le format <) >\ i2, (i Xi et 8 X ih, ou entièrement en métal
pour le format 0 X id. Dans la série des Spidos, trois modèles
méritent une mention spéciale :
Le Spido universel p X d double décentrement et xdsée sim¬
plifiée est muni de deux obturateurs : un obturateur de plaque,
pour les grands instantanés et un obturateur du Congrès (Brex^et
Decaux) à grand rendement à l’objectif, pour la photographie
courante. C’est cette disposition que nous avons trouvée déjà dans
la jumelle univei'selJe Beltieni.
Le Spido pliant 9X1^ également, est un appareil réunissant
à une très gi-ande précision le minimum de poids et de volume ;
il se compose essentiellement de deux corps, dont celui d’avant
porte l’objectif et celui d’arrière l’obturateur focal, reliés par qua¬
tre articulations métalliques absolument rigides quand elles sont
tirées à fond.
Les Stéréo-Spidos panoranudnpies du format GXi3 et 8X^6
sont établis sur les mêmes principes que le Spido ordinaire 9X12,
mais le décentrement horizontal de l’objectif est ici remplacé par
un mouvement plus considéraJde (pu d’un même coup amène au
centre de la plaque un des objectifs stéréoscopiques et ellace la
cloison à rintérieur de l’appareil. IjC mouvement en sens inverse
ramène à leurs positions res[)ectives les objectifs et la cloison pour
la photographie stéréoscopique.
Les Stéréo-Spidos métalldpies (i X ne diffèrent guère du
modèle type que par leur essence même : toutes les parties en bois
du corps de la jiimelle et du magasin étant remplacées par le métal.
On y retrouve les mêmes dispositifs. Le fonctionnement des divers
mécanismes n'a pas changé.
Sous le nom de Stéréodrome, JMW. Claumont et G‘® exposent
un nouveau stéréoscope classeur pour la vision directe et la projec¬
tion ; cet appareil rpu se présente sous la forme élégante d’un
petit meuble de salon met ramateur à même de regarder successi¬
vement, et sans aucune faticue, toute une collection de xmes sté-
SEGT10>' l'H VNÇAISE. - KAPPORT IIE I. \ CLASSE 12
39
réoscopifjues simplement, an moYen de boites à l'aimires, for¬
mant classeurs, dénommées hlocs~c/(issea?'s et dont chacune peut
contenir A'in^l positifs. Les oculaii’es du stéréosco|)e sojit à écarte¬
ment et a mise au point A'ariable. Un dispositif très moémeux per¬
met de ramener à cha(|ue instant devant les oculaires une vue
quelconque choisie au hasai’d parmi la collection et sans déranger
le classement des clichés.
IjCS memes constructeurs ont établi une lanteime spéciale pour
projections, qui foi’me le complément du stéréodrome. Le corps de
cette lanterne est étuilié de telle façon (|u’il sidfit d y mtrodnlre le
stéréoscope classeur et d en faire fonctionner la manivelle : les
vues sont amenées, successivement et de façon tout autoniatif|ue
devant l objectif qui les projette sur l’écran.
MM. L. ( laumont et U'® présentent en outre dillérents instru¬
ments également remarquables :
Un stéréoscope corollaire à écartement variable et dont les len¬
tilles ont été calculées de telle façon que I’omI puisse s’approcher
le plus près possdde du point nodal d’émergence ; condition qu’il
est indispensalile de remplir pour obtenir un bon relief et une
perspective naturelle.
Un appareil pbotograpbi(|ue controleur de vitesse, spécialement
établi pour le contrôle des voitures autonioliiles ; cet enregistreur
employant des ])la([iies 8 X se compose essenliellement d iin
obturateur de plaipie muni de deux fentes. I ne partie de la jilaipie
SP'3 il prendre la vue des objets; I autre partie est utilisée
pour l’inscription |)ar la lumière des vibrations d un diapason éta¬
lonné donnant cent vibrations douilles à la seconde.
Une cbambre Folding de construction spéciale, dite à « Hlock
System » et munie d’un dispositif automatique qui assure un
parallélisme parfait entre le corps d’avant ipii porte l’objectif et le
corps arrière destiné à recevoir la ])la(|ue sensible : cette cbambre
est construite en bois dur très sec : le volume et le poids sont
réduits aux dernières limites.
Dilîérentes chamlires d’un modèle plus courant et du genre
« folding 1) ou « touriste » : (|ui allient l'élégance à la solidité.
Des amplificateurs automatiques et à rapports multiples pour
l’agrandissement automatique, en dimensions variables, des petits
E,\l>O.SITIüN l>iTEK?<AT[0;<ALE DE LIEGE
4ü
cljcliés Ibiimls par les jiinielles Spldos ou le Block-Notes. Ces
appareils soivl d’une conslruclion très soignée; Je fonctionnement
en est nnnntieusemenl réglé de laçon à assurer le maximum de
nellelé aux épreuves agrandies.
Cue séj'ie d appareils pour la projection fixe; modèles classiques
d une solidité à toute épreuve et utilisant soit réclairage au pétrole
ordinaire, soit la lampe a arc dont ]\1jM. Gaumont et C'® exposent
également dillérents modèles avec et sans résistances.
|j industrie cinématograpliKjue a pris en France un développe¬
ment considéralde, et 1 on peut ailirmer que la maison Gaumojit a
etc la |U'(.)mol rice de ce mouvement en mettant la première en
cxjdoi talion les brevets Demeny. Ija lahrication des appareils ciné—
niatograpliiques et de roulillagc nécessaire à leur exploitation,
occupe une grande partie des ateliers de iMlM. Gaumont et C'®, qui,
actuellement encore, suppléent pour la plus large part aux besoins
des dillérents marchés conlinentaux et du marché anglais.
Les ajipareils pour projccLions cinématographiques exposés a
Liège [uir iNI M . Gaumont et G‘®, se distinguent par certaines parii-
cularilés ijui méritent d’être signalées ; ils sont d’abord à perfora¬
tion universelle, ce ipii permet de projeter les pellicules de fabri¬
cations dillérentes ; pour supprinier tonte chance d’accident, les
constructeurs ont en outre imaginé un système d’écran de sûreté
qui ne démasijue la pellicule qu’au moment où l’appareil a pris sa
\ liesse régulière; 1 écran, actionné par la lorce centrifuge, revient
se mettre en place dès (jue l’appareil s’arrête pour une raison quel-
conijue.
Mais la création la plus originale et la jilus ingénieuse que nous
ayons pu voir ligurer a Liège, est sans contredit le Chrono-Phono,
ajipareil composé d’un cinématographe projecteur et d’un phono-
grapbe synchroniquement accouplés; cet apjiareil reconstitue la vie
dans les moindres détails, le geste et la voix de l’acteur, le bruit
et le mouvement de la foule : Je synebronisme est parfait et cette
création nouvelle qui a nécessité de longues études et bien des
tatonnenienls avant d être définitivement mise au point, sera cer¬
tainement accueillie avec enthousiasme par les organisateurs de
conférence ou représentations publiques, foraines ou autres.
Indépendamment de ces appareils, MM. Gaumont et G'® avaient
SIÎCTION I-’UAKÇ.VISIÎ. - HAPPOHT J)E LA CLASSE 12 4l
fait ligiirer dans leur viliine nombre d’accessoires très bien compris
et d’nn travail Irréprocliable, tant au jioiul de vue de l’exécution
qu’au point de vue de la conception elle-meme.
dette exposition embrassait donc un choix très grand d’appa¬
reils de toute nature et de la plus haute pi’ccislon, présentés au
surplus de façon fort attrayante.
M. L. KORSTEN, à Paris, constructeur d’appareils pour les
Sciences, Rayons \, ’l’élégrapbie sans lil, etc., a adjoint à son
industrie principale la falincation des appareils pour la pliotogra-
pbie et la projection. Nous voyons donc ligurer dans la classe \11
les ddl'érents modèles d’appareils sortis de ses ateliers :
Sa |umclle Litote, jtour vues stéréoscopHpies (i^io : appareil
sérieux, de construction irréprochable et qn'un outillage mécanique
bu permet de produire à un prix qui a eu vite fait de la rendre
populaire, d’est un grand mérite de savoir faire bien et bon marché.
Une IJtote, plus réduite tpie la précédente, donnant également
des images stéréoscopiipics mais du format 4b Xi 107 millimètres,
construction idcnticpie à la précédente.
Une autre modèle de jumelle, portant la meme désignation et
donnant des images panoramiipies b Xi ib; ainsi (|u un dernier
modèle pour vues stéréoscopi(|ues SXiilj-
Un châssis transposeur, pour le tirage des positifs stéréosco¬
piques sur papier ou sur verre, permettant d olitenir directement
des épreuves transjiosées sans être obligé de couper les négatifs ou
de recourir à l’inversion.
Un appareil Polymètre . pour ragrandissement et la projection :
appareil très bien compris, soigneusement construit et irréprochable
à tous égards, tant pour la partie opti(|ue que pour le reste.
Un châssis ou banc d'agrandissement, établi spécialement pour
la mise en place automatique, sans tâtonnements ni erreur possible,
du papier sensible destiné aux agrandissements ; le même banc
sert à faire une mise au point précise du sujet à agrandir.
Une lanqie à arc spéciale pour la projection fixe ou animée,
montée sur un support massif en fonte, ce (pii évite tout ajustage
dans le corps de la lanterne ; le réglage se fait à la main. Ce
modèle peut employer un courant de douze ampères : il est ton-
EXPOSITION IXTEIINATIOXAEE DE LIÈGE
4 2
lefois à même fie siippoiler un couranl de vingt à vingt-cinq am¬
pères sans ei'ainte de détérioration.
J. a lampe à arc Luknr utilisant un débit faible de deux à trois
ampères et se branchant instantanément sur une douille de lampe
à incandescence : ce modèle a été adopté par un grand nombre de
maisons étrangères conslruisant les appareils pour projection, aussi
liien pour la commodité de son emploi que pour sa construction
irréprochable.
Enihi une autre lampe a arc établie pour les courants à grand
débit et pouvant fonctionner sans accidents et sans à-coups, avec
un débit de tiente anqières ou cent ampères pour le dernier mo¬
dèle : les organes de commandes sont disposés de telle façon (pi’ils
ne puissent s’éebaun'er : cette dernière lampe offre donc autant
de commodité cpie de sécurité et elle permet à I opérateur d’avoir
sous la main un instrument susceptible de se prêter à toutes les
exigences.
Il faut féliciter M. Korsten de deux eboses : d’avoir su popula¬
riser la pbotograpliie stéréoscopique par la création de sa. Litote :
d avoir familiarisé les projectionnistes avec la lampe à arc, par la
création de sa Lui, -or et de ses dlUérents autres modèles marcliant
régulièrement avec des courants alternatifs ou continus et de débit
variable.
LA SOCIÉTÉ ANONYME DES ÉTABLISSEMENTS MACKEN=
STEIN, à Eaiis, a acipils une réputation universelle pour la
perfection et le lini de tous les appareils (|ui sortent de ses ateliers
d’ébénisterie. Les appareils (|ui nous sont présentés à Liège justi¬
fient pleinement cette réputation, et nous devons signaler en
premier lieu les Fra/icias, jumelles |)botographic|ucs perfectionnées,
construites avec un soin ipii en fait des instruments hors ligne.
Nous signalons en particulier les Francias 6 1/2 Xi 9»
et qX 12 à double décentrement de l’objectif et viseur corres¬
pondant aux différents décentrements. Ces appareils sont munis
d’un obturateur monté au centre de I objectif et à rendement
maximum. L’objectif et riditurateur sont amovibles, de façon
ipi’on puisse les employer sur un autre appareil ou pour l’agran¬
dissement.
SECTION FllAiNÇAlSE. - UAPl’OllT DE LA CLASSE 12 /| 3
IjCS Fraudas slrréo-jxiaora/najaes, élablies dans les formais
() X i3 cl 8 X iS, consliliienl des appareils universels, poiivanl
fournir à volonté des vues sléréoscopiipies, des vues simples occu¬
pant la moitié de la plaipie, des vues panorami(|ues sur toute la
DOME GEM'UAL DL IJ.VLL DES INDUSTRIES.
surface de la plarpie. La séparation stéréoscopupie s ellace automa¬
tiquement. De plus, l’appareil recevant uu magasin indépendant,
il est possilile de faire la mise au point sur verre dépoli. L’arrière
de l’appareil est disposé de façon à recevoir, le cas échéant, une
rallonge supplémentaire, pour l'emploi du téléobjectif ou de lentilles
à long foyer. La mise au point se fait à l'aide d'une crémaillère.
Le même principe a été adapté à la création d une Francia
45 X ' 07 millimètres donnant également les images sléréoscopiipies
ou le panorama sur la plaque entière. Cette nouA'elle création
comporte tous les mêmes perfeclionnemcnts ipie les précédentes.
EM’OSITIÜN IM’El!?iAT10NALE DE LIEGE
/|/l
Soucieux de donner salisfaclion à loutes les exigences du public
photographique, les Étahlissenienis Mackcnslein ont également
créé un modèle de jumelle simple et stéréoscopi(|ue à obturateur
de pla(|ue. Cet instrument, comme du reste tous les appareils
jMackenstein, est d'une construction excessivement soignée et d’un
fonctiounemenl régulier et Irréprochable.
Ils ne dinerent des modèles précédents (pie par rohturateur,
ipii est ici du système à rideau se déplaçant Immédiatement devant
la plaipie sensilile. Ce rideau est muni d’une l'ente dont la largeur
est variable et réglable de l'extérieur; la vitesse de translation du
rideau peut elle— même être modifiée au moyen de la tension du
ressort moteur. L’obturateur de la Lrancia roncllonne réiiullè—
O
renient, sans secousses, et II permet en outre de faire la pose
raciiltative, ce ipii constitue un avantage très appréciable. Les
bords de la fente sont eux-mêmes garnis de mâchoires métallûjiies,
de façon à assurer une ouverture régulière et à éviter les stries
occasionnées fréipiemment jiar rirrégularité des bords des rideaux
cousus.
Le même système d’olituratcur a été ajiplupié à un appareil
pliant des mêmes conslructeurs : cet appareil, d’une construction
très soignée, est d’un maniement très facile cl possède des avantages
Incontcstaldes. Il est d’un volume et d’un poids restreints, qui en
font un appareil porlatif par excellence.
La fente du rideau est variable depuis un millimètre jusipi’à la
largeur exacte de la plaipie; le changement est obtenu de rexléricur
en tournant simplement un boulon ; une petite fenêtre permet de
lire au-dessous de ce bouton la largeur exacte de la fente. Le
ressort moteur permet de donner dix tensions dllVérentes, et, en
combinant ces tensions avec la largeur de la fente, on arrive à
obtenir toutes les vitesses désirables, depuis le i lo jusqu’au
I 1200 de seconde; mais, comme nous l’avons déjà signalé,
robturateur fait également la jiose à temps compté.
L’objectif peut être décentré dans les deux sens : sa monture
hélicoïdale permet de faire la mise au point des objets rapprochés.
Sous le nom de Minima nous voyons figurer, dans la même
vitrine, une pochette photograpliicpie donnant des images stéréos¬
copiques du format 45 X 107 millimètres : cette pochette se
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE I.A CLASSE 12
45
compose de deux corps réunis par rpialre liges métalliques, ou
tendeurs rigides, et un soulllet. Le corps avant porte les objectifs,
les diaphragmes et robtiiraleur. Le corps arrière reçoit des châssis
simples en métal pour plaques. L’appareil est léger, réduit, facile
à manœuvrer et construit avec cette précision que nous l'etrouvons
dans tous les instruments sortis de ces memes ateliers.
Les Ltalilissements Mackenstein exposaient en outre :
Une chambre folding, construite en acajou, vernie intérieu¬
rement et gainée extérieurement en maroijuin : cette chambre est
munie du même oliturateur de plaipie que nous avons déjà décrit.
Une série de chand)res touristes, construites avec le plus grand
soin et (pii peuvent être considérées comme des chefs-d’œuvre de
l'ébénisterie photographiipie. Parmi ces chambres ligurent un
modèle dit anglais perfectionné, construit en éhénisterie et méca-
niipie de la plus haute précision, 'rout en étant des instruments
universels et pratiipies. ce sont de véritables bijoux comme lini de
travail et élégance, dans lesipiels rien n’a été négligé pour les
munir de tous les perfectionnements et de tous les avantages dési¬
rables.
Ces appareils sont carrés, mais le cadre dépoli possède un
système de renversement rapide permettant de se préparer instan¬
tanément pour opérer soit en largeur, soit en hauteur.
La construction ingénieuse et rationnelle de ces appareils
permet d y utiliser les foyers les plus courts et d'obtenir le
maximum de tirage (pi on peut donner aux chambres noires. Munis
de double liascule à barrière et de la bascule verticale à bavant,
ces appareils permettent d’opérer rapidement et avantageusement
dans toutes les positions, même les plus dilliciles.
Une série de cbambi'es d’atelier et d’appareils pour l’agrandis¬
sement à la lumière du jour ; ces appareils sont construits avec le
même soin que les chambres touristes dont nous venons de parler ;
les assemblages en ont été particulièrement étudiés pour leur
permettre de résister à tous les changements de température.
Les Établissements Mackenstein se sont également fait une
spécialité de la construction des appareils et insiruments auxiliaires
pour la similigravure, le procédé Iricbrome et la [ihotograpbie
industrielle en général : ils présentent un modèle de chambre
46
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
noire pour J a reproduction en demi-teintes d’une construction par¬
faite à tous égards : l’appareil est monté sur un support spécial
évitant toute vibration. La trame se déplace parallèlement à la sur¬
face sensible et l’écartement peut toujours être contrôlé avec la
plus grande précision. Un porte— modèle, ou porte-trame rotatif,
permet d’incliner soit la trame, soit le modèle lui-meme afin de
lui donner toutes les positions voulues pour le procédé aux trois
couleurs.
11 nous reste à signaler encore un cbàssis à mercure, d’un
maniement très facde, pour la photographie des couleurs par la
méthode intcrférentielle (Lippmanii). Ce châssis s’adapte à n’im¬
porte (piellc chamiire noire, au moyen d'un hâti spécial que chacun
peut iijuster sol-méme et donne des Images qXiîj.
L exposition de la Société Anonyme des Etahlissements Mac—
keiistein était, ou le voit, des plus complètes et bien propre à
donner hi plus haute idée île l’éliénisterie photographique française.
SOCIÉTÉ ANONYME PÉRIPHOTE ET PHOTORAMA. L’Expo¬
sition de celle Société était située en dehors de la classe \ ‘>. propre¬
ment dite; elle occupait dans les jardins de l’Exposition, à côté du
Ealais de l’Art ancien, un vaste eniplaceinent où s’élevaient d'élé¬
gantes constructions aménagées avec un goût parfait. C’est là
qu'étalent ex[)Osés les appareils construits par la Société et que
fonctionnaient d'une façon permanente le Pbotorama et les ciné¬
matographes. Les spectacles organisés par M. Promio, directeur
de la Société, et sans cesse renouvelés, furent une des attractions
les plus curieuses de l Exposition, et le pulilic nondjreux qui vint
les applaudir jusipi’aii dernier jour en consacra le grand succès.
Les deux adniiraldes apjiareils exposés |)ar la Société du Pén-
pbote et du Pholorarna sont coiislrulls [lar elle, d après les brevets
de MM. A. et L. Lumière, de Lyon. Ix; premier de ces appareils,
déuoinmé l*rrlp/iole, enregistre sur la pellicule sensible le tour
complet de l’Iiorizon, sans la moindre déformation. C’est l’appli¬
cation la plus ingénieuse de la photographie ([ue nous ayons eu a
noter depuis plusieurs années. Le Péi i[)hole se compose essentiel¬
lement d'une boîte cylindri(|ue alisohiment étanche à la lumière et
contenant un tambour sur lequel est tendue une pellicule sensible.
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLAS.SE 12
La pellicule employée est enroulée sur une bobine ordinaire, placée
à l’intérieur du tambour : elle en sort par une fente étroite ména¬
gée dans la paroi et y rentre par la même fente, apres avoir fait le
PALAIS DL l’art AWLILN.
tour complet du cylindre, pour s’enroider à nouveau sur une
deuxième bobine vide destinée à la recevoir.
Sur ce tambour cylindricpic vient s appliquer, de façon toute-
fois à laisser un certain espace entre les deux cloisons, un deuxième
cylindre creux et al)Solument étanche à la lumière. Ce cylindre
porte une boîte prismaticpie sur la(|uelle est fixé l'objectif. Le
cylindre est porté par un axe à roulement à billes et mù par iiii
mouvement intérieur (riiorlogerie ipii peut lui faire accomplir le
tour complet de l’iiorizon. A l'arrière de rolq'cctif se trouve une
surface argentée qui rénéebit les rayons lumineux sous uii angle
de 45 degrés, ainsi ipi un obturateur à fente île i millimètre d'ou¬
verture : lobjectif et l'obturateur solidaires des mouvements du
cylindre extérieur parcourent donc le tour complet de l'iiorizon, cl
48
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
la fente de robtiiraleur balaie successivement toute la surface de la
pellicule tendue sur le tambour intérieur. L’obluraleur s’ouvre et
se ferme automatiquement en un meme point du cercle, corres¬
pondant à la fente du tambour intérieur par laquelle la pellicule
sort et rentre dans son logement intérieur : celte disposition évite
tout raccord. Le nuuivemenl de rotation du cylindre extérieur est
réglé au moyen d'un excentrique à boules, et la vitesse peut être
modilléc suivant les cas.
|j appared est d une simplicité inconcevable, son volume est
excessivement réduit et le poids est ramené aux dernières limites :
ajoutons que le Péi-lpliole est construit tout en métal. Au point de
vue du fonclionnement , tout se fait aulomatiipiement une fois la
pellicule mise en place : il sulllt, en clVel, d’armer l’appareil en
remontant le mouvement d'borlogerie, ce ipii s elfectue tout sim¬
plement en faisant tourner le cylindre sur lui-même d Un peu plus
de dbo degrés; au moment voulu, dégager le régulateur, et l’ap¬
pareil SC met en marclie, parcourant le cercle d’horizon : l'oblu-
l■alcur s ouvre et se ferme aulomaliqiiement sans qu'il soit liesoin
de s’en préoccuper.
Le P/ioloj'o/na utilise les vues prises au moyen du Pérlphole.
11 SC compose essentiellement d’un tambour recevant la pellicule
positive et de douze objectifs projcclenrs mobiles, assurant un
éclairage uniforme de l’écran circulaire et réduisant au minimum
la vitesse du déplacement angulaire.
L’éclairage est fourni par un projecteur Mangin du type em¬
ployé par la marine : la source de lumière se trouve conqilètement
séparée de la salle de spectacle et transmise sur toute la surface de
la pellicule par un système très ingénieux de prismes et de miroirs.
Indépendamment du succès qu’il obtiendra toujours pour les
spectacles forains, à dessein desipiels il a été )us(|u’à présent parti-
culièrement étudié, le Prrlphole rendra certainement de très grands
services pour le lever des plans par la pliotograplile. Ajoutons à ce
propos (|ue la Société yVnonyme Péripbole et Photorama exposait
également un modèle d’appareil destiné aux amateurs permettant
la prise de vues ]ianoramiqiies dans les mêmes conditions et d’après
les mêmes principes que nous venons d’exposer. Un autre appareil
dénommé Pycloncopc servira à l’examen des positifs panoramiques.
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
''l!)
H. REHB, à Paris, présenle ses spécialités pliotographiques
dont nous parlerons en détail un peu plus loin, ainsi que sa Fol-
diny-Eclalr, appareil universel par excellence, élalili d'après les
données les plus rationnelles et pernicllant d’ohtenir, alternalive-
inent, les vues stéréoscopiipies 7 ^6® vues simples 7 X 7-
format du Congrès pour projeclions. ainsi que la vue panoramique
7X sur la plaque entière. L’appareil est de volume très réduit,
léger, d’un maniement sinqile et facile. Il est frappé de ce même
cachet original tout particulier ipie nous trouvons dans tous les
appareils de construction française.
LA REVUE LUMINEUSE avait réuni une fort lielle collection
de vues pour projections, ainsi que dilVérents appareils pour la pro¬
jection fixe et la projection animée ; ces appareils, établis dans un
but spécial de vulgarisation, sont de construction simple, roluiste
tout en ne maïupiant pas d’élégance.
Dans la vitrine de la Hevuc Lumineuse figurait également
Vüj’anm, appareil multiple, se transformant successivement et par
simple sulistitution des tblTérentes parties optiijucs, cpii s’ell'acent
automati(]uement, en une jumelle de campagne, donnant un fort
grossissement et une image très nette, en un appareil stéréosco¬
pique pour vues (i X appareil pliotograpbiipie simple
donnant des images (i X Ij • 1 appareil Orania se Iransfnrme encore
en stéréoscope pour rexamen. par transparence ou par réilexion.
des vues obtenues par le dispositif pbotograpbiipie.
L'Oruina constitue donc une nouveauté fort originale et (jui sera
certainement appréciée à sa juste valeur par le public pbotograpbiipie.
L'appareil se présente sous une forme très élégante; il est léger, de
volume réduit; les parties mécaniques et optiipies ont été soigneu¬
sement étudiées de façon à olfrir le maximum de garantie et de
rendement dans cbacune des applications multiples de rmstrument.
M. JULES RICHARD expose ses appareils pbotograpbiipies
universellement connus sous le nom de 1 rruscopes et renommés à
juste titre pour rexcellence de leur optique et de leurs organes
métalliques qui leur assurent un fonctionnement parfait dans les
conditions les [)lus défectueuses et sous les climats les plus divers,
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
5o
Les V érascopes Richai'd se recommanclenl encore par une autre
(jualité qui prime toutes les autres sans en exclure aucune ; la sim¬
plicité de leur mécanisme qui en fait précisément des instruments
hors ligne, iudéréglahles et que l’on peut sans crainte confier aux
mains les plus inexpérimentées. On peut dire ipie la photographie
stéréoscoplipic a pris en Krance un développement considérable,
pour le plus graiid lilen du commerce et de rindustrle photogra-
pliique tout entière, gi'àce surtout au Vcd'ascope Richard, qui, per¬
mettant d oliteiilr toujours des résultats parfaits, un relief bien
naturel, a entretenu et développé dans le publie le goût de cette
lielle hranclie de la photographie.
L adoption d iiii petit l’ormat a rendu posslhle la construction
d'un appareil |)liotogra[>ln(|ue de haute préeislon, tout en restant
très pratiipie pour tout le monde.
Le l crascopc, cpiel qu’en soit le modèle, est tout entier en
cuivre argenté, et ee|)endant, d ne pèse ipic ()(S() grammes, tout
chargé île ses douze [daipies stéréoscoplipics pour le lormat
'|5 X i*'7-
Dans la \ltrlne de M. Jules Ihehard ligiiraient ;
Le l crascope modelé ordinaire, ty[)e populaire par excellence,
dont îles milliers d’exemplaires fonctionnent journellement sous
tous les climats et par toutes les latitudes : cet appareil, tout en
métal, se conqiose d’un corps de chamhre évidé, d’un viseur
encastré et de deux objectifs rectihuéaires avec obturateurs et dia—
|)hragmes : un magasin Interchangeable en jileine lumière complète
l’aiqiarell .
Ije Vérasrope modèle liKlO, également métallique, muni d’ob¬
jectifs anastigmats d une grande linesse et très lumineux, avec
magasin à fermeture de sûreté, supprimant le volet et empêchant
toute Inliltration de lumière.
Le Vérasrope èi déceidremenh modèle I OOo : ce nouveau modèle
comporte, eu plus des organes et des perrectionnements signalés
dans le modèle iqoo, un dispositif d une manœuvre simple et
commoilc. permettant le décentrement des objectifs jusqu’à 8 milli¬
mètres au-dessus de leur position normale.
Le mécanisme par leijiiel s opère le décentrement des objectifs
opère en même temps le décentrement des viseurs ; de sorte que
SECTION FlIANÇAISE. - IIAPPORT DE LA CLASSE 12
l’on voit toujours, dans le Aiseur direct à œillelon. rimagc exacte
(jui sera reproduile sur la plaijue sensible. Le Vérascope modèle JQod
est, comme le précédent, muni de deux excellents anastigmats et
d'un magasin métalliijue pouvant contenir douze phujues.
Le \ éniscojte 7 X id, établi pour les amateurs (jui veulent
faire des épi’euves sur pajiier destinées à être collées sur les feuillets
d un album sans avoir besoin de l'ccourir aux a|i|)areils d’agran¬
dissement, est fiasé sur les memes juincipcs ipie le 1 Vv’u.sro/>c
45 X 107 "V'" d possède toutes les ijualités et tous les jierlec—
tionnements ; les seules dillérences entre le Véfaseope 7X i'*
le modèle consistent dans le format cl dans les diapliragmes
iris des objectils (jiii sont ici accou|dés et actionnés par nue liielle
qui les rend solidaires, l^’ojitique est aussi soigneusement choisie
et se comjiosc de deux anastigmats à court foyer et ;i grande
ouverture.
Ce (jui caractérise le Vérascope , indépendamment de sa
construction robuste toute en métal, et de la juécision ijui en
résulte, cpielles (jue soient les conditions climatéi'Kjues du beu où
EXPOSITIOIV IXTEUXATIOXALE DE LIEGE
52
rinstrument est utilisé, c’cst le relief surprenant que donnent les
images du Vérascope. Tout le secret en réside, il est vrai, dans la
construction minutieusement étudiée de l’instrument, dans le
réglage absolument parfait des objectifs, réglage non seulement en
ce (pii concerne l’écart entre les axes, mais aussi pour le foyer.
Pour utiliser toutes les qiudités optiipies d’un objectif anastigmal,
il est indispensable, en elfet, (|ue la surface sensible se trouve tou¬
jours exactement au plan focal de l’objectif, à un écart infinitésimal
près : cette condition (pu est surtout indispensable pour les
objectifs à court loyer, se trouve réalisée de la façon la plus par¬
faite dans le Vérdscojie lUchard: aussi ne devons-nous pas être
surpris de voir exposées des épreuves de Vérascope agrandies sept
cent vingt-neuf fois en surface ou vingt-neuf fois en diamètre.
M. Ricliard présente encore dillérents accessoires pour le tirage
ou l’examen des épreuves stéréoscopiques : ebâssis transposeurs,
stéréoscopes pliants, stéréoscopes américains, ainsi que VTaxipJiole,
cet appareil est, à proprement jiarler, un stéréoscope classeur auto—
matiipie, ayant a|)proximativement les memes dimensions que le
modèle dit américain, fin appuyant sur un levier, les diapositifs
placés dans une boîte à rainure se présentent devant les oculaires
et se succèdent sans que le classement puisse jamais être modifié.
Le Taxipkole peut servir à deux lins ; en le plaçant devant le corps
d’une lanterne a |)rojeetions, les vues peuvent être successivement
projetées sur un écran en iitilisanl, pour cette projection, les
objectifs mêmes du stéré()seo|)e.
Le banc stéréopbotogra|)ln(pie constitue une création plus récente
encore de la maison .Iules Ricliard ; ce banc, construit d’api’ès les
plans et les ilonnées du professeur Colardeau, permet, en elfet,
d’utiliser le Vérascope, ou tout autre appareil pbotograpbiipxe du
même genre, pour la |)botograpbic stéréoscopique des petits objets
et à courte distance. On sait ipi’eii opérant sur de tels objets et
dans les conditions ordinaires, les parties centrales du sujet s’écai’-
tent du milieu de la [ilaipie sensible et cela d’autant plus (pi on
opère à une plus faible disLaiice. De [dus, dans le tirage des positifs,
par suite de l’interversion des clicliés, le décentrement des points
correspondants des deux images se produit en sens contraire, et
1 écartement des centres devient inférieur a b3 millimètres (distance
sf:ctio\ fka^çaise. — happort de la classe 12
53
normnie des yeux). Il en résulte une (liniculté considérable et sou¬
vent même une impossiln’lité complète d’obtenir la superposition
des deux images.
Le banc stéréophotographique corrige le premier défaut et
permet d’atténuer le second d’une façon systémati(|ue, de manière à
donner un relief pratirpiement satisfaisant.
(le banc est très utile poui’ la photographie stéréoscopi(|ue des
objets d’art, statuettes, médailles, bijoux ; il permet de prendre en
stéréoscopie des cristaux, des champignons, des mousses, des lichens,
des Insectes, etc. Une collection d’épreuves olitenues avec ce banc
figurait, du reste, parmi les objets exposés par M. Jules Ulcbaid.
.A joutons (pi à la construction d appareils stéréosco|)l(pies,
M. Jules Richard joint celle d’appareils enregistreurs en tous genres,
baromètres, tbei-momètres, anémomètres, pluviomètres, planlmè-
tres, statoscopes : nous donnerons une Idée de l’Importance de la
maison ,1. Richard en disant que, de i8(Si à iqoo, trente mille enre¬
gistreurs sont sortis de scs ateliers.
LA SOCIÉTÉ ANONYME DES PLAQUES, PAPIERS ET PEL¬
LICULES PHOTOGRAPHIQUES J. JOUQLA, outre ses pla(|ues,
papiers et produits, que nous étudierons plus loin, présentait dilTé-
rents modèles de son appareil Siiutox, se chargeant en plein jour
avec la hoîte de plaques elle— même.
Le Siniiox constitue une innovation des plus Intéressantes, appelée
à rendre de très grands services aux touristes photographes (pil
n’ont plus, désormais, à se préoccuper de rechercher un laliora-
toire pour le chargement de leurs châssis. La cpiestlon du charge¬
ment en plein jour des appareils photograpbl(|ues se trouve, par
là, résolue de la façon la plus parfaite et la plus commode que
l’on puisse souhaiter.
L’appareil Sinnox peut recevoir, indépendamment de la boite
chargeur, qui se trouve dans le commerce tout prête à être
employée, les (diàssis douilles ordlnaii’es, les châssis simples en
métal ou les magasins ordinaires pour phupies, bien ([ue ces acces¬
soires coiiteux et encombrants soient devenus parfaitement inutiles
par le seul fait de la création du chargeur Sinnox.
Les appareils jirésentés à Jjiège pai' la Société des Plaques et
54
EM'OSITIO^ IM'IÎKNATIO.NALE DE LIEGE
l’iipiers .1. .lougla soiil de coiislmcüoji 1res soignée et élégante; ce
sont de \éiilal)les apj)areils de luxe, étal)lis avec toute la précision
et la solidité désirables.
[Nous avons noté en particulier : un ^innox G 1/2 ^(), forme
juinelle, appareil de vulgarisalion, muni toutefois d’une excellente
optiipie et d une construction roluisle.
Le Siniiox G/<^i.l étaLili pour les vues stéi'éoscopujues dans le
lormat le plus populaire qui existe actuellement.
Un Suiitox pliant du lormat appareil de grand luxe,
muni de tous les perlectionnements, pourvu d’une optique de
premier choix et susceptible de satisfaire à toutes les exigences de
la |)botogra]»bie d’amateur.
La Société J. Jongla exposait, en outre, des épi’euves d’après
clichés Sninox agrandies sur papiers au bromure J . Joinjld.
M, L. TURILLON, successeur de A. Darlot, représente seul
I iqitiipic photographique française; il huit doublement le féliciter
d avoir lait ligurer ses instruments à Liège et d’y avoir présenté
des instruments hors ligne dont rexcellencc n’est, du reste, |)lus à
démontrer. M . T urillon exqiosait une série de planigraphes en diffé¬
rentes montures, pour appareils à main et sur pied.
Le Planigraphe est un anastigmat symétriipic ayant un champ
très étendu : 1 ouverture utile maxima est F ; 7,5 ; les images sont
extrêmement nettes, hrillantes et fouillées, aussi le Planigraphe
a-t-il été adiqité par un grand nombre d’opérateurs pour la prise de
vues cmématograpliiipics. C’est un des meilleurs iiïstruments que
I ) rod U ise l’o p 1 1 ( pie |d 1 o t og rap h i ( pie .
Une série d’objectils rectilméaires achromaticpies : ces objectifs
ont une ouverture utile relativement considérable ; la courbure de
champ est presque totalement éliminée et l’astigmatisme lui-meme
n’existe pas pour un angle assez étendu.
Un objcctil spécial dit « olijcctif d’artiste >:>, construit d’après
les calculs de AI. Leclerc de Pulbgny, donnant des images très
douces et très modelées ; ce résultat est olitenu par une correction
imparfaite des éléments com|iosants au point de vue de l’aberration
cbromalKpie ; les traits sont ainsi envelojipés d’une sorte de frange
qui les estompe et les adoucit.
SECTION FRANÇAISE.
RAl’l’ORT DE l.A CLASSE 12
55
Un léléolijectif s’employant sur tous les appareils à main
ou sur pied, sans modifier la mise au point : Y A(hn se visse tout
simplement à l’avant de l’objectif sans enlever ce dernier. Pour
obtenir un grossissement plus fort on peut cependant enlever la
combinaison avant de l’objectif pliotograpliupie si cet olijectif est
du type syméti Kjue, ou substituer V Adon à l’objectd’ pliotograpliupie
pour obtenir un grossissement plus considérable encore. \j Adon
forme le complément indispensable de tous les appareils à main
munis d’objectifs à court foyer et son usage se répandrait lapide-
ment si l’instrument était plus connu du public pbotograpbiipie.
M. Turillon présente encore dillercnts appareils pliotograpbiipies
de précision, chambres pliantes à articulations assurant une rigidité
parfaite à l’appareil ouvert, et le Pliofo-Tlclcet, appareil minuscule
donnant des photograpbies 4X4 et muni d’un objectif très lumineuv.
Une trousse anastigmatiipie, composée des mêmes éléments (jiii
entrent dans la construction du Planigrapbe.
Des loupes de mise au point, lentilles, condensateurs et instru¬
ments d'optiipie divers.
Un obturateur central, simple et stéréoscopiipie, merveille de
mécanirpie de précision, donnant une très grande graduation de
A-itesses depuis les plus lentes jiisipi auv plus rapides. Cet obtura¬
teur a été adopté par un grand nombre de constructeurs de jumelles
et d appareils a main, tant a cause de sa construclion parfaite ipic
pour son rendement considérable qui permet d’utiliser toutes les
qualités optiques des objectifs qui y sont adaptés.
Nous sommes persuadés que M. Turillon, cpii fait un (diilTre
d’alVaires considérable avec l’étranger, verra encore s augmenter le
nombre de ses clients belges, allemands ou anglais.
Nous regrettons seulement que d’autres opticiens français n’aient
pas jugé utile de suiAie son exemple et de venir rehausser, par
leur présence, la Section française de la classe 12.
Photochimie. = Plaques, papiers, produits chimiques.
L’industrie pliotocbmiKpie française était largement représentée
dans la classe 12 et nous y avons trouvé nombre de prépara-
EXPOSITION' IM'EUXATIOXALE DE LIEGE
5 G
liojis f]ui alleslent des très grands progrès réalisés dans celle branche
depuis quelques années.
M. GEORGES BALAGNY, à Paris, expose les résullals oblenus
par sa nouvelle niélbode de développenienl unique, employanl le
diainidopbénol en li(pieur acide, pour plaques, pellicules el papiers :
les résultats (pi il piésente alïîrnient de façon Indiscutable l’excel¬
lence de celle inélbode (pii a pour elle le plus grand des mérites ;
une exlrènie simplicité, réduisant au minimum les chances d’in¬
succès; les éjireuves exposées, témoignent de toute rhabileté de
ÎM . Palagny (pil est connue de tous depuis longtemps.
M. J. DUBOULOZ, à Paris, expose son Aulocopisle pbotogra-
pbnpie, le jilus slnqde des procédés pbolomécanl(jues, qui permet
a ramatcur et au professionnel de tirer un nombre illimité de
reproductions aux encres grasses d’après ses clichés négatifs.
L’Autocopiste ne nécessite pas de longue description ; c’est la sim¬
plicité meme, simplicité (pu réalise en même temps la perfection
idéale, choses ipn paraissent à première vue inconciliables. Les
spécimens présentés par M. Dubouloz démontrent clairement ruli-
lllé et les (pialités de son procédé, connu et apprécié aujourd’hui
du monde entier.
MM. GRIESHABER et C"'-, à Paris, avaient réuni une fort belle
collection d’épreuves olitenues sur leurs plaques et papiers. La
nianpie As rie Trèfle est sidïisamment connue pour (|ue nous
n’ayons pas à en parler longuement : MM. Griesbaber et G'® ont
su en faire une des premières marques françaises et deux créations
nouvelles que nous nous plaisons à signaler en étendront encore
le renom : nous voulons citer les plaipies Inlecjrwn, couebées avec
line émulsion ortbocbromallipie qui rend avec une perfection aliso-
lue la valeur des couleurs et cela sans aucun écran destiné à atté¬
nuer l’aclivllé des rayons bleus et violets ; les plaipies Iitlegrum se
recommandent encore par irautres ipialités primordiales : atté¬
nuation et suppression du halo, grande transparence des clichés,
absence de voile, grande rapidité : ce sont autant de raisons qui leur
ont xaibi le plus cbaleureux accueil du public pbolograpbique.
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 67
IjR seconde créalioii a laquelle nous faisons allusion est celle
du Bronijl, pajner à noircissement rapide, donnant sans virage la
plus grande variété île tons.
ÏMM. («rieshaber et C'° exposent en outre dinérents spécimens
d épreuves obtenues sur leurs plaipies ordinaires, recommandables
par leur qualité et leur prix modique ; sur papiers au bromure,
mats, brdiants et rugueux, conservant toute la délicatesse de détails
du négatif original et reproduisant avec lidélilé les moindres demi-
temtes, sans empâter les grands noirs.
Une série de vues diapositives sur verre, obtenues sur émulsions
y4s de TrèJ'le, et remanpiables par le fouillé et la délicatesse des
détails.
MM. GUILLEMINOT, BOESPFLUQ et C'*' présentent de fort
beaux spécimens d'épreuves positives d'après plaipies négatives
ordinaires (Juilleminot, bande noire, émulsion extra-rapide, don¬
nant des clicbés très liarmonieux, bien fouillés et à grain très fin.
58
EXPOSITION IXTEKNATIONALE DE LIEGE
Plaques iiégalives orthocliromaliques s’employant sans écran et
avec écran; émulsion très rapide permettant d’obtenir un rende¬
ment absolument correct des couleurs ; MM. Guilleminot, Bœpsllug
et C‘® construisent également des écrans appropriés pour l’usage de
ces plaques : ces écrans, établis sur des données scientifiques cer¬
taines, permettent d’obtenir un rendement correct des moindres
nuances et cela dans les cas les plus difficiles.
Diapositives à tons noirs et à tons chauds ; les spécimens pré¬
sentés démontrent la richesse de tons qu’il est possible d’obtenir
par l’emploi des plaijues diapositives Guilleminot et qui les rend
particulièrement précieuses pour les projections et la stéréoscopie
dans tous les cas où l’amateur désire faire œuvre artistique.
Papiers au bromure Guilleminot : MM. Guilleminot, Bœspflug
et G'° sont arrivés à produire un papier dénommé ySupporl-Forl
(pu joint à des qualités exceptionnelles un prix des plus réduits.
Indépendamment de ce papier, vraiment populaire, IVIM. Guille-
mlnot, Bœspilug et G'“ fabriquent également des papiers au bro¬
mure, sur support de choix, émulsion lente ou rapiile, mate ou
brill ante. Les épreuves spécimens exposées attestent de rexcellencc
de ces produits qui ne le cèdent en rien, pour la (juabté, aux
placpies au lactate universellement réputées.
Indépendamment de ces surfaces sensildes, fournissant des
épreuves par développement, nous voyons figurer, dans la même
vitrine, de fort beaux spécimens d épreuves sur papiers à noircisse¬
ment direct, de tons très variés et coiiservant parfaitement les
demi-teintes.
M. PIERRE MERCIER, à Paris, (|ui s'est fait une spécialité de
produits photograpbi(jues en paquets dosés et prêts à être dilués,
expose scs préparations. Elles se présentent sous un embal¬
lage très réduit et très pratique qui les rend particulièrement
commodes pour le voyage et ces avantages joints à une qualité
supérieure ont valu aux produits Mercier une réputation universelle.
Nous voyons figurer dans la vitrine de M. Mercier, ses révéla¬
teurs, ses virages à l’or et au platine, ses renforçateurs, éliminateurs
d’byposiilfite. ainsi que de nombreux spécimens d’épreuves virées
il l’aide de ces produits.
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
59
Nous devons signaler, en parliculier, deux créalions nouvelles ;
Le Gallios, révélateur spécial, permettant de développer les papiers
à noircissement direct et donnant des tons d’une grande richesse,
sans qu il soit besoin de recourir au virage. C’est donc double
économie de temps et d’argent ; de temps, parce que les épreuves
|)euvent être soumises à l’action du révélateur dès (|ue les premières
traces de riuiagc sont visibles ; d’argent, parce que le bain d’or se
trouve siqiprimé.
Le Specta. qui constitue la seconde innovation de iM. P. Mer¬
cier, donne, avec les plaques positives ordinaires, soit toute une
l'anime de tons allant du vert olive au bleu de Prusse, soit au cou-
O
traire, des tons variant du lirun noir au sanguine en passant par
tous les tons rouges intermédiaires.
Ajoutons que M. Mercier, chimiste éminent, est le créateur de
V Intensive, placpie spéciale supprimant tous les inconvénients dus
aux écarts de pose ; en faisant usage de cette pbupie, les insuccès
deviennent impossibles, à moins d’une faute très lourde de la part
de l’opérateur.
LA SOCIÉTÉ ANONYME DES PLAQUES, PELLICULES ET
PAPIERS PHOTOGRAPHIQUES J. JOUGLA , dont nous avons
signalé déjà l’appareil Sinnox, exposait ses diverses préparations.
Plaques néqatives exfra-rapides^ étiqnefle verte : une des marques
françaises les plus populaires sans contredit.
Nouvelles plaques à l’iodo-ltroinure (rart/enl, de rapidité extrême
et à grain très lin, spécialement recommandées pour les grands
instantanés et la pbotograpbie en hiver.
Plaques négatives pelticulaires : l’image négative se détaclie avec
la plus grande facilité de son support en verre, ce (pii rend cette
phnpie précieuse, pour les pbototypeurs et en général pour tous les
procédés photoméca nie pics.
Plaques positives pour vitraux, diapositives de projection, vues sté¬
réoscopiques, etc. Ces plaipies se distinguent par une grande clarté
et une grande linesse: le grain est imperceptilile et la plaque positive
Jongla peut rivaliser avec les procédés à ralbiimine et au collodion.
Plaques ortlioscopupies : disons, pour être plus clair, (|ue ce
nom désigne une excellente marque de plaipics pancbromati(|ues.
EXPOSITION INTEHNATIONALE DE ElÈGE
sensibles à toutes les couleurs, d’une émulsion très rapide et très
régulière; il est seulement regrettable (|ue celte manpie soit trop
peu connue du public pbolograpbique, l'ait dù sans doute à la
désignation seule, ipii n’exprime peul-clre pas de façon sulïlsam-
ment claire et comprébeusiblc les ipudilés du produit.
La Société J. Jongla présente en outre un grand choix d’épreuves
tirées sur ses dillérenls jiapiers sensibles à développement ou à noir¬
cissement direct.
Ces papiers se distingueiit par leur grande facilité de manipula¬
tions, la grande pureté des tons ipi ils fournissent et la conservation
parJaite de toutes les graduations et demi-tcintes de l’original.
AVuis citerons en particulier le ('Jdoro-CAlrale, un des plus
répandus de tous les papiers au citrate d’argent ; sa grande sensi¬
bilité, la facilité avec laipiclle il vire à tous les tons, en font un
papier unique.
Le Collodion. papier ii la celloïdine, remarquable par la régula¬
rité avec laijuelle il vire.
L Aziu\ papier pliotograpliupie à fond Irleu, convenant spécia—
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
6l
lement pour les marines, auxquelles il donne un cachet artistique
tout particulier. Le papier au bromure Jougia est réputé parmi les
meilleurs ; nous avons vu figurer à Liège de magnifiques agran¬
dissements obtenus sur ce papier et qui démontrent bien que les
éloges qui en ont été faits jusqu’ici, ne sont nullement exagérés.
Indépendamment de ces supports sensibles, la Société J. .lougla
falinque également des soies sensibles, les seules, croyons-nous,
qui soient d’un usage aussi répandu et qui permettent d’olitenir
des images aussi vigoureuses et aussi liien détaillées : les spécimens
exposés à Liège étaient de véritables merveilles et ont été lieaucoup
admirés.
Mais nous devons encore une mention particulière à Vinlensive,
dont nous avons dit déjà (|uelques mots ; cette plaque est en ellét
faliriquée jiar la Société ,1. Jougia, d’après les formules de M. P.
Mercier. C’est, nous l’aAons dit, une plaque ultra-sensilile suppor¬
tant très bien les écarts de pose et donnant, dans tous les cas, des
clicbés d’une intensité remai'qualde ; ajoulons que l’intensive est
fabriquée d a[)i'ès les principes scientifiques découverts par M. P.
Mercier et présentés à l’Académie des Sciences le 23 mal 1898,
|)ar àl. Ijippmann : un tel |)atronage dispense de tout commen¬
taire.
M. H. REEB, que nous avons cité dans la première |)artie de
ce rapport à propos de sa FohUiKj-Eclair, présentait ses diverses
spécialités pbotograpbujues : ces produits, ilosés soigneusement,
préparés à l’aide de matières premières de |)remier choix, sont
aujourd bui en usage dans tous les lalxu'atoires |ibotograpbi([ues.
Nous signalerons en premier lieu VAcélol, révélateur en jioudre
acide Inaltérable, pour dévelo[)pement lent et autres, sans matériel
spécial. C’est un révélateur unupie en son genre, ipii semble ren¬
verser les théories admises sur les révélateurs organiques : il donne
des clicbés clairs, brillants, exempts de marbrures.
L’Eclair II. li. est un autre révélateur automatiipie réunissant
dillérentes qualités : énergie, douceur, souplesse, inaltéraliilité,
propriété de ne pas voiler, de ne pas attaipier la peau, ipii lui ont
valu sa grande réputation et un succès continu depuis quinze
années.
62
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
L Eclair Rose est un révélateur moins universel que le précédent
et convenant plus spécialement pour les clichés dont la pose a été
à peu près exacte.
Le b ixcuje-Acale II. R.^ supérieur ;i l’hypo, évite la sulfuration
des épreuves et la coloralion du bain : il peut ainsi servir jusqu’à
épuisemenl.
Le b ixo—\ iro II. R. ne renferme aucun produit sulfurant; les
riches tons (|u il procure sont dus uniipiemenl à l’or ipii métallisé
l’épreuve.
Les Jiifai/lih/es II. R. servent à pelliculer les clichés: la couche
de gélatine se détaché lacilement de son support eu verre sans se
réticuler ni se distendre.
Sous le nom de Méicoi'e II. R.^ i\l. IJeeb met en vente deux
révélateurs dont I un sert [lour le développement des papiers au
bromure, avec lesquels il donne des noirs très francs et des blancs
luen purs. L autre Meléore sert spécialement au développement des
[lapiers a noircissement dirccl laililemcnt impi’cssionnés.
Le Eyro est un révélateur classiipic à l’acide pyrogallupie, mis
dans le commerce en deux solutions, dont l’une contient 1 acule
pi’éservalil et l’autre l’ammoniaque ou alcali.
Le Rcducleiir U ta verse! //. R. est, comme son nom rindi(|ue,
un laiblisseur en un seul lupiide remanpiable par la faculté qu’il
possède de s adapter a la réduction de tous les genres de clichés au
gré de l’opérateur.
Le Rohurol sert au contraire au renlorcement : il sert indéh-
nimenl, c’est-à-dire jusqu'à épuisemenl.
Le Salreol est un [uoduit d’invention toute récente : il est la
première application de la nouvelle théorie sur la constitution des
développateurs. formulée jiar M. 11. Ilceb devant la Société Fran¬
çaise de Ekolixiraidde (Avril iqo/i).
LA SOCIÉTÉ ANONYME DES PLAQUES ET PAPIERS PHOTO=
GRAPHIQUES A. LUMIÈRE ET SES FILS, à I jy O n-M O n pl ai s i r ,
dont les produits sont réputés dans le monde entier, avait réuni
une collection complète de scs dilfércnts |U'oiluits pbolocliimicpies.
ainsi (jue des éju'euves obtenues sur scs plaques, papiers ou à l’aide
de ses jirocédés. Nous regrettons, en raison de l’Importance de
SECTION FUANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
63
cette exposition, de ne pouvoir nous étendi-e sur chaipie article;
nous nous bornerons donc, ici encore, à une énumération succincte
du produit et de ses caractéristiques :
IHdtjues Signio^ de rapidité extrême, permettant d’uliliser pour
la pholograpliie exlra-rapide des objectifs île luminosité médiocre.
Ces plaipies surpassent en rapidité les manpies extra-rapides ordi¬
naires dans le rapport de i à 3 : cette rapidité est d’autant plus
précieuse ipie les pla<|ues Sigma possèdent un grain extrêmement
lin et (|u elles lournissent des clicbés d une transparence parfaite.
Pkajaes exlra-ragides, étàjuelle bleue, enqiloyées pour tous les
travaux exigeant des poses relativement comtes on de l lnstantané.
Leur grande constance, ainsi ipie les avantages consiilérables
résultant de la réduction du temps de pose, font ipie beaucoup
d’opérateurs tendent de plus en plus à les employer pour tous
genres de travaux.
l^kujaes rapides, éldjaetle jaaae, destinées aux travaux d atelier,
clichés posés, reproductions: la finesse de leur grain les désigne à
cet elfet.
Plagaes leales, ('da/aelle mage, préparées en vue des travaux de
reproduction ipii exigent une extrême finesse de grain. Elles peuvent
également être employées comme pbupies pour positifs et jiour pro¬
jections. Les épreuves ipie donnent ces pUupies sont remanpiables
par leur barmomeuse douceur. Elles peuvent prendre un ton cbaud
des ])lus agréables si on les renforce à fiodure mercuriipie.
Pkajaes orllaxdtromaligues, série A, seasihles aa jaaae el aa
verl : ces plaques sont destinées à la photograpbie des paysages et
à la reproduction des tableaux dont les teintes dominantes se rap-
])rocbent du jaune et du vert. Il est recommandé de faire usage
d’écrans jaunes, pour obtenir un rendement plus correct des
couleurs.
Phajues orthochromaliques, sémie B, sensibles aa roage el (ni
jaune : ces plaijiies répondent à des besoins plus spéciaux que
celles de la série A; elles sont surtout destinées à la l'eproduction
des tableaux, vitraux, tentures. Heurs, etc. Employées sans écran,
elles donnent déjà un elTet ortbocliromatiipie très appréciable ;
l'usage de 1 écran jaune ou orangé est toutefois à recommander si
l’on recherche une correction absolue.
G4
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
Plaques panc/u’Oinaliques série C : destinées à la photographie
de sujets présentant une grande diversité de coloration, comme
tableaux ou étoiles; elles sont également à employer pour la photo¬
graphie des couleurs par le procédé Lumière et, en général, pour
tous les ju’océdés Irichromes.
NoiireUes plaques Auli-halo, en dillérentes émulsions : ortho—
cliromati(|ue et extra-rapide. La suppression du lialo est ohlenue à
l’aide d’une sous— couclie colorée dont la coloration disparaît, après
développement, par un traitement au Leucogène Lumière ou au
hisullite de zinc.
Plaques radioqi'tqjhiques, à couche épaisse, donnant des clichés
vigoureux.
Plaques au chloro-lu'ouiure d’arqeiil pour diaposilifs à tons noirs
ou a tons chauds, donnant des images très iines et de tons ATiriés
du plus heureux ell'et.
Papiers au cilrale d’arqeul, à image apparente, hrillants ou
mats, renommés pour leur constaiicc, leur régularilé et la facilité
de leur mani|)ulation.
Papiei" Noir Mal II., donnant par sim|)le virage des tons
variant du sanguine au noir-gravure.
Pajners au qélaliuo-hroiuui'e d’arqeul, pour épreuves par contact
et par agrandissement: ces papiei's sont remaripiahles par la di\er-
silé d’elVets ipi'ils permettent d ohtenir, par la régularité île leur
préparation et par leur grande souplesse.
Papier /I ma! : sa surface présente un léger grain ipii contribue
à donnei' à l’épreuve un cachet artistiipie. Gomme il est relativement
|)cu ra|)idc, il fournit des épreuves vigoureuses, à contrastes.
Le l^apier />', possède le meme grain : par contre il est plus
rapide et fournit des images jdus douces et plus harmonieuses : il
est donc précieux pour le tirage des clichés durs.
Le Papier G', est hrillaiil, et il doit :i cette particularité des
noirs profonds et sans empâtements. Comme l’émulsion est éten¬
due sur papier couché, les détails (lemeureiit à la surface et don¬
nent à l i'iu'euve une grande liiiesse.
Le P(q)ier (l. Il, analogue au précédent, est seulement plus
rapide.
liC Papier F, mat porcelaine, est également préparé sur papier
SECTION FHANÇAISE. - KAPPOUT DE LA CLASSE 12
couché el fournil par cela nièiiie des épreuves d'uiie nelleté par-
laile. Sou grain esl excessiveuicnl lin cl pcrincl de traduire lidèle—
ment les moindres détails des petits clichés. Sa matité est l'emar-
quahle. Sous la marque /»., il esl l'ahriqué en ra[)idilé |)his
PAVILLONS PE LA UOUAIAATE El' DU CANADA .
grande, ci sert alors surtout pour ragrandissemenl des clichés de
petits formats.
Indépendamment de scs plaipies el papiers pliolograpliiipies, la
Société ljumierc lahrupic dillereiiles spécialités pliolograpliupies
tlonl 1 emploi esl aujourd'hui universel cl ipii se distluguenl par
leur appropriation parfaite à tous les hesoius de la |)raliquc photo-
graphupie.
Parmi les produits servant au déveliqipement des épreuves,
négatives ou positives, nous citerons :
Le Diamidoplténof, remanpialde par la propriété ipéil possède
de lonctionner sans le secours (raiicun alcali ou caustique, el par
les clichés harmomeux qu’il permet d'ohlenir.
La iJia/iiidorésorcitie, ipii, aux propriétés du I tiamidopliénol .
EXl’OSITIOTV' lM’EHXATIf)XALE DE LIEGE
()G
joint une grande sensil)ililé aux bromures alcalins, ce qui lui donne
une sonplesse très appréciable.
Le Paraj)lu'itil('iiediainyiie, d’un usage tout spécial, et (pii a la
propriété renianpiable de ronrnir des Images à grain lin, à partir
d’une émulsion à grain relativement grossier : c’est donc un révéla¬
teur bien approprié à la pboloniicrograpliie.
La MéUxitiiitone , ipil roncllonne avec ou sans alcali, cpii se
conserve eu solutions concentrées ou non, dont rénergle s’active
ou se modère à volonté et qui, de plus, peut constituer un excellent
révélateur lent.
Le , (pu se conserve en solutuin toujours prête
à servir et (pie sa grande énergie développatrlce désigne comme
révélateur pour clichés de courtes poses (Instantanés).
\j Acide Pyro(j(illi<jue-Ac<’d()iie. en raison des modllicatlons gra¬
duelles (pic l’on peut faire subir a son dosage, constitue un révéla¬
teur souple par excellence, il est donc tout indiqué [)our le déve—
lo|)|jemcnt des clichés dont on Ignore le temps de pose.
\j llydrandiie, se cimservant en solution et sensllde au bromure,
convient surtout aux (dudiés [losés et même surexposés; ce révéla¬
teur donne des clicbés riches en contrastes.
\i Ilydrrxjidiioite, est le révélateur spécHiipie des plaques pour
positifs à tons chauds.
d’ous ces l'évélatcurs sont |)réparés par la Société Lumière, soi-
gncusciiK'iit dosés de façon à en faciliter et à en sinqihlier l’emploi,
en rendant les erreurs et les insuccès Imjiossibles. Les formules
adoptées ont été essayées, contn'dées, étudiées sous tous les aspects
par les éminents chimistes (pie sont MM. A. et L. I aimière et leur
coliahoratcur iM . Seyewetz.
Indépendamment de ces ré\ élateiirs, la Société Lumière expo¬
sait dillérents produits : tels (pie le fociiiosidjile, succédané du sulfite
de soude et des carlxmates alcalins, dans la jiréparation des révéla¬
teurs il hase d’alcali.
Le ( 'Jirysosidjile Luiidcre, colorant ejui jiermet de développer
en pleine lumièri' les plaipies ou papiers pliotograpliKpies.
Le Idiospluile Irdxisltjne de sonde, ipil, employé pour la jirépa-
ratlon des lialiis de dévelo[)pement, sup|)rlme tous les accidents dus
il la présence d’alcalis caustlipics, dont il supprime renqdoi.
SECTIO:V FRANÇAISE. - RAPPORT HE LA CLASSE 12
^7
Le Thioxydanl Lumière, nouvel éliminateur criiyposulfile, abré¬
geant le lavage des platines et papiers et assurant la conservation
parfaite des phototypes.
Le Formolèiie Lumière, insolubilisant complètement la coucbc
de gélatine, produit précieux pour les climats chauds, où les opé¬
rations photograpbi(|ues sont souvent dilTiciles à mener à bien.
Nous citerons encore le renforçateur à l’iodure mercuriipic,
opérant en une seule fois le renforcement progressif de rimage;
les réducteurs au ferricyanuie, au persullite d ammoniatpie, aux
sels de cérium ; les ehromofjènes Lumière pour le virage des
épreuves au bromure et le renfoi'cement des phototypes : la Poudre-
écluir Lumière, produit donnant une lumière très actini(|ue et n of¬
frant aucun danger.
La Société Anonyme des Plaipies et Papiers pliotograpbiijues
A. Lumière et ses Fils, fabriipie, depuis (|uel(|ues années, les pel¬
licules pliotograpbi(|ues rigides, en bandes, et en liobines pour le
chargement en pleine lumière.
Dans cette branche de rmdustrie pbolograpbi(|ue, comme dans
les autres, la maiT|ue Lumière a de suite clé considérée comme
réunissant des qualités de tout premier ordre. Le service des pelli¬
cules de la Société Lumière jirend cba(|uc jmir une extension plus
considéralde, et lutte avantageusement contre la concurrence étran¬
gère. Cette extension ne fera que s accroître au fur et à mesure
qu augmentera le nombre des ap[)areils utilisant ce support sen¬
sible.
Les procédés Lumière sont actuellement exploités en Angle¬
terre et aux Etats-Unis : c est dire (|ue leur ré])utation est mon¬
diale.
Nous ajouterons à cette longue énumération de niagnilii|ues
épreuves en couleurs, ordinaires et stéréoscopiques, obtenues d’a¬
près le procédé Lumière. MM. A. et L. Lumière sont du reste les
pionniers de la photographie des couleurs et nous verrons sans
aucun doute, à une date très proche, la réalisation pratiipie de leur
dernière découverte dans ce domaine.
La SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE PHOTOGRAPHIE, à Uueil est
actuellement la maison française la plus importante pour la plio-
68
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
tographie rotative et les éditions au bromure : elle nous présente
une exposition des plus reinarcpiables et des plus attrayantes, tant
par le choix des sujets et spécimens exposés ipie par leur diversité.
La Société Industnellc de Photographie produit elle-même les
papiers sensibles utilisés sur ses machines rotatives : ces papiers se
distinguent par une très grande régularité, cpialité qui est du reste
indispensalile pour riisage en vue duquel ils ont été créés.
Indépendamment de leur adaptation aux tirages industriels, à
la photograpbie au kilomètre, comme on est convenu d’appeler
cette industrie, ils constiliient également des supports de premier
choix pour la photographie professionnelle et la photographie
d’amateurs.
Nous citerons en particulier :
Le Pujjie/' S. I . P., au hromiire, émulsion rapide, fahi lqué sur
support lisse ou rugueux, mat ou hnllant.
Le Mdl—lùndil, papier lisse mince, fournissant des épreines
éminemment artistiques et des résultats parl'aits.
Le Pldliiio-Jiroinid, donnant des tons analogues à la platino-
lypie, avec l’avantage d’une manipulation plus simple et plus rapide.
Le iPilro-Prom, donnant par développement les plus beaux tons
ilu citrate et permettant d obtenir sans dilliculté ciiupiante épreuves
à l’heure.
Les Pld(jncs S. I. P., étiquette orange, lentes, spécialement
ada|jtées aux reproductions et clichés posés.
Les P/d(/di’s S. 1 . P., étiipiette rose, instantanées, donnant une
grande finesse de détails avec le minimum de grain.
Les PUdjdes S. I. P., étiquette bleue, extra-rapides, spéciales
pour grands instantanés.
Les spécimens de travaux exposés, travaux obtenus sur pa¬
piers S. 1. P. ou d’a|)rès négatifs sur plaipies S. 1. P., démontrent
(pie cette mar(|ue peut être classée parmi les meilleures.
Librairie et Éditions Photographiques.
Les éditions photographicpies étalent représentées par M. Charles
iVlendel et le Photo-Gluh de Paris.
SECTION FRANÇAISE. - R VPrURT DE I, V CLASSE 12
M. CHARLES MENDEL, présideiil de la Chambre Syndicale
des Fabricants el Négociants de la Pbotograpbie , exposait ses
pnblications périodiques el ouvrages pliotograpbiqiies.
[ji Photo-Revue, ariavée à sa dix-septième année d'existence,
est le pins répandu des joiirnanx pbologrnpbiipies français et du
continent tout entier. Elle s’adresse aux amateurs photographes
|)roressionnels cl, en général, à tonies les personnes ipii s’adonnent
à la pholograpliie, soit par distraction, soit par profession, soit
encore en vue de ses applications industrielles.
La Photo-Revue constitue, de ce fait, l’organe de vulgarisation
pholograpliiipie par excellence : elle a créé el entretient un mou¬
vement d'alVaires considérables, en portant à la connaissiince des
intéressés les nouveautés photographiques, les applications nou¬
velles, les procédés les plus récents.
IJIufonnation Photo^raj)hl(jue, organe du commerce el de l’iii-
duslrie photographique, s’adresse tout particulièrement à tous les
commerçants et industriels appartenant à la corporation photogra¬
phique ; indépendamment d’articles spéciaux consacrés à notre
commerce et à notre industrie en général, l’In formation Photofjra-
phifjue annonce régulièrement les nouveautés au fur et à mesure
de leur apparition. Un service spécial de renseignements fournit à
tous les commerçants el industriels appartenant à la corporation
pholographiipie toutes indications dont ils peuvent avoir besoin
pour leurs a lia ires.
l/Auiaiaire du Commerce et de riiidustrie Photo(ii'aj)/d(jues, qui
contient les adresses, classées méthodiquement jiar chapitres, de
tous les fabricants, commissionnaires ou marchands de fournitures
photographiipies : cet ouvrage se trouve actuellement dans toutes
les maisons importantes, non seulement en France, mais en An¬
gleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis et dans les pays d’outre¬
mer : il contrihue pour une large part à l'extension dos relations
commereiales des industriels et négociants français.
Photo-}Ja<ja:iiie, édition spéciale illustrée de la Photo-Revue,
est la seule revue pholograjihique hebdomadaire éditée avec autant
de soin et autant de luxe. Les articles qu’il publie sont dus à la
plume d’auteurs en renom ; les illustrations sont l’objet d’un ehoix
sévère qui n'admet ipie des épreuves irréprochables, tant au point
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
de vue (le rexéciilioii (|ii an poinl de vue dpi sens aiiisliqLie. Ajoii-
loiis que Pholo-McKjdzine, bien que publication de luxe, est édité à
un prix (pu doit le rendpe vraiment populaire.
La Revue des Sciences Photorjraphàjues recueille et publie les
travaux des saAGints (pii l'ont de la pliotograpbie et de ses appli¬
cations scientirK[ues l’objet de leurs recberebes : elle constitue un
recueil précieux de notes, d'études et de doemnents.
Les applications de la pbotograplile , les procédés employés
dans ces applications sont aujourd’hui si nombreux cpi’il était
Indispensalde, pour en faciliter l’étude, de les consigner, de façon
claire et piécisc, dans des ouvrages dont cbacun fût consacré à un
procédé, à une application déterminée. Cette tache, ]M. Charles
Mcndel n’a pas craint de l’assumer, et il a pu réaliser ce projet,
(piel(|uc téméraire (|n’il pût |iaraître. Sa Bililiotlièipie générale de
Pli otograpliie met aiijourd liiii à la disposition du professionnel,
de r amateur, de l’industriel, une série d’ouvrages embrassant la
totalité des connaissances photographiques. Cette bibliothèque,
contimiellement complétée et mise à jour, rend tous les services
(pie l’on en peut attendre et elle a, pour une très grande part,
contribué, elle aussi, a la vulgarisation de la photographie. Ajou¬
tons ipie c’est à M. Mendel également (pie revient le mérite d’avoir
le premier publié des ouvrages illustrés par la photographie d’après
nature : mode d’illustration ipii fut une révélation mise immédia¬
tement à contribution par les plus grandes maisons d’édition.
LE PHOTO=CLUB DE PARIS exposait ses magnifiques publi¬
cations consacrées à l’art pbotogTapbicjue, dont l’inniieiice a été si
féconde, non seulement en France, mais encore à l’étranger.
Les soins rallinés dont elles sont l’objet au point de vue de
l’impression, des reeberebes typographiipies, du choix sévère des
Images, ont assuré leur succès près des amateurs éclairés et des
bibliophiles.
C’était d’aliord la Revue de Photor/rap/de, organe mensuel, qui,
en iqod, a remplacé le bulletin illustré (pie le Photo-Club publiait
depuis i8()i. Cette substitution à un bulletin particulier d’un
organe plus important, présentant un caractère général, se justifiait
par la situation grandissante du Club et la position, par lui
DOME CENTRAL DU
HALL DES INDUSTRIES.
t
V
'
SECTION FIIANÇAISE. - KAPl’OHT DE LA CLASSE 13 yO
con(|iiisc, de dirceteui’ du iiiuuvemenl (|iii enipoile la pliolograplile
d’amateurs vers les conipièles artistiques. La Jieinie coiitriliue
puissamment a enlreleiiir ce mouvemeul, à raccélércr, à le diriger,
laul pai' ses articles, dus aux plumes les plus auloi'isées, ipie par
scs illuslralious qui mcllcnt sous les yeux de tous, l'eprodiiites avec
lidcdité, les épreuves les plus originales des artistes de tous pays.
La diil'usiou rapide de tous les procédés nouveaux qui permettent
l’Intervention personnelle, les progrès constatés eliaque année dans
la production des amateurs, sont dus pour une grande part a l’In-
lluence licureuse de cette publication.
A coté d’elle le Photo-Cliil) de Paris fait paraître, sous le vocable
général de Blhliol/ièijae de l(i Revue de P/iolofjrdphie, une série
d’ouvrages illusiiés traitant cbaeuu d’un sujet spécial. Le livre
Roiw /es Dé/ndaids^ de MIM. CL Puv O et E. Wallon, a ouvert cette
série, continuée |)ar Le R/‘oeédé à /a (lomuie, de .M . CL Piiyo, dont
la première édition a été épuisée en (piebjues mois. D’autres livres
sont en préparation.
Dès les premiers Salons créés par son initiative, le Pboto-Cjlub
de Pans avait conqu is ipi il inqiortait de répandre dans le grand
public et de placer sous les yeux de tous ceux ipie les circonstances
tenaient éloignés de ces Instructives manHestatlons, des spécimens
montrant ce (|uc la pbotogra|)bic était en puissance de donner entre
les mains d’artistes originaux. De bà une série d'albums annuels,
publiés après cbaque Salon, en iSq'i, i8()5, iSqti, etc., et conte¬
nant, reproduites en liéllogravure avec grandes marges, les œuvres
les plus typl(|ucs et les plus remanpiées.
Enfin , a l’occasion de l’Exposition universelle de iqoo, a paru
/' EslJiéluiue de /a P/iolofii^ajdde, volume formant une sorte de traité
général de photograplilc pictorlale, et contenant de très nombreuses
Illustrations. Ce livre a été établi avec une grande rccberche:
ornements en couleurs. Impression séparée du texte et des gravures,
celles-ci avec dessous typograpliiques, rien n’a été négligé pour en
faire un modèle d’impression parfaite. Aussi le succès a— t-ll
récompensé encore une fols l’eirorl et rinitiative du Pboto-
(dub de Paris ; l'Esl/i('di(jue de la P/iolorjraidde est actuellement
épuisée.
7-4
EXPOSITION INTEKNATTONALE DE LIÈGE
Procédés Photomécaniques.
IjR pliolographie a apporte une véritable révolution dans les
arts graphiques et l’industrie du livre par les procédés de gravure
en relief ou en creux dont elle a permis rapplicalion. Les jour¬
naux, les publications modernes, livres, revues d’informations
d’art, de science, de sport, etc., ont pris un essor rapide, grâce à
la ressource précieuse, que leur ollraient les procédés pbotoméca-
niipies, de mettre sous les yeux du lecteur rapidement et avec une
lidébté irréfutalile l’événement du p)ur ou la icproduction d’un
objet (piel (pi d soit avec une précision ipie le dessin ne peut
atteindre. (1 est là peut-être une des plus lielles applications de la
pbotograjdiie. car elle assure pour l’avenir la conservation de docu¬
ments précieux aux historiens de notre temps et de nos mo'urs et
pei’inet pour le présent la vulgarisation l'apidc, par cette grande
éducatrice ipi est l’Image, de tout ce qui peut être un sujet d’ensei¬
gnement pour les yeux.
Ces procédés ont atteint déjà une grande perfection et sont
pratiqués d’une façon remaripiable par nombre de maisons en
France et à l’Etranger, mais nous sommes convaincu qu’ils sont
appelés encore à de nouveaux progrès cpii en faciliteront la mise
en pratique et leur ouvriront de nouveaux champs d’application.
La classe 13 montrait par ses envois dans cette branche Industrielle
de la photographie ipi elle pouvait rivaliser avec les maisons si
justement réputées de l’étranger.
M. BARRET, à Paris, présentait de fort beaux spécimens de
photogravure, mais, indépendamment de ces travaux exécutés avec
le plus grand soin et qui sont d’une application courante, nous
devons signaler d’importantes innovations exposées par la maison
Parret et sorties de scs ateliers.
C’est d’aliord un médaillon en photosculpture sur argent,
exécuté d’après photographie. C’est la première fols que nous
voyons résolu de façon aussi parfaite ce problème de la photo-
SECTION FKAxNÇAlSE. UAPPOliT DE LA CLASSE 12 7 5
grapilie en relief. Ce procédé nouveau el unicpie aura, nous n’en
douions pas, le plus grand succès.
Nous voyons ensuite deux applications de la pholographie qui
nous paraissent appelées à un très grand avenir industriel : une
photographie sur porcelaine dure sous-émail, cuile au grand feu de
four, à une température de 1.800 degrés; c’est là nue voie nou¬
velle qui s’ouvre a l’art céramique moderne, aussi bien pour la
décoration de la poterie de luxe que pour celle des menhles. Dans
le même ordre d’idées, la maison Darret expose un tal)leau en cou¬
leurs sur porcelaine, émail cuit au feu de mou lie.
Elle a ainsi résolu de façon absolument parfaile et cotnplète le
problème de la photographie inaltérable : ces travaux photogra¬
phiques, exécutés dans les ateliers llarret, jmurronl subsister,
durant des siècles, sans (pie l’image en soit le moins du monde
appauvrie ou diminuée d’éclat et de vigueur.
M. FERNIQUE, à Paris, exposait de lieaux spécimens de travaux
exécutés dans ses ateliei’s : photogravure en noir et en couleurs.
EXrO.SlUON IM’EIVXATIOXALE DE LIEGE
7<^
tricliroinogiax uie, repi'oduclions au liait et en demi-teintes ; celte
exposition se distingue par la perfection du travail et le choix des
sujets exposés qui dénotent d’une grande hahiielé professionnelle.
M. L. GEISLER, aux (diatelles, avait une très importante expo¬
sition on I on pouvait admirer de magniliques spécimens de photo¬
gravure en noir, photochromogravure, simili aquarelle, etc. Presque
toutes les impressions exposées témoignent d’une dilhculté spéciale
vaincue et les épreuves trichromes atliraicul particulièrement l’atten¬
tion par la justesse de leurs coloris. Jja maison Geisler est sans
contredit une des premières maisons françaises et la seule qui réu¬
nisse à la fois la fahricalion du papier, l'exécution de la gravure
et les impressions de luxe, aussi sa réputation universelle lui
vaut les commandes suivies de grands éditeurs italiens, suisses et
allemands.
M. S. HEUSE, ù Paris, avait réuni un très bel ensemble
d’épreuves en héliogravure d’une liellc exécution. Nous avons parti¬
culièrement admiré sa carte du ciel et ses épreuves en couleurs.
M. LE DELEY, à Paris, a popularisé les sites, monuments et
curiosités du « Peau pays de France ». par ses éditions de vues
stéréoscopiques, ses albums de villes et ses collections de cartes
postales exécutés en pholocollographie, dont nous voyons ligurer
à Liège les plus beaux spécimens. Tous les travaux de cette maison
sont d’une exécution parfaite et l’impression sait bien mettre en
valeur la reproduction des sujets les plus délicats.
MM. PRIEUR ET DUBOIS ET C'% à Puteaux, présentaient de
très remarquables épreuves de tirage en trois couleurs. Nous avons
remarqué tout spécialement des portraits d’après nature et des
reproductions de tableaux présentant des diiricultés toutes particu¬
lières, dont l’exécution était remarquable.
M. H. REYMOND, a Paris, exposait liiiit cadres contenant de
très lielles reproductions en noir et en couleurs. Ces épreuves,
pour la plupart de grande dimension, montrent toute l’habileté de
SECTIOIV FHA^'ÇAISE. - UAPPOHT DE LA CLASSE 12
77
M. Reymond et la perfection qu’il apporte dans ses travaux. Ses
reproductions d’aquarelles étalent particulièremnl dignes de l’admi¬
ration de tous. La maison Reymond, qui a déjà obtenu de hautes
récompenses, justifie pleinement la grande réputation qu’elle s’est
acquise dans ce genre de travaux.
La photographie professionnelle.
La Photographie professionnelle française était représentée par
ses artistes les plus connus et jiar l'importante collectn ité organisée
par la Chambre Syiulicale de la Photographie et de ses applications,
ipii avait réuni un ensemlile très important propre à donner une
excellente idée de la photographie professionnelle en France. Nous
devons, ici, féliciter M. Roiirgeois, président du Comité, d’avoir
provoipié CCS expositions collectives et M . Vallois, président de la
Chambre Syndicale, ipii a organisé cette participation à l’Exposi¬
tion de Liège, en l'acilitant à un grand nomlire de professionnels
les moyens de prendre part à des manifestations dont les frais les
tiennent souvent éloimiés ; nous sommes heureux d’avoir trouvé
c
encore, dans cette occasion, un témoignage de l’excellent esprit de
solidarité ipii anime toute la corporation.
Presijiie tous les envois étaient hors pair et montraient la ten¬
dance de plus en plus prononcée qu’ont nos grands portraitistes
de s’allranchir des liens dans lesipiels le gont d’un public spécial
senddait les enserrer pour lui inspirer une plus saine notion de
l’art. Nous ne saurions trop ajqdaudlr à ces courageuses tenlatiAes
(pu ont déjà porté leurs fruits.
M, PAUL BOYER, dont le nom est liien connu de tous ceux
ipii s'intéressent à la photographie, exposait ipielipie, s-uns de ces
beaux portraits qu'il exécute avec une maîtrise impeccafile, de ma¬
gnifiques études parmi lesquelles nous avons remaripié une tète de
Christ admirable de sentiment, ipii montre le doigté délicat et
l’excellence de l'artiste dans tous les genres. M. Royer exposait
également ipielques épreuves obtenues à la lunnère arlifieielle dont
78
EXPOSITION INTEHNATIONALE DE LIEGE
il s’est fait une spécialité; nous l'appellei'ons, en elïet, que M. Boyer
fut un îles pi'eniiers à avoir réalisé la possibilité de faire de la plio-
tograpliie au théâtre et de reproduire des scènes complètes, grâce à
des appareils dont il est l'inventenr.
MM. BRAUN, CLÉMENT & C''’, à Paris, présentent de superbes
reproductions de nos grands musées nationaux, exécutées sur
papier au charbon. Un se fait dillicilement une idée des dillicultés
ipi’il y a à surmonter pour arriver à des résultats aussi parfaits.
Nous voyons aussi ligurer de fort belles béliogravures, tirées en
teintes divei'ses, et ipii reproduisent, axec une délicatesse extraor¬
dinaire et une perfection absolue, les plus belles toiles anciennes et
modernes.
Iai col/eclivilr r/c /a ( 'Jidirilirr SyiKlica/.e de la Phodxjraplàe el de
ses apidiealions occupait un large emplacement et comprenait les
envols suivants ;
M. AUTÜN, au Havre, présente de bonnes pliotograpbles, mais
n’olfrant par ailleurs aucune particularité ipil soit à signaler. Nous
en dirons autant de M. BENART, ;i Paris. L’envol de M. BOYER
(Paul), il Paris, attire davantage I attention et nous montre (|uel(pies
ceiivres de maître.
M. BOUCHER, il Paris, a envoyé ipielipies émaux et l)i|Oux:
pliotogra|)luc vitrifiée très bien exécutée, sons tous les rapports.
Les (buaiix iitrdiés pliotograpliupics sont demeurés la spécialité
de (pielqiies rares |irofessionnels rpii excellent dans ce genre de
traiiiiix: iM. Bouclier est du nomlue de ceux rpii ne se sont laissé
rebuter par aucune dilliciilté |.)our produire un travail parfait et
irréprochable. Il est ii jirévoir ipie I emploi des proeédés pbotogra-
phiqiies pour la production d émaux vitriliés inaltérables prendra,
avec le temps, nue plus grande extension et se généralisera à 1 ni—
diistrie eéramupic en général.
M. DAVID, à Levallois, expose de très lions portraits : bonne
tecbniipie, éidairage excellent du sujet, suppression de tous les
aei'cssoires inutiles et des détails (|ui musent ii funité de fépreuve.
SECTION FRANÇAISE.
RAPPORT DE EA CLASSE 12
79
M. desbois, à Paris, dirige un des premiers ateliers parisiens
pour l’agrandissement photograpliicpie ; il présente de très beaux
spécimens de son travail, agrandissements en noir, polycliromes
au cliarbon, agrandissements retouchés au pastel, cpii dénotent
d’un goût parfait et d'une ti’cs grande expérience.
M. DUBREUIL, à Orléans, présente ipielques bons portraits,
bien exécutés. Nous en dirons autant de l’envoi de M. FALCINY,
à Dunkeripie.
M. FAURE, à Lille, excelle dans tous les genres : il avait réuni,
il Liège, une belle collection de travaux exécutés dans ses ateliers,
travaux ipie nous croirions plutôt sortis d un atelier parisien en
renom, (pie d'un atelier de province; Paris n’a pas le monopole du
talent et de Fart, nous sommes beiircux de le constater.
M. FREON, avenue du Koule. à Neuilly-sur-Seine, nous semble
être sur la bonne voie ; à part (piebpies petites imperfections, bien
insigniHantes à la réalité, son émoi nous indicpie un goût très
sûr et une connaissance ap[)rofondie de la teidmiipie pbotogra—
|)bi(pie.
M. QARNIER, à Paris, présente des auivres iinjieccaldes au
point de vue de la disposition du sujet, de son éclairage et de l’exé¬
cution des opérations elles-mêmes.
M. QENDRAUD, à Clermont-Ferrand, rom|it avec le conven¬
tionnel : il s’esl largement inspiré des Salons du Pliotu-Club de Pans,
et y a puisé les meilleures notions ; son exposition tranche avec les
cadres ipii l’environnent et nous devons reconnaître ipie cette nou¬
velle école, personniliée par M. (îendraud, produit des ouivrcs tout à
fait remanpialdes. Il faut, de plus, féliciter M. (îendraud d’avoir
osé rompre avec la tradition et remonter le courant de 1 opinion
publiipie.
(Jù donc M. GERSCHEL peut-il bien s’inspirer? Ce n’est assu¬
rément pas parmi les maîtres français de la photographie. Il nous
semble, en elVet, reconnaître une école spéciale incarnée dans la
personne d un photographe en renom de Hambourg. (Juoi ipi il en
So
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
soit, M . Gerscliel n’a pas à en rougir, car le premier moment de
surprise passé, nous nous accoutumons à ce genre, nouveau en
France, et nous Unissons par 1 aimer et l'admirer. M. Gerscliel
sait lirer un parli admirable de ses modèles et de son éclairage.
aussi son envoi, qui comportait onze cadres, a-t-il été particulière—
ment remarqué.
M. QIRAUDON, ii l’aiis, présente une collection superbe de
reproductions des toiles les plus célèbres et des marbres les plus
connus des principauv musées européens, (les reprodiiclions exé¬
cutées sur papiers pigmentaires de couleurs diverses sont d’une
lierl’ectlon absolue; il est à noter, du reste, ipie la maison Giraudon
est considérée comme une des premières pour réditlon des [ilioto-
gra|)liies relatives à I histoire de l’art eu général.
M. LAZON, il (lamlirai, avait fait un envol composé de lionnes
pbotograpbles de l'actiire courante.
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
8i
Nous ii’avons rien de bien saillant à signaler dans les envois
de MM. LÉON & LAMOTHE, à Paris, MARTIN, à Nantes, MER=
CIER, à ^ersadles, f|iii sont de bonne exéciilion matérielle.
Avec MM. MOREAU FRÈRES, NADAR et PIERRE PETIT,
nous arrivons à trois sommités de la Pbotograpliie ; ces noms nous
dispensent de tout commentaire et un seul terme nous semble
capable d’apprécier ces envois à leur juste valeur ; ces épreuves
réalisent la perleclion, autant (|ue cette perfection peut (Mi-e atteinte
en pliotograpbie.
M. PETITON, à liouen, nous paraît avoir beaucoup d'avenir :
sujets ties bien traites, usage judicieux de I éclairage et des acces¬
soires, très bonne exécution teclmiipie.
L envoi de M. POYET, à Epernay n’est pas dépourvu de mé-
lite, nous le trouvons un peu lailile sous (pielipies points ce|)endant
et il nous a été donné en d’autres circonstances de voir des travaux
beaucoup plus intéressants sortis du meme atelier.
La SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE PHOTOGRAPHIE dont nous
avons parlé déjà par ailleurs, présentait une magniH(|ue collection
d’épreuves obtenues sur ses divers papiers et d’après clicliés Neur-
dein, Walery, etc. Exposition très remaripiable et par le nombre
et par le choix des sujets.
M. VALLOIS, Président de la Chambre Syndicale de la Photo¬
graphie et de ses ajiplications, avait un envol très remanpiahle de
ces magnlli(|ucs portraits dont II a la spécialité, M. \ allols expo¬
sait également en dehors de cette collectivité et nous reviendrons
sur son nom.
M. VIZZAVONA présente de bonnes pliotograpliies au charbon
de teintes diverses, sujets bien traités et bien exécutés au point de
vue de la tecbniijiie.
M. DE WAERE est spécialiste pour la peinture des fonds plio-
tograpbi(|ues et accessoires de pose pour ateliers ; les articles (|u'il
présentait à Liège nous paraissent de nature à lui amener Infailli¬
blement la clientèle îles protessionnels.
82
EXPOSITION INTEUNATIONALE DE LIEGE
M. WINQAARD, à Boulogne-sur-Mer, avait un envoi très bien
choisi et qui dénote tbun talent réel.
M. DESBOIS, à Paris, que nous avons déjà cité dans la collec-
üvité de la » Ihainbre Syndicale, avait une belle exposition particu¬
lière. Celle maison s est fait une spécialité d’agrandissements de
toutes dimensions retoucbés, d’épreuves au charbon, d’aipiarelles
et pastels el montrait (jiielipies épreuves remaïquables d’exécution
d’après des négatifs de MlVl, Boissonnas et Paul Boyer.
M. MANUEL, à Paris, exposait d intéressants portraits en noir
el des agrandissements rehaussés de couleurs. L’atelier de M. Ma¬
nuel puiit d’une ré|)ulation excellente ipie justilic ses envois à
Liège.
M. OTTO, à Paris avait envoyé quelques-unes de ses ceuvres
bien laites |)our faire a[)précier tout son talent d artiste et d’opéra¬
teur émérite, La LeUt'e à ( iraiid-Pè/'c, Une liéjtélition Générale, les
deux portraits d bonmie el le portrait de femme étaient en tous
points icmanpiables. Toutes ces œuvres étaient exécutées sur des
papiers à dépouillement, ce dont nous ne saurions trop féliciter
\L Ctlo.
M. LANDOUZY, à Denain, axait envoyé un agrandissement au
cliarlion, L’A'i'enle, d’après le poème de Coppée, d’une lionne con-
ci'plion, mais qui aurait peut-être gagné à être davantage idéalisé.
MM. SPECHT & BELLON, à Paris, sont spécialistes pour les
agrandissements au charbon et au bromure : ils nous présentent de
belles épreuves en noir, polychromes et retouchées au pastel ou à
l’afpiarelle.
STUDIA LUX, ( jiholographie de la Revue T/iéàlra/e), nous
montre les excellents résultats que peut donner la photographie
il la lumière artiliciclle. Les épreuves exposées témoignent de la
très grande habileté professionnelle de M. Coulure, directeur de
cet atelier.
M. E. THOUROUDE, à Paiis, expose une collection d’épreuves
SEGTIO>’ FRANÇAISE. - liAFPORT DE EA CLASSE 12
83
niicrogTaphi(|ues : c est une a|)plicalion loule spéciale de la pliolo-
grapliie, (|ui demande une pratiijue consommée de la (diambce
noire el du mici'oscope. (les épreuves onl donc le double mérite
de l’intérêt et de la dilficulté vaincue.
M. VALLOIS, à Paris, Président de la (Ibatnbre Syndicale de
la Pliolographie el de ses applications, présenh' de beaux poriralls
d une exécution iri'éprocbable cl Inès sui’ papiers au plallne. au
Inomuie et au cbarbon. M. ^^allols a Iraili' de main de maîlre
certains sujels (pil, par leur nalure même, élaieni pliilnl liiyrals el
a bail [ireuxe d un laleni e\c('|)lionnel ampiel nous sommes Ikmi-
reux de rendre bomma^e.
La Photographie d’Amateurs
l.a pbolograjibie d’amateurs élail représenlée, de façon très
intéressante, par l’envoi collectif du Pboto-Clul) de Paris. L’Impor¬
tance de cet envol, (|ul comprenait 77 (cuvres dues à exposants,
constituait pour la classe 12 une réelle attraction, car II montrail
84
EXPOSITIOÎV INTERNATIONALE DE LIEGE
d'une façon très complète quels sont les goûts et les tendances des
amateurs français. Le Photo-Club de Paris rassemble, en elTet,
tous les amateurs de talent qui s'adonnent à la photographie arlis-
tique . et la
réputation
de nombre
d’entre eux
a . d ep U i s
longtemps,
passé les
frontières.
Ci race à ces
talents qu’il
a groupés et
encouragés ,
g r à c e aux
ressou rces
inqiorlantes dont il dispose et qu’une administration diligente et
éclairée a su mettre en oHivrc, le Pboto-(üub de Paris est. depuis
de longues années, le représentant de l’école française de pholo-
grapbic. C’est par son initiative et sous sa direction exclusive qu’a
été créé eu 1894, è Paris, le premier Salon international, et, depuis
lors, chaque année, avec un succès grandissant, il a renouvelé cet
elfort désintéressé. L’inlluence heureuse de ces Salons est trop
connue pour qu’il soit utile d’insister. A eux sont dus les progrès
réalisés chaque puir dans la tecbniijuc. l’airmement du goût des
amateurs, la dlllusion. enfin, de l’art pb()togra|)bique, qui s’est tra¬
duite par de nondireux Salons ouverts dans les villes de province,
sous le patromige et avec l’appui du Photo-Club de Paris.
Ce dernier est aussi entre les amateurs français et les Sociétés
étrangères un intermédiaire obligeant; il entretient avec celles-ci
des relations fécondes en résultats excellents.
Enfin le Photo-Club de Paris ne borne pas son action de propa¬
gande à ses Salons annuels; il s’est fait éditeur et, par ses journaux
périodiques, ses brochures, ses livres, — dont il est (piestion à un
autre chapitre de ce rap[)ort, — il entretient et dirige le mouve¬
ment dont il a été l’initiateur.
SECTION FKANÇAISE.
KAPPOHT DE LA CLASSE 12
85
SECTIONS ÉTRANGÈRES
BELGIQUE
A P rès la Section hA-ançaise, la classe 12 Belge était certaine¬
ment la plus complète, car nous y avons trouvé représentées toutes
les Industries pliotographlipies ayant pris ipielque développement
en Belgiipie. Il est regrettable ipie remplacement accordé a la
photographie dans la section Belge ait été aussi sacrilié, car, non
seulement il semblait sc dissimuler aux regaids des visiteurs, mais
son éclairage était assez défectueux ; quoi ipi’il en soit, le Comité
de la classe avait tiré le meilleur parti possible des circonstances et
nous ne pouvons que lui adresser des félicitations sur son œuvre.
Bes constructeurs sont peu nombreux en Belgique; aussi
n’avons nous rencontré ijue deux maisons ayant exposé.
M. J. FRENNET, à Bruxelles, présente plusieurs appareils d une
exécution parfaite a tous les points de vue et donnant une très
haute idée de son habileté. Nous trouvons là sans doute des instru¬
ments dlITérant, sous bien des rapports, des modèles que nous
avons vus ligurer dans la section française ; mais M. Frennet doit,
avant tout, se préoccuper de satisfaire aux demandes de sa clientèle
lielge. et à cela nous pouvons dire qu’il réussit parfaitement. Ses
appareils trouvent, meme en France, le meilleur accueil auprès des
amateurs, de ceux surtout (|ui s’adonnent à la photographie spor¬
tive, et, en général, ;i la photographie d’ohjets en mouvement :
scènes de rues, courses, etc.
M. CH. HOFMANS, à Bruxelles, expose dillérents appareils de
sa construction, d'un travail des plus remanjuables comme lini et
comme précision :
Un appareil pliant à obturateur de plaque, ipii se distingue des
86
K VrOSlTK»» INTKKNA'l lON.VLE DE LIEGE
modèles similaires de eonslruclion française ou allemande par un
voimne un peu plus réduit et parle dispositif pour le déccnlremeni
de l'olijecld': ce décenli-emenl s’opère dans tous les sens, au moyen
d'une plaiulietlc tournante sur la(|uellc est monté le système
opti(|uc.
Jj’obtuiateur est a fentes variables, se réglant de l’extérieur ou à
l'Intérieur, au choix de ropéraleur ; les vitesses d’obturation sont
modlliées, soit par la tension du ressoi t moteur, soit par la largeur
de la fente : les vitesses peuvent ainsi varier de i i5® à i/ looo® de
seconde.
IjC meme dispositif a été appliqué à un appareil pliant, format
() id ou () >< i8, donnant à volonté des épreuves stéréoscopiques
ou panoraniKpies et dont la séjiaration se manouivre automatique¬
ment de l’extérieur.
]M. Ilofinaiis eonstrmt également une jumelle stéréo-[)anora—
inique, à obturateur de plaque et dont la séparation s’eseamote de
rextérieur, cpiclle (|ue soit la position des olijectifs et de l’obtui’a-
t('ur. ( iette jumelle est établie avec tout le soin désirable, et son
prix modique doit eu faire un instrument vraiment populaire.
Mais la eréation la jibis earaetérist iipie de M. Ilofmans est
eertainement son appareil à miroir et à long tirage : avec cet appa¬
reil l’opérateur peut voir, a tout instant, le sujet à photographier
et axa^e les dimensions exactes ipi’il aura sur la plaipie sensilile.
L'olitiirateur est du système à rideau passant devant la pla(|ue, et
il permet d'cqiérer avec une ouxerture variant de a imllmiètres à
.0 centimètres, ce qui donne une graduation de vitesses variant
de i/i5 à I looo de seconde. M . Ilofmans expose aussi un
apjiareil stéréo— panoraniHjue établi sur les memes principes : la
forme élégante, le volume et le poids réduits de cet instrument, la
simplieité et la sûreté de son mécanisme, lui assurent un succès
meontcstalile.
Dans la vitrine de M. Ilofmans, nous remanpions également
une détective de constriietion sjiéeiale pour climats chauds et
bumides ; une rallonge s’ada|itant aux cbamlires à main pour l’uti¬
lisation d’objeetifs de long foyer; dill'érents appareils agrandisseurs
avec écbelle pour ragrandissement automati(|ue en formats donnés;
un appareil a combinaisons multiples se transformant, au moyen
SECTION FRANÇAISE. - RAI’l'ORT DE E\ CLASSE 13 8“
d’allonges, en chambre G laX^f), 9X12 ou idX appa¬
reil peut rendre certains services, mais ce système d'allonges ne
nous paraît pas constituer un progrès bien réel dans le cas
présent.
Nous devons dire de M. Ilofmans ce ipie nous avons dit déjà
à propos d'un constructeur français : c’est un mérite (le savoir faire
bien et bon marché.
Plaques, Papiers, Produits chimiques.
L^industrle pbotoebiml<|ue était bien représentée, et nous avons
pu constater (|ue nos voisins possèdent d’excellentes fabriipies de
produits pbotograpblipics. La Belgique, si l’on tient compte de bi
faible étendue de son territoire, ne semlile rien devoir envier aux
autres nations sous ce l'apport.
MM. QEVAERT & 0“', à \ieux-l)ieu, près Anvers, peuvent être
considérés, à l'heure actuelle, comme les premiers fabricants lielges
de papiers pliotograpliupies, si nous classons ces maisons [lar ordre
d’importance. La maison (jcvaert possède en elTet des succursales
a Paris, Berlin et Vienne. Son exposition, disposée avec art, a fait
une excellente impression sur le public et sur le jurv lui-même.
Nous voyons en premier beu un beau portrait de Nadar, sans
doute pour llalter notre amour-propre français, un Nadar simple,
naturel, un Nadar intime. De lieaiix [laysages sur pa|)lcr ('a/ciiun;
de magndi(|ues épreuves sur papier a la celloïdlnc de tons Aarlés,
(|ul témoignent de la riebesse de la gamme <|uc donnent les papiers
Gevaert à la celloïdine : sépia, noir, etc.
De beaux portraits sur papier Oriho-hrom : ce papier, |)réparé
sur un support de choix, se fait en deux sortes d émulsions :
rapide, pour images douces ; lent, pour images à contrastes.
IjC papier Ridax, de la même marque, est un pajiler à dévelop¬
pement émulsionné au cbloro-bromnrc d argent : il fournit des
images très bien modelées et s adapte tout particulièrement aux
tirages artistiques; il peut, jusqu a un certain point, rivaliser avec
EXPOSITION INTEHNATIONAEE DE LIEGE
88
les papieis à la eelloïdine. Le Rhhix se manipule à la lumière ordi¬
naire (1 une liongie.
Le BtueStar Paper est un papier très populaire, pour tirages
par noircissemenl (lircct et se Irailanl par simple virage ; il se
recommande tout paiiicidièremenl par le soin appoilé à sa fabri-
calion et la simplicité de ses manipulations en même temps que
pai' sa l'égularité.
M. VAN MONCKHOVEN expose une série d’épreuves obtenues
sur papiers au cbarbon de sa fabrication. Devons-nous dire que les
épreuves exposées n'étaient point précisément faites pour impres¬
sionner favorablement le .lury; le ton s’accommodait, en effet, assez
mal avec le sujet et c’est ainsi que nous avons pu voir cette bizar¬
rerie de mers rouges et d’enfants bleus : lirais nous devons avant
tout, cbercber la (pialité du produit, et elle est ici indéniable; la
maison Van Moiickboven joint au reste d’une réputation univer¬
selle qu elle s’est ac(|uise, par l’excellence de ses papiers au char-
lion, adoptés par la plus grande partie des photographes profes¬
sionnels du monde entier.
M. D. TACKELS, à Cland, expose un grand nombre d’épreuves
olitemics sur ses papiers Sienna et d’après plaques Iris. Deux
immenses panneaux d’une exécution de maître ont surtout attire
l’attention.
11 y a lieu de signaler en outre un beau portrait d’Elisée
lleclus, ainsi qu’un sujet du genre lîallerf'ly r|ui aurait demandé a
être moins matérialisé par le photographe, d’autant plus que le
sujet s’y prêtait merveilleusement. En résumé et malgré quelques
petites imperfections dues a la seule faute de l’opérateur, cette
exposition est de nature à nous donner une excellente impression
des produits manufacturés par la maison Tackcis. qui jouit du reste
en Belgifpie d’une grande réputation.
Il est regretta lile que nous n’ayons pu voir figurer à Liège
d'autres maisons appartenant à cette branche de l'industrie pboto-
grapbi(|ue. Nous aurions pu avoir une idée plus générale de la
situation exacte de l’industrie pbotocliimique belge.
SECTION FKANÇAISE. - UAPPOHT DE 1,A CLASSE 12
8',)
Ministre des AITaires étrangères, dans son cahinct de Iravad ; celui
de M. Jules de Trooz, Ministre de rintérieur, et surlout nn beau
groupe de trente et une personnes (les Membres des Légations
étrangères à la Cour de lîelgltpie), dans lequel ou ne constate pas
une défaillance et où toutes les physionomies sont traitées d’une
façon absolument supérieure. Le seul reproche ipi’on pourrait lui
faire, c’est une crudité de tons, un éclairage trop vif qui semble
indicpier moins de science que chez certains autres pi'ofessionnels
bel ges, et surtout un abus de la retouche ipii lui a nui dans l’esprit
des jurés.
La Photographie professionnelle
|ja photographie professionnelle réunissait d’eAcellents envois
des premières maisons de photogra|)hie.
M. BOUTTE, à Bruxelles, présentait de beaux agrandissements,
parmi lesquels nous avons remartpié le portrait de M. Favereau,
PAL.VIS DES BEAUX. ABTS.
EXPOSITION [M’EltNATIONAEE DE LIEGE
!)'J
M. QILLARD, à Tjiège, exposait sept caiires : beau travail, digne
(le nos bonnes maisons parisiennes. Ses agrandissements sont très
bien exéenlés et témoignent d’une science approfondie, d’une
connaissance parfaite du métier et d’un goût artisti(|ue très réel.
Le -lury s’est peut-être montre un peu sévère pour M. (Jillard.
M. HUBERT QOOSSENS, à Liège ; Bonne exposition dans
la(|uelle nous avons remar(|ué entre antres sujets uu Hall de la
Manufacture d’armes de .lupille-lez— Liège, d’une exécution fort
dillicile, avec sa multitude de tours et de maebines dont la surface
lirillante, de meme (pie l’éclairage tout sjiécial favorisaient grande¬
ment le halo. Un portrait d’intérieur remar([uable, en 5o X Go. avec
éclairage de face provenant d’une fenêtre: sujet supérieurement
traité et digne d’un maître. Il est vraiment dommage cpic nous
trouvions, à c(')té de ces ceuvres excellentes, un ouvrier au tour
d’une facture fort discutable , mal éclairé et dans le(piel une
abondance excessive d'accessoires nuit à l’ unité du tableau.
M. THÉDORE JENSEN, à lienaix, présente des épreuves d’une
bonne facture courante au point de vue purement tecbnl(|ue;
malbeureusement, son agrandissement d'un grou|ic de famille est
vraiment trop vieux jeu : tout le monde pose, on le sent trop bien,
et cela cboipie.
MM. MENQEOT FRÈRES, à Ubalclet, nous présentent nialbeu-
rcusement. parmi d'excellents petits sujets, un agrandissement (pii
tient trop de place cl cela d’autant plus ([u’il est mal éclairé.
LA PHOTO=COMPAQNIE BELGE, à Bruxelles, expose une série
de bonnes é|)reuves dont elle iiubipie le prix ; i fr. ()5 c. la
douzaine. C’est de la pbotograpbie commerciale bien exécutée :
Portraits visite, albums, agrandissements, groupes, etc.
M. MARISSIAUX, a Liège, avait fait de magm’rupies envois et
nous sommes heureux de rendre ici un bommaiie très sincère a son
talent d’artiste et d’opérateur hors pair. La série de sléréogrammes
([u’il exposait dans la section des Mines, et (jui comportait plusieurs
.SEGTK l'KA^ÇA ISE .
HAITOHT DE EA CEAMSE 12
1)1
ceiilalnes de sujets, était en tous points admirable et témoignait
d Une maîtrise cpie l’on peut égaler mais non dépasser, l/œuvre de
M. M arissiaux nous initiait à tous les détails de la vie du mineur et
de l'exploitation des mines de charbon. Le sujet était plutôt ingrat
et compoi'tait des dillicultés d’exécution à première vue insurmon—
tabi es. M. M arissiaux a résolu toutes les dilbcultés par son travail
et son énergie, et son tempérament artistique a su donner au
moindre sujet un intérêt qui a fait l'étonnement et l'admiralion
de tous.
|ja haute récompense que le Jury a tenu à lui accorder n’a été
que la juste sanction de tous ses mérites.
CLERBOIS & FILS (Atelier KLARY), à Ihuxelles, exposait
dix cadres dont une fort belle épreuve coloriée. Parmi scs agran¬
dissements, il nous semble reconnaître certaines silbouettes bien
connues et entre autres celle d'un Ministre belge, celui du Travail.
L’atelier klary semble du reste être l’Otto ou le Nadar de Hruxelles
et nous trouvons parmi son exposition de très beaux portraits de
ypne Dudley, de M''® décile Thévenct, de l’Opéra-Comique. En
résumé, très bonne exposition d’ensendile où l’on trouve tous les
genres, épreuves au charbon, au bromure, pastels, émaux, etc.,
d’une exécution absolument parfaite.
L’ADMINISTRATION DES PONTS ET CHAUSSÉES exposait
dans un pavillon spécial de nondneuses séries de vues documen¬
taires toutes d'une très belle exécution et fort bien présentées.
Procédés Photomécaniques,
Les Pre icédés pbotoniécaniques étaient représentés par deux
maisons ;
MM. K. et P. JUMPERTZ, à Etterbeek, près Pruxclles, expo¬
saient quehpies excellentes épreuves en pliotocollograpbie ; mais
pourquoi faut-il qu'à côté de ces beaux spécimens de leur industrie
nous ayons trouvé des séries de cartes postales vraiment banales
comme aspect et comme exécution!*
EXPUfSlTIOrv' IINTERJNATIONALE DE LIEGE
L’Exposilion des ÉTABLISSEMENTS JEAN MALVAUX, à
Hriixclles, niojilre loul le degic de peiTection rpie peut atteindre au¬
jourd’hui l’exéculion des clichés en typogravurc et en chroniotypo-
graxure. Ija maison Malvaux exposait à la classe 12 et à la classe ii
et ces deux expositions extrêmement complètes comportaient une
variété de sujets constituant une véritable gamme de dilhcultés vain¬
cues. Heproductions d’aquarelles, peintures à l’huile, dessins à la
plume et au lavis, sujets d’après nature, portraits, paysages, sculp¬
tures et objets d’art industriel, tout y est traité avec une rare per¬
fection. Aussi la réputation de MM. Malvaux est-elle aujourd’hui
universelle et c est à eux ipie s’adressent les grands éditeurs de tous
les pays pour l’illusti'ation des ouvrages de grand luxe et des revues
illustrées. Ajoutons (|ue MM. Malvaux cherchent sans cesse de nou¬
veaux perrectionuements et f[ue nous leur sommes redevables de
gi'ands progrès dans les procédés si délicats de l’illustration du livre
depuis ipielques années.
La Photographie d’Amateurs.
Aucun amateur n’avait exposé dans la Section belge. Cela tient
il ce que l Association Belge de Photographie avait ohtejiu le privi¬
lège d’organiser son VP Salon International de Photographie dans
l enceinte (lerExposition, au Palais des Fêtes, et ipietous les amateurs
belges et même certains professionnels s’étaient réservés pour cette
solennité. Le Salon de Pholograjdiie fut inauguré le iG juillet,
il l’occasion du Congrès de Photographie et dura quinze jours; il
réunissait 55o œuvres des meilleurs artistes de Belgiipie et de
l’E tranger ayant répondu ii l’appel de l’Association Belge de Photo¬
graphie qui fut une des premières ii organiser des expositions entiè-
l’oment consacrées à l’art photographi(|ue. Le Saloji de Liège fut
un succès et, si nous avions une critique ii adresser, nous ne pour¬
rions la faire ipi’ii rAdministration de l’Exposition ijui avait mis à
la dis|)ositlon îles organisateurs des locaux par trop exigus et peu
en rapport avec l’importance de cette manifestation artistique.
La Section belge comportait en outre une exposition historii|ue
SECTION FlIANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
93
de la pholographie, organisée sous les auspices de M. le lieutenant
général Peny, Président du groupe IV, par MM. Laoureux, Bouy,
baron Van Eyll, Laloux, Ch Pullemans, Oury,A. Malvaux, Goderus.
Celte exposition présentait un grand intérêt et nous regrettons avec
les organisateurs que le manque d’espace n’ait pas permis de lui
donner toute l ampleur (ju’clle méritait. Nous avons pu admirer
cependant de nombreux spécimens de tirages sui' divers papiers sen-
sililes depuis l’origine de la photographie, des procédés photomécani¬
ques depuis leur invention, des diverses applications photographi(|ues
maripiant les étapes des progrès accomplis. Celle section historique,
fort bien comprise, était certainement un grand élément d'intérêt
pour la classe 12 ipi ellc complétait très heureusement.
ALLEMAGNE
L’industrie pholographiipie allemande était représentée par nue
seule maison ; rétahlissement opliipie C. P. Goerz. L Allemagne
n'a pas participé oHiciellemenl à l'Exposition de Liège et c est à ce
fait, sans aucun doute, que nous devons allrilnicr celle abstention
d’une industrie qui est cependant très importante et (jm passe pour
être une des premières du monde entier. Il est regrcltahle que nous
n'ayons pu, faute d'éléments, établir cette comparaison, intéres¬
sante entre toutes, de rinduslrie photographiipie allemande et de
rinduslrie photographique française.
L’OPTISCHE=ANSTALT C. P. GOERZ AKTIENGESELLSCHAFT,
de Perlin Eriedenaii. |)résenle une fort belle collection de ses
articles oplupies et photographiques. Celle maison est aujourd hui
iiniN ersellement connue : elle est aussi une des [iliis importantes
dans son genre ; elle occupe environ douze cents ouvriers et possède
des succursales à Paris, Londres, Chicago, New-^ork et Sainl-
Pélershourg : ces deux dernières maisons sont des fahriijues suc¬
cursales.
L'élahlissement C. P. Goerz, fondé en tS8(), n était au début
ipi'une petite falirique occupant un petit nombre d (iinriers. La
qualité de ses produits valut bientôt à rétablissement naissant une
EXPOSITIO?} INTEKNATrONALE DE LIEGE
9 4
grande renommée, et la maison Goerz prit rapidement une très
grande extension. A la construction d’appareils et objectifs plioto-
graplii(pies, la maison joint celle d’appareils et instruments pour le
service des armées de dilTérents pays : lunettes panoramiques,
lunettes-viseurs, etc.
Nous nous bornerons à une énumération rapide des articles
exposés, leur description détaillée devant nous entraîner trop loin
et étendre outre mesure les cadres de ce rapport.
Une série de Double-Anastigmats Goerz Dcujor, (lelor et Synior,
La maison (ioerz doit précisément sa grande ré|)utation au pre¬
mier de CCS instruments, le Double-Anasligmat Dcujor. C’est le
|)remier anastigmat symétriipic ii grande ouverture qui ait été
construit. Il se compose de deux éléments symétriques composés
cbacun de trois lentilles sondées; cbacun de ces éléments est jiar-
raitement corrigé de tonte aberration ; le champ nettement couvert
embrasse ainsi un angle de qo degrés. G est ranastlgmat uniiersel
par excellence, répondant ji tontes les exigences de la pboto-
grajibie.
Le Double-Anastigmat (u'Ior se distingue du précédent [lar sa
construction même qui est toute (bnéreiite et dans laijiielle on a
surtout ^ Isé robtention d’une très grande luminosité. Le rapport
d ouverture varie de F: !\.o à F: (1.3. d’outefois, dans le Cetor,
l'angle emlirassé est un peu inrérieur à celui du Dtujoi', de même
(pie la profondeur de foyer ipii n'est pas aussi grande. Toutefois,
le Celor, répond absolument au luit dans lequel il a été créé, c’est-
à-dire la photographie extra-rapide ou par lumière pauvre.
Le Oouble-Aiiastlgmat Syiilor est un objectif anastigmaticpie—
ment corrigé |)our un cliamp assez étendu; d est établi à bon
marché et constitue, néanmoins, un excellent olqectlf pour les
travaux courants d amateur.
Une série de Double-Anastigmats Uyprrcjone ligiii’alt également
dans la vitrine delà maison Goerz. (le sont des objectifs endu'a.s-
sant un angle énorme de i35 degrés environ, c’est-à-dire (ju’ils
sont utilisés a\ec succès cluupic fois ipi’ll s’agit de pbotograpbier
un sujet pour leipicl on ne dispose pas d’un recul sullisant.
L’//v/kv(/o//c est corrigé de toute aberration astigmatlqiie ; il donne
donc des images extrêmement nettes et nous ajouterons (|u’il couvre
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 96
un format de plaque dont le côté le plus long est quatre fois, la
diagonale cinq fois, supérieur à la longueur focale de cet objectif.
Le Double-Anastigmal Goerz /l/eZ/iu/’ est tout spécialement cons¬
truit pour les procédés photomécaniques, la simili-gravure, les
DOME CEM'R.VL DU II.LLL DES INDUSTRIES.
reproductions au trait, le procédé tricbronic. Ce dei'nier procédé
exige, en jiarticulier , des objeclifs rigoureusement corrigés de
toute alierralion cliromati(jue ; or, il est bien dillicile d’éliminer les
derniers résidus d’alierration dans les objectifs anasligmats ordi¬
naires ; celte condition est cependant complètement satislaite dans
V AleUiar, qui constitue de ce fait le meilleur olqcctif pour la pho¬
tographie industrielle en général et le procédé de trichromie en
particulier.
Téléobjectif Goerz pour appareils à main et chambre à soujjlet.
La photographie à longue distance, ou téléphotograpliie, a
pris ces dernières années une importance considérable, et cette
extension on la doit surtout à la création d’instruments légers.
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
9 G
simples el piatiques : la maison Gocrz a droit à sa part de mérite
pour le développement de cette branche intéressante de la photo¬
graphie. développement auquel clic a grandement contrihué en
créant un dispositif permetlant de transformer tout bon objectif
pholographi(|ue en un téléobjectif. Les éléments négatifs cons¬
truits par la maison Goerz ont un coellicicnt de grossissement de
2 à 1 O .
Apfxu'ei/s jiliaiils (joerz-AiiscJiül: , à oJjturaleiir de plaque :
Avant I invention de l'obturateur de plaipie Aiiscbiilz, il n'était pas
possililc de pliotograpliier de près les ob|ets se mouvant très rapi¬
dement ; ces objets ne laissaient en ellet sur la plaipie sensible, en
guise d image, ipi ime traînée plus ou moins confuse. La maison
(jioerz fut la première à comprendre toute rmiportance de cette
découverte el à construire l’ajipareil qu’elle livre encore aiijour—
(1 Imi au commerce, sous nue lorme sensildement perlectionnée,
et avec la désignation d'appareil pliant ( ioei'z-Anscbütz : cet appa¬
reil se fait en format Gii dilïerenls formats
s I é ré( »-pa 1 1 ora m i ( | u es .
ludépendammenl de scs obturateurs à fente, la maison (loerz
e\|)ose encore des oliluratcurs à secteurs, destinés à des instantanés
moins rapides ; ces mslrumenls se distinguent par leur grande
précision, leur Hui parfait et leur fonclionncmeni irréprocbable.
|ja maison (loerz cxpusc encore dilférenls instruments d’op-
tiipic, u'ayaul pas de rapports directs avec la pbotograpbie, et que
imiis nous bornons ;i énumérer.
Trlèdees hinoc/es (loerz z ce sont des jumelles à jirismes rpii se
disliugueiit par leur champ visuel très éleudu. Les jumelles ont
été adoptées par un grand uomlire d'Itlats, et le nombre de pièces
li\ rées actuellement, atteint 85.ooo ; ce cliilfre est sulbsamment
éloipieut par bu -meme et nous dispense de tout commentaire.
Le Idiolo-Sléréo-Biiioele Goerz est à la fois une jumelle de
campagne ou de théâtre d'un gi’ossissemeut de 2 r /2 ou 3 i 2 et
un appareil |ibotograplii(pic douuaut deux images 4 1/2 X 3 cen-
timèlres a[)|)airées pour la stéi’éoscopie. L’est donc nu instrument
mulliple rentrant dans la catégorie des ap|)arcils pliolograpbi(|ues.
Il se charge au moyeu de châssis simples mélalliipies, tenant ti'ès
peu de place, (l’est donc l’apiiareil pbolograpbi(|ue iiléal pour le
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
97
voyage : il est établi avec mie précision qui lui assure le rende¬
ment maximum sous chacune de ses diverses applications'.
Le Pernox Goerz est une jumelle à prisme ayant une lumino¬
sité très considérable et susceptible par là-méme d’être employée
pour les observations au crépuscule : le Pernox est muni d'un
système de charnières qui permet de modifier l’écartemenl des
oculaires. Le modèle courant possède un grossissement de six lois,
mais la maison Goerz construit également cet instrument avec un
grossissement de dix, quinze et vingt lois, comme jumelles ou
lunettes de marine.
Lunette Panorainujue (îoer: : cet instrument est destiné à l’ar¬
tillerie et sert de lunette-viseur; nous nous bornerons à faire
remarquer que cet instrument de la plus haute importance permet
l’observation du terrain sur la circonféience entière, soit La
lunette panoramique est donc un instrument précieux pour la
technique militaire.
Nous terminerons en signalant encore une lunette viseur à
prismes, destinée à faciliter le pointage des pièces d artillerie, dans
une direction seulement, et dilVérentes lunettes terrestres d’une très
grande précision et d’un fini parfait.
La photographie ne comportait également ipi’un seul expo¬
sant :
M. HOFFMANN, d’Erfürt, (|ui avait envoyé d'excellents por¬
traits sur papier au charbon et à la gomme lucliromatée dénotant
chez leur auteur une parfaite connaissance du métier et un goût
très sûr.
ANGLETERRE
Nous ferons pour l’Angleterre la même observation que pour
l’Allemagne : l’abstention de la participation ollicielle du Gou¬
vernement avait sans doute empeebé l'industrie jibotographiipie
et les nombreux artistes de talent de ce pays de participer à l’ex¬
position de Liège, de sorte que nous n’avons trouvé qu un seul
exposant.
98
EXPOSITION IINTERNATIOXALE DE LIEGE
BURROUQHS WELCOME & C® f|ul exposaient les spécimens de
leurs produits photographiques comprimés dénommés Tabloïd.
Ces révélateurs, vireurs, renforçateurs, etc., sont présentés en
proportions données et divisées en (|uantités exactes, prêtes à
l’emploi.
(ie sont donc des produits très portatifs et il est à signaler
qu’ils se conservent très liien sous tous les climats. Nous devons
signaler en particulier l’acide pyrogallique Taliloïd, dont la conser¬
vation est pour ainsi dire indéhme ; ce fait peut paraître surprenant
à quiconque connaît la facilité avec laquelle s altère ce produit.
Cette inaltérahilité est le résultat du soin spécial pris par la maison
Burroughs W elcome et C'^ pour le choix et l’einhallage de ses
spécialités.
Cette maison est une des plus importantes de la Grande-
Bretagne pour cette industrie : elle possède des succursales dans
les principaux pays.
AUTRICHE=H0NQR1E
En Autriche-Hongrie, nous ne rencontrons que deux exposants.
M. OTTO WOLLNER, à Vienne, (pii présente un travail d’ama¬
teur liien exécuté, mais n’oll'rant rien de bien saillant.
M. ERDELYS. à Budapest, présentait une importante série de
porti'aits très bien exécutés et témoignant d’un sens artistique très
réel. E’atelier de M. Erdelys est un des plus importants de
Budapest.
BULGARIE
La Bulgarie, (pii avait réuni toute son Exposition dans un pit—
toresipie pavillon élevé au Jardin d’Acclimatation, ne comportait
ipie deux exposants dans la classe i‘i, MM. ljuhanovitch Guro, à
Vidin, et SavolV Kroum, à l’hepelaré. Les deux exposants avaient
envoyé de honnes épreuves de paysages et de types liulgares.
SECTION FHANÇATSE. - RAPPOUT DE LA CLASSE 13
99
HOLLANDE
LE BARON VON KOLKOW exposait de li’ès belles pholograpliies
en couleurs oblcnues d’après le |)rücédé Ijippmanii et fort bien
présentées. Il était seul ex])osant.
JAPON
La Section Japonaise était fort bien organisée et présentait,
comme toujours, un ensemble très attrayant, mais, au point de vue
photograpblipie, ne com|)ortait pas l’importance ipie nous aurions
souhaitée. Trois exposants seulement relevaient de notre classe.
M. ENAMI NOBUKUMI, à Yokohama, nous montrait une série
très complète de vues stéréoscojnipies représentant les sites les plus
plttores(|ues et les coutumes du Japon. (Lest une des maisons les
plus importantes du Japon.
M. TAMAMURA KOSABURO, à \okobama, exposait des épreuves
au bromure et sur papier albuminé coloriées suivant l ai t japonais.
ÉTATS=UNIS
M. ISHIGURO représentait seul la pliotograpble ilans ce pays
où les photographes s’étalent abstenus d'exposer. Son envol
consistait en une nomineuse collection de vues de LabTornle, d un
1)011 travail courant, et en queb|ues portraits mal beiircusement
encadrés avec, peut-être, un peu tro[) d'originalité.
RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
M. PALAU, de Saint-Domingue, ipil u'aAalt eiiAoyé ipie ipiel-
(|ues épreuves, possède cependant une importante maison. Vous
lOO
EXPOSITION IXTEIiNATTOXAEE DE LIEGE
regrellons que cet exposant n’ait pas ciu devoir faire un envoi
siisceptilde de le faire apprécier,
GRÈCE
M. GREGOIRE STYLIANIDÈS, à Athènes, expose des agrandis¬
sements et des portraits ne présentant rien de saillant; il nous
sendile ce|)endant (|ue scs portraits auraient gagné à être traités en
de moins grandes dimensions.
RUSSIE
La plupart des exposants russes s’étaient beaucoup servi de la
|)liotograj)liie pour représenter les olijets de leur fabrication et ipii
n'étaient |)as exposés, ainsi que leurs usines et installations in-
dnsliTelles, mais les exposants de la classe 12 étaient peu nom¬
breux.
M. ALEXANDRE MINE, à Saint-lMtersbourg , exjiosait de
bonnes séries de diapositil's |)our projection ainsi que des épreuves
d un travail courant.
H. MROZOVSKY avait envoyé des portraits formant un liel
ensemble iM dune bonne exécution; peut-être ses œuvres auraient-
elles gagné à être plus largement traitées, avec un peu moins de
convention pliotograpbiipie.
M. OTZOUPE, il Saint-Détersboiirg, exposait des agrandis¬
sements auxquels on ne peut faire (|u’un rejirocbc ; celui d’être un
peu trop retoiicbés, et une très intéressante série d’épreuves de
cbevaux du format 2''i ^ 3o constituant d’excellents documents.
M. TAPKINE, à Saint-Pétersboiii'g. présentait deux beaux por¬
traits de Leurs Ma|estés Impériales et ipiebpies agrandissements
bien traités.
SECïIO>' FKANÇAISE. - KAPPOIVI’ DE LA CLASSE 13
lOI
M. PLATONOFF, à Sergievsky-Possade, exposait des reproduc¬
tions de meubles et objets d’art, ainsi que des vues des ateliers
d’apprentissage de menuiseries artistiques et de jouets de Zemstvo,
DEVANT LE HALL DES INDUSTRIES.
Excellente collection (|m constitue un précieux document pour
l’histoire de l’art russe.
SUISSE
Après la b’rance et la Belgique, la Suisse était certainement la
nation qui avait l'exposition la plus intéressante. Ses exposants
étaient peu nondu’eiix aussi, il est vrai, mais tous leurs envois ont
retenu l’atlentioji du «lui’y.
MM. VIELLE KŒCHLIN & C", très connus depuis quebpie temps
par leurs pajuers Lu/k/ et SVe/A/, exposaient de magnili(|ues épreiiA'es
102
EXPOSITION' IN lEHXATIONALE DE LIFÎGE
exécutées sur les divers papiers de leur fabrication, d’après les
iiégald's des meilleurs artistes. Ces papiers se distinguent des autres
papiers photograpbif|ues par leur mode de préparation; les sels
sensibles sont, en elVel, incorporés à la pâte du papier par trem¬
page, et ce mode de préparation permet d’obtenir une profondeur
de tons irréalisable avec les autres papiers sensibles aux sels d’argent
et 'a noircissement direct, tels que les papiers salés et papiers à gros
grain. Les papiers et tissus Ijina présentent l’avantage de donner
une grande variété de tons, depuis le sépia jusqu’au noir gravure,
et raccued ipie leur ont fait tous ceu.x qui recberebent un support
artistique a été très grand.
Indépendamment de ces papiers (|ui jouissent de la plus grande
faveur auprès des photographes amateurs ou professionnels,
MM. VIELLE, KGECHLIN & exposaient un nouveau châssis, dit
('/lùssis ('Jierrlll^ pour le tirage des épreuves. On sait combien il est
ditlicile, parfois, d’obtenir, sur l’épreuve positive, les détails déli¬
cats (pii se trouvent noyés dans les grands blancs de l’image, cor¬
respondant aux parties opafjues du négatif ; le châssis Cherril
permet la venue de ces détails sans aucune manipulation ebimique
ou retouche partielle. Oe cliâssis peut, également, servir au tirage
d épreuves légèrement dilluses, de façon à adoucir des traits trop
durs. Cette innovation toute récente est appelée à rendre de réels
services à tous les pliotograpbcs.
MM. BRUNNER & C'®, à Znrieb, montrent de très beaux spéci¬
mens d’impressions en photocollograpliie, ainsi que de nombreuses
collections de cartes postales éditées par le meme procédé. La répu¬
tation de la maison Lrunner est universelle et ses envols à Liège
justlllent amplement la faveur avec laquelle sont appréciés tous ses
travaux.
MM. CORBAZ & C'®, exposaient La Heviic Suisse de Photoijra-
phie. Cette revue est éditée avec luxe et sa rédaction est dirigée
[lar iM. le Docteur lleiss avec toute l’autorité qui est attachée à son
nom. C’est une des meilleures revues consacrées à la photographie
et répandues dans le monde entier.
M. NICKLES, à Interlaken, présentait de niagnific|ues photo-
SECTION KKANÇAISE. - UAPPOKT DE LA CITASSE 12 1 o3
graphies des plus beaux sites de Suisse. Sou travail nous indif|ue
un artiste eonsomnié et un praticien haliitué à surmonter les plus
grandes dilTiciiltés ; les reilets, les miroitements de la lumière dans
les glaciers ne sont pas pour rellVayer et les paysages de montagne,
avec leurs lointains délicats cl leurs valeurs si dilliciles à traduire,
sont rendus par lui avec une maîtrise incontestalile.
M. le Docteur REISS, dont les travaux font autorité partout,
avait ex|)osé le résultat de ses reclierchcs et de ses expériences pour
l’application de la photographie aux recherches pidieiaircs. Les
services (|uc la pliolograpliie rend actuellement dans celte applica¬
tion sont immenses et M. Reiss a beaucoup conlrilmé, par ses obser¬
vations cl son travail, à perrectionner tous les moyens d’investiga¬
tions que la photographie peut mettre au service de la justice.
M. Reiss ne nous en voudra pas de divulguer dans ce rapport que
nous l’avons souvent entendu appeler le BeriiHon de la Suisse.
C’est le plus bel éloge que nous puissions lui adresser. Son ouvrage
très important : La Photographie Judiciaire, est un travail absolu¬
ment remaripiabic et (|ui, quoique spécial, dcArait se trouver entre
les mains de tous les pbotograjibes, car il est plein d’enseignements
techniques.
QRAND=DUCHÉ DE LUXEMBOURG
Dans le Gi’and- Duché de Luxendiourg, nous tiouvons une
exposition collective des membres du Cercle Luxembourgeois d’Ama-
teurs pbotographes. Celte exposition était intéressante et bien pré¬
sentée; la plupart des épreuves consacrées à la ville ou au Grand-
Duché de Luxembourg étaient d’une exécution parfaite et tout a
l’honneur de la Société.
TURQUIE
M. WILFRID DE SAIN, dont le nom est bien familier à la plu¬
part des fabricants et constructeurs européens, représentait seul
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
io4
l’Empire Ottoman, il exposait des épreuves d’uiie bonne ractiire et
dénotant une connaissance approfondie du métier.
En lésumé, après la description qui précède, nous pouvons et
nous devons dire (pie l’Exposition de Liège, en ce qui concerne tout
au moins la pliotograplne, était avant tout une exposition française.
Il nous restera à examiner si cette exposition peut et doit produire,
au point de vue du développement de noire industrie nationale,
les résultats escomptés par nos compatriotes, qui au lendemain de
rExposItion de Saint-Louis n ont pas craint de tenter un nouvel
ell'ort sans se soucier des sacrUices à faire et de l’incertitude des
résultats. C’est ce (pic nous examinerons dans les conclusions de
notre rapport.
S II est prématuré de clicrclier a évaluer aujourd hiii les béné¬
fices que les exjiosants français pourront retirer de leur participa¬
tion à I Exposition de luège. Il n’est cependant pas téméraire d’alïir-
mer (|irils seront certainement récompensés de leur patriotique et
Intelligente Initiative.
DIPLOME DES
RÉCOMPENSES.
ifSS
''■^4h
^.ïür’t’
JURY DES RÉCOMPENSES
|j iiistallalion olïicielle du «liiry I iitci iialioiial des l’écoiiipeiisos a
eu lieu le aoùl, dajis une séance suleiiuellc, pj'ésidée par
M. Francotle, Ministre de l'Industrie et du l'ravail. Le dury coin—
portail trois deyrés de piridiction, connne le Jury de l’Exposilioji
de Paris en 1900, dojit il avait à peu de chose près reproduit le
règlement : le Jury de classe, le Jury de groupe comjiosé des
bureaux des Jurys de classes faisant partie du groupe et le Jury
supérieur pigeant en dernier ressort.
Les récompenses consistaient en i)ipl ômes de grands-|nix,
d honneur, de médaille d’or, de médaille d'argent, de médaille de
bronze, de mention honorable.
Le règlemenl prévoyait les récompenses à accordei’ aux colla¬
borateurs des exposants et faisait à cet égard une distinction ipii
lüS E\r()8ITl(l^ l.M'El\]NATl()\ALE DE LIEGE
n'esl pas admise dans nos expositions IVançaises, entre les collaho-
rateui’s et les eoopéraleurs. Les dipldines de coUaljoraleuPS étalent
accordés anx personnes ayant prêté leurs conconrs inlelleclnel à la
production des objets exposés anxcpiels il était attribué an moins
une médaille d'or.
Les dipbàmes de roopénileins étaient réservés aux contremaîtres
et onxriers ayant ilonné leur conconrs matériel à la production
des (dijets exposés.
Le maxlnmm des récompenses à proposer pour les collalioratenrs
devait être d'nn degré midiidre ipie ceJnl accordé à l’Exposition
même. Pour les coopératenrs, le maxnmm de la récomjiense ne
pouvait déliasser le diplôme de médaille de bron/e.
A I issue de la séance d installation, cliaipie diiry de classe pro¬
céda Immédiateinenl îi la nonimation de son bureau.
Le .lury de la classe \ ll était composé de la manière suivante :
Prpsideiil : Loi iîgeois ( Paul), secrétaire général du IMioto-tlInb de
Pans. France.
\ ice-Pi‘é.slileiil : IjXoi helx (Ijéon), industriel, vice-président de
rAssociation Itelge de Pliotograpliie, a Liège. Pielgiipie.
Seci‘('l(nre-li(ipj)<>rleiii‘ : MrxDia, (Cbarles), éditeur, pi'ésident de la
(duuiibre Syndicale des Fabricants et Négociants de la Idioto-
grapliic, à Pans. France.
Jtii ■és lilulaires :
JloYEU (Paul), pliotograplie, à Paris. France.
JouGi.A (.)ose|)b), rabrlcant de pbupies, pellicules et papiers photo-
grapblipies, a Paris. France.
Planchox (Victor), admmlstratenr de la Société anonyme des
jilaques et papiers A. Liinuère et ses (ils, à Ijyon. France.
Jurés suppléuuls :
Boüy (.Iules), jirésidenl du Club des Amateurs Photograplies de
Belglipie, à Bruxelles. Belgique.
Ceisleu (Louis), typograveii r et l'abricant de papiers, aux Cbatelles,
par Baon-Phltape (Vosges). France.
SECTION FRANÇAISE.
RAPPORT DE LA CLASSE 12
109
Comme on le voit, le Jiipy était entièrement composé de Belges
et de Français, les anlres nations n’ayanl pas fomni le nombre
nécessaire d’exposants dans la classe XII pour motiver la nomi¬
nation d’un juré.
MEJiniîES DU .ILUY DE t.\ CI.VSSE 13.
Le ■lury de la classe commença ses tra\au\ le jour même, et
après avoir tenu une piemière séance, au cours de bupielle il pro¬
céda à rexamen des dossiers (|ni lui étaient soumis, commença ses
visites dans les diverses sections. Ainsi ipie nous l’avons dit au
cours de ce rapport, beaucoup de |)botograpliies étaient exjiosées
dans toutes les sections, mais le -lury n eut pas îi se jirononcer
sur leurs mérites, la [ibotograpliie n’étant inli'rveniie, dans ce
cas, ipie comme un moyen de représenter des idijets ou des
installations de nature à témoigner I importanci' de certaines mai¬
sons ou la pcrlection de leur outillage. I) aiitri' part, certains ser¬
vices admiuistratils, tels ipie les douanes cliinoises, par exemple,
exposaient di’s jibotograplnes. Ibrt belles d ailleurs, mais ne coucou-
I lÜ
EXPOSITION INTEIINATIONALE DE LIEGE
raient pas. Il y a lieu de signaler encore des entreprises telles que
les Syndicats irinitiative de voyages, qui exposaient des épreuves
dignes d’altirer l'attention, et (pie le Jury ne put comprendre
parmi les exposants relevant de sa juridiction.
Les exposants ressortissant directement à la classe XII que le
jury eut à examiner, s’élevaient au nombre de cent cimpiante-six,
dont deux collectivités, celle du Pholo-Cliih de Paris et celle de la
(diamhre SYitdleale française de la Phoirxjraphie el de ses appüca-
lions, comprenant ensemble soixante-dix ex|)osanLs, et qui ne
concouraient (diacune cpie pour une seule récompense collective.
Par application de l’article 7 du règlement, tout exposant (jui
avait accepté les ronctions île juré, était mis hors concours pour
les récompenses dans tontes les classes où il exposait.
Récompenses de la classe 12.
EXPOSANTS
IJot 'S (loncours.
IbxiiiGEOis (Paul).
France.
1)00 Y (Jules).
Belgupie
Boyer (Paul).
France.
De Lanier Van Monckoven.
Belgique
(«EISLER (Louis).
France.
Lvoureux (Léon).
Belgicpie
Menijei, ( ( Ibarles).
France.
Biciiard (.Iules).
—
Société Anonyme .1. .lootOEv.
Société Anonyme des Plaipies et Papiers
A. LiMiÈiii', iri' siis Fies.
Üiplùines de llrands Prix.
Administration des Ponts eldbaiissées de Bel-
giipie.
Belgique
Beleiem (Henri), à Nancy.
France.
Biiaon, Ceivmen'I' el C"' à Pans.
('diambre Syndicale des Fabricants el >Jégo-
—
cianls de la Pbolograpbie, à Paris.
—
SECTION FRANÇAISE . - - RAPPORT DE LA CLASSE
I 2
Collectivité de la Chambre Syndicale de la
Photographie et de ses Applications, à Paris.
France.
Collectivité du Photo-Club de Paris.
—
Demvria Frères, à Paris.
—
Etablissements Jean Malvaux, à Bruxelles.
Belgique.
Caumont et C'®, à Paris.
France.
C(’ILLE’\IINOT, Boespfllg ct C'®, ù Pai'is.
France.
Marissiaux, à Liège.
Belgique.
ÜPTISCHE Anstalt G. P. GoEz, à Bei'llii.
Allemagne
Otto, à Paris.
France.
Prieur et Dubois et C'®, à Puteaux.
France.
Beiss (A.), à Lausanne.
Suisse.
Reymond (Henri), à Paris.
France.
Société Franco— Belge pour la fabrication de
produits Photographiques Gevaert et C'®, à
Vieux-Dieu-les-Anvers.
Belgique.
Diplômes (Vllomiear .
Artmo J. Gonzalez à Guadalaiara (Mexico).
Mexique.
Brunner et C‘®, à Zurich.
Suisse.
Blrrougiis Welcoaie and G®, à Londres.
Angleterre
Dubüuloz (J.), à Pans.
France.
Erdelys, à Budapest.
Hongrie.
Gerschel (Charles), à Paris.
France.
Griesiiaber et C‘®, a Pans.
—
Etablissements Magkenstein, à Pans.
—
Mercier (Pierre), à Paris.
—
Nikles (Oscar), à Interlaken.
Suisse.
Photographie Klary (M™® Clerbois et Fils), à
Bruxelles.
Belgique.
Société Industrielle de Photographie, à Rueil.
France.
Taaiaaiura Ivozaburo, a Yokohama.
Japon.
Durillon (Louis), à Levallois.
France.
Diplômes de méddille d’ov.
Balagnv (Georges), à Paris.
France.
I 1 2
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
Baiiret (A.), à Paris.
F ran ce .
PouTTE (Eugène), à Jk’uxelles.
Belgi(|ue.
Desisois (Léon), à Paris.
France.
Fitting (VV.), à Genève.
Suisse.
huENNET (Jules), à Bruxelles.
Belgique.
Gu, LARD (Léon), à Liège
_
Meuse (.L), à Paris.
France.
Moemans (Gliarles), à Jxelles.
Belgiijiie.
IsiiiGURo (G. L), à San Eranciseo.
Etats-Unis.
IxoRSTEN (lj.), à Paris.
France.
:Mro/()vskv (M™' Hélène), à Sainl-Pélersijoure
Bussie.
Piaupiio 1 !•: el Puotor\:\ia (Société anonyme), à
1 ’aris.
France.
Pliolograpliie IIei.ios (F. S. Ivost), à Zurieli
Suisse.
Beer (Henri), à Paris.
France.
Société anonyme « Lena », ;i Lausanne.
Suisse.
I vcKin.s (.Iules', ;i iViiderlecli-Bruxelles.
Belgiipie.
rimi ROL Di: (F.), à Paris.
France.
Vallois (hidmond), à Paris.
—
V()\ Kolkow (,L), à Groningue.
Pays-Bas.
Uip/ôt/ies (le inédit lUe (Vurgenl.
Gercle Luxemliourgeois (rAmateurs pliolo-
graplies.
Luxemliour
Fnami Noiu küni, à \ukoliama.
J apon .
lluEMWN (\V.), il Erlurl.
Allemagne.
.IensI'.n ( J’Iiéodore), ii Benaix.
Belgique.
JuMPEKi/. (L et P.), à Bruxelles.
_
Luranovi liai (JuRo, Il Vidiii.
Bulgarie.
Mamel (lleiiii), à Paris.
France.
Mim: (Alexandre), à Sainl-Pélershourg.
Bussie.
< ) r/.oi PE ( A.), il Sainl-Pétersliourg.
_
Plioto-t iompagiiie Belge, à Bruxelles.
Belgiipie.
Pea'kiaoee (A.), il Sergievslvv-Posade.
Bussie.
Hei'iie Liiiiiiiieiise (La), ii Paris.
1'' ran ce.
Itei'iie Suisse de Idioloijniplde [La), ii Lausanne.
Suisse.
SECTION' E'ItAiSÇAlSE. - EAl’POUT DE LA CI,A.SSE 1 ‘i
1 1 3
Savoff Kuolim, à Tchepelaré.
Bulgarie.
Specht et Bellox, à Paris.
« Stldia Tjüx w Pliotograpbie de
la Revue
France.
Tkédlrale.
IGris.
Styliamuès (G.), à Athènes.
Gi'èce.
Tauvulka Kozaiuho, à \ okobama.
Japon.
Tapkixe (M.), à Saint-Pétersbourg.
Bussie.
Wôi.LXEU (Otto), à ^ ieime.
Autriche.
\enam NouEkUMi. à Yokohama.
Japon.
Diplôme de méddi/le de hronze.
De Palau, à Saint-Domingue.
Uépulilu]
UC ilomimcaine
Laxdouzv (Etienne), à Paris.
France.
Maxgeot fkèkes, à Châtelet.
Belgiipie.
WlLFUED DE SaIX.
bu njuie.
Le Jury eut à examiner de nombreuses demandes de récom¬
penses pour des collaborateurs ou coopérateurs des exposants, et les
propositions (ju'il lit furent arrêtées déHnitivement de la manièi'e
suivante par l’Administration l)clge :
COLLABORATEURS
Diplômes (riioniieur .
Beut (Auguste). — Maison Itoycr (l^aul), à Paris. Piance.
(julet (Ijouis). — Maison Geisler (Louis), au v ( diatelles.
Ml ■:ucuii{ (h’irmin). — Société anonyme Jongla, à Paris. —
Dij)lômes de médiàUe d'oi-,
Bvimix (Eugène). — Maison Demaria frères, à Paris. —
Balgiie'I’ (M'"*'). — Maison ( luillcminot, Boespilug cl C"',
à Paris. —
CiiAVAxox (1.1. ). — Société anonyme des Placpies et
Papiers Lumière, à Lyon. —
Il4 EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
Delbosque. — Cliambi'c Syndicale des Fabricants et
Négociants de la pliotograpble, à Paris.
Dubhelil (Léon). — Maison Uicliard (Jules), à Paris.
EsPOLETTE(Gb . ). — Société anonyme Jongla) J. ), à Paris.
Fuainezelle (Ang. ). — Société anonyme des Plaijues
et Pa[)iers Lumière, à Lyon.
Guégois ((iustave). — Société anonyme des Plaques
Jongla (.1. ), à Paris.
( iuiESIIABEK (M aurice). — Maison (ii'iesbaber et (i"‘,
à Paris.
IjESuelb. — Société anonyme Jongla (J.), à Paris.
Vebdolx (A.). — Maison Ueymond (Henri), à Ibiris.
Veusaelle (l’aiil). — Maison liicbard (.Iules), à Paris.
VoLLENSGHLAEGEK Hcrnard). — Maison Hellieni (Llbaries-
llenri), à Nancy.
ZscHOKKE (Waller). — Opliscbe Anstalt G. -P. (ioerz,
Actiengesellscbart, à Leiliii-bJ'iedenaii .
Dljtlôines (le nu'ihdlle (dargenl .
Hallivet dit Anthony (S.). — Maison ( irieslialier
et (i'®, à Paris.
Di îuïsen. — Maison Loyer (Paul), a Paris.
Dlssalgey. — Société industrielle de Pbotograpliie,
à Lueil.
Foecatt. — Maison (iriesbaber et C'®, à Paris.
Guiciiaud ( Pierre). — Maison Pveymond (H.), à Pans.
Gl y (M'*® Alice). — Maison Gaumont (L.)et G‘®, à Paris.
Hablot (Il enri). — Maison Prieur et Dubois et G'®, à
Piileaux.
JoLFFBux (Henri). — Maison lleymond (IL), à Paris.
Lombard (Yictoi’). — Société industrielle de Pbologra-
pbie, il Piueil.
Pr îBBiGOT. — Société anonyme des Plaipies et Papiers
Lumière, à Pans.
Pebiun (Ernest). — Maison Turillon (L.), ti Lexi illois.
Pbei.livitz. — Société industrielle de Photographie, à
Uueil.
France.
Allemagne.
France.
SECTIO?< FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 1 2
I IL)
Roget (Henri). — Maison lleyinond (Henri), à Paris.
l\oLiDNiTZKA-. — Maisoii Mrozovsky (M‘"®), H.-L., à
Saint-Pétersbourg.
ToLRANCHET(Glaudius). — IMioto-Clulj de Paris, à Paris.
Vasse (Marins). — Maison Deniaria frères, a l^aris.
Ver.ax. — Maison (laumont ( L.). et C'®, à Paris.
COOPÉRATEURS
Diplômes de méd(dUe de bronze.
Bass.vm (Laurent). — Maison Prieur et Dubois et G'®,
à Puteaux.
Benoist (Auguste). — Maison Deniaria frères, à Paris.
Benoist (Louis). — Maison Deniaria frères, à Paris.
Bessicot. — Maison (reisler (Ijoiiis), aux Gbalelles.
Bigallt. — Maison Beynioiid (Henri), à Paris.
Boi ILEON (Alex.). — Maison Gaiimonl (L.) et G'®,
à Paris.
Boussin (J.). — Maison Desliois, à Paris.
Bréard (Lug.). — Maison David, ;i Levai lois.
Gomtois. — Maison Geisler (Louis), aux Gbalelles.
Grépin (Jules). — Maison Bellieni (Gbarles-Henri), à
Nancy.
Detraux (IL). — Maison Tackcls (J.), à Anderleclil.
Pressoir. — Maison Beyniond (Henri), à Paris.
Gvlluser. — Maison ( inilleminol. Boespllug et G'®,
à Paris.
(ixxAT. — Maison Geisler ( Louis), aux Gbalelles.
Griffon. — Pholo-Glnli de Paris, à Paris.
Heinard (Louis). — Maison David, à Levallois.
Jean (Ernest). — Maison Deniaria frères, ;i Paris.
JoLA (Léon). — Pbolo-GInb de Pai'is, à Paris.
Kiesciike (W illi). — Optiscbe /Vnstalt tî. P. (loertz,
Actlengesellscbafl, à Berllii-Priedenau.
Kroi GLi \KOFF. — Maisoii Mrozovsk\ (M""). H. L.. il
Saint-l^étersbonrg.
Prance.
Russie.
Prance.
Prance.
Belgique
Prance.
Aile iiiagne.
Russie.
iiC)
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
IjAudin (Georges). — Maison Demaria frères, à Paris. France.
].,ONBERT. — Maison Léon et Lamotte, à IGris. —
Malxenü. — Maison Boyer (Paul), à Paris. —
Meunesson (Joseph). — Maison Prieur el Dubois et C"À
à Pnleaiix. —
Qleunet (Aiig.). — Maison David, à Levallois. — •
Uatein (Léon). — Maison David, à Levallois. France.
Benakd (Lainberl). — Pbotograpbie Klary, à Bruxelles, l^elgique.
Beeillé (Georges). — Maison Prieur el Dubois et C"^,
a Puleaux. France.
Bietzeh (Daniel). — Maison Bellieni (Cbarles-llenri),
à iVancy. —
Bossiox (Eug. ). — Maison Gaumont (L.)elC'®, à Paris. —
Simon. — Maison Boyer (Paul), à Paris. —
Toussaint. — iNlaison Bicliard (Jules), a Paris. —
Tkuffaüt (Auguste). — Maison Demaria frères, à Paris. —
Thiiîehville (Anatole). — Maison Gaumont (L.),et C"a
a l’aris. —
Vanderborgiit ( M"”' llosalie). — Maison Tackels (Jules).
il Anderlecbl. Belgique.
ViENNOT (Pierre). — Maison Gaumont (L.), et (i"',
à Pai is. France.
M aiil. — Maison Beymond (Henri), à Paris. —
^^ E^TZELL (Gbarles). — Maison Otto, a Paiis. —
ZvcKLiNSKi. — Maison David, à Ijcvallois. —
Diplômes de menlioit Itoiiorcdde.
Blanchet. — Maison lieuse (J.), a Pans. —
( uianipbenoist. — Maison Beymond (Henri), à Pans. —
Dauphin (Auguste). — Maison lieuse (J.), a Paris. —
Dipbat (Abel). — Maison lieuse (J.), à Ibiris. —
Laeontaine. — Maison Beymond (Henri), a Paris. —
Boussel. — Maison Bcvmond (Henri), à Pans. —
fin récapilidant par nation les récompenses obtenues par les
exposants, nous pouvons établir le tableau suivant :
SECTION EUANÇAISE.
RAPPORT DE LA CLASSE 12
1*7
TABLEAU RÉCAPITULATIF DES RÉCOMPENSES
Itors
Grand
Diplôme
-Mé.laille
Méd, aille
Médaille
Concours
Prix
iriloniii'ur
<l’Or
d'arfreni
(If Itronze
Alleinague .
»
1
))
»
1
»
Autriche .
))
))
))
P
1
»
-Angleterre .
))
»
1
))
»
))
Belgique .
3
4
1
G
3
1
Bulgarie .
))
»
»
»
États-Unis .
))
))
))
1
))
»
France .
6
1 1
7
9
^1
I
Grailll-Dllfllé (lu Luxembourg. .
))
»
))
»
1
))
Grèce .
))
))
))
))
1
))
1 longrie .
))
»
1
))
»
»
.lapon .
))
))
1
))
0
))
-Mexique. .......
t)
»
1
))
»
))
Pays-Bas .
»
))
))
I
»
))
Bépublique Dominicaine .
»
»
»
)>
))
1
Bussie . . .
))
»
»
1
4
))
Suisse .
))
I
2
3
1
))
Turquie .
))
))
))
)>
1
))
(lomnie on le voit, les l'écompenses olileniies par la Section
Française ont largement compensé les elTorls de tous les exposants
qui ont été soutenir à Liège la réputation de la Photographie fran¬
çaise; la mission des jurés, toujours dilhcile et délicate, a été sin-
gulièi’ement aplanie a Liège, grâce ;i la courtoisie de nos collègues
belges, MM. Laoui’eux et Bony, et à l’oldigeant accueil de tous les
membres du Commissariat belge. Mais notre tâche de rapporteur
ne serait pas complète si nous n’adressions nos bien sincères féli¬
citations à notre président, M. Bourgeois, qui a dirigé tous nos
travaux avec une compétence et une autorité auxipielles nous ron—
EXPOSITION INTEUNXTIONALE DE LIEGE
1 18
dons lin sincère honinuige. La défense des intérêts français ne
pouvait être entre de nieilleures mains et nous avons applaudi à son
élection à la présidence du dury du Groupe 111 où il a pu obtenir
de nouveaux avantages pour nos compatriotes. C’est la première
lois, croyons-nous, f|u’une présidence de cette nature est attribuée
<à la classe de Pbotograpbie et nous en reportons tout l’bonneur
sur notre dévoué président qui avait su se concilier toutes les
sympathies.
LE CONGRÈS INTERNATIONAL
DE PHOTOGRAPHIE
Le premier Congrès international de Photographie, tenu à l'aris
en i88j), avait émis le vieu, dans ses résolutions complémentaires,
de voir s instituer à l’avenir de nouvelles sessions destinées à
résoudre les prohlèmes d’ordre photographique cliaijue jour plus
nombreux. Ce vœu trouva sa sanction, car le deuxième Congrès
fut organisé à Bruxelles en 1891 et le troisième à Paris lors de
l’Exposition universelle de 1900.
L’Exposition de Liège fournissait une excellente occasion de
réunir un nouveau Congrès ipii aurait à s’occuper de l’étude des
questions restées en suspens, étude ipii avait, du reste, occupé la
(Commission permanente internationale constituée par les précé¬
dents Congrès.
1 20
EXPOSITION INTERXATIONALE DE EIEGE
l/Associaüon lîelge de Pliotograpliie pril l’initialive de convo¬
quer le f|ualrième Congrès après avoir oblenii le patronage officiel
du (iouvernenient et du Commissariat général. Le Comité d’orga¬
nisation était composé de : Présideui : Baron Ed. \an Eyll, prési¬
dent de l’Association belge de Photographie; Vice-Pi'ésident :
Léon Roland, membre du Conseil d’administration; Sec?xHaire :
Cb. Pullemans, vice- président de l’Association ; Membres :
|j. Laoureux, vice-président et Vanderk indere, secrétaire général
de l’Association.
Ce Comité se mit immédiatement en rapport avec la Commis¬
sion permanente du Congrès, dont le siège était à Paris, qui s’em¬
pressait d’accepter la proposition qui lui était laite et d’assumer,
d’accord avec l’Association belge de Photograpliie, la lourde tâche
de préparer le Congrès de Liège.
Cràce au 7,èle déployé par tous, le Congrès lut un des plus
importants qui ait été tenus. Ija Commission permanente, sous la
liante et savante direction du général Sebert, avait réuni de pré¬
cieux concours, au premier rang desquels il l'aiit citer celui de
M. Wallon, rapporteur général; ceux de âlM. Belln. Clerc, IIou-
daille. Fouché, Monpillard. etc. ; elle put donc ajiporter au
Congrès une somme considérable de travaux importants qui ser¬
virent de base à de Iructueuses discussions.
Les séances de travail furent nomlireuses, bien remplies et,
malgré l’aridité de beaucoup des questions qui y furent traitées,
suivies avec une assiduité dont nous ne pouvons ipie féliciter les
nombreux congressistes présents. Nous exprimerons cependant un
regret. Pourquoi le Congrès de Ijiège n’a-t-il été suivi que par les
pays de langue française!* Beaucoup des questions mises à l’ordre
du jour ont fait cependant l’objet de remarqualiles travaux de la
part de savants allemands, anglais ou italiens, el pourtant ces pays
n’élaient jias représentés. Espérons que dans les proebaines sessions
tous ceux (|ui s’intéressent aux progrès de la Pbotographle. con¬
vaincus de ruillité de ces conférences Internalloiiales et des résul¬
tats féconds qu’elles produisent, soient réunis en grand nombre
pour discuter les rpiestions ipil intéressent à un si haut point
l’avenir meme de la Photographie.
La session du Congrès se tint du ib au 20 juillet et fut admi-
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
I2I
rablement organisée par l’Association belge de Pbotograpbie ipil
n’avait rien ménagé pour en rendre le programme aussi Intéressant
et attrayant ipie possible. Les séances de travail alternaient avec
des visites industrielles du plus liant intérêt, telles (pie celles aux
ENTRÉE DU H.VLL DES INDUSTRIES.
Cbarbonnages de l’Espérance et Bonne-Fortune et à la Maïuifacture
nationale d’Armes de guerre d’Ilerstal, des visites dans l'Expo¬
sition. des excursions sur la iMeuse et des réceptions où les congres¬
sistes ont reçu un accueil (pii est certainement présent encore à
leur mémoire.
Le iG piillet, a midi, les congressistes riircnt reçus à l’iKitel de
ville par M. le bourgmestre Kleyer, entouré des membres du
collège échevinal. aiupiel ils furent présentés par M. Glraiis, pré¬
sident de la section liégeoise de l’Association belge de Pbotogra-
phie. Après un lundi olïerl aux Congressistes par la section de
Liège, le Congrès tint sa séance d’ouverture dans la grande salle
des fêtes de l’Exposition. Cette séance cul lieu sous la présidence de
122
EXPOSITION IXTEUXATIOXALE DE LIEGE
M. le baron Van Eyll. assisté des membres du bureau de la seclion
de Liège et des membres du comité d’organisation : MiNl. Gravis.
Uoland, Servais. Yanderkindere. Putlemanns et fut consacré à la
nomination du bureau défînitif et à la fixation de l’ordre du jour
du Congrès.
Le Bureau du Congrès fut constilué de la manière suivante :
l^résù/enls : M. le
GÉM'aiAL Sebekt,
France.
iM . le
Baron Van Eyll,
Belgique
Vice-Présideiils : MM. Bolugeois,
France.
Bucquet,
France.
Casier.
Belgique
Davanne.
France.
Maes,
Belgique
Reiss,
Suisse.
Wallon ,
France.
Secrétaire r/énéral (l’honneur : M. Pectok,
France.
Secrétaire (jénéral .
• M. PuTTEMANS,
Belgique,
Secrétaires : MM.
Belin,
France.
(à)LLIER,
Belgique.
COL SIN ,
France.
Goderus,
Belgique.
Ivenina,
—
Servais,
—
Yanderkindere,
—
A l’issue de cette séance eut lieu rinauguration officielle du
Salon international d’art pbotograplii([ue organisée par l’Associa¬
tion Belge de Pliotograpbie et ouvert dans une dépendance du
Palais des Fêtes de l’Lxposition.
Le lendemain, dans la matinée, eut lieu la première séance de
travail dans rampliitliéàire de chimie de rUnivcrsité, où se tinrent
toutes les séances du Congrès. Dans la journée, les congressistes
visitèrent la classe 12 de Pliotograpbie de l’Lxposition; ils furent
reçus dans la Section Française par M. flourgeois. Président de la
classe 13, entouré des membres du Comité, rjui avec son allabllité
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
123
liabiluelle leup fil visiter loules les intéressantes expositions que
comportait notre classe. Iæ soir les congressistes se réunissaient au
Photorania, on _M . Proniio les avait conviés a une séance spéciale
organisée en leur lionnenr.
Le i8 et le 19 furent consacrés, en dehors de deux séances de
travail par jour, aux visites industrielles et, le 20, le Congrès chMu-
rait ses travaux après une nouvelle séance de travad f|ui occupa
toute la matinée. La journée fut consacrée à une excursion ciné¬
matographique sur la Meuse, ollèrte par M. Thévenon, membre de
la Section Ijiégeoise; favorisée par 1111 temps superbe, cette excur¬
sion dans tonte la région industrielle de la Meuse fut ti'ès appréciée
de tous les congressistes qui, pour se re|)oserde leui-s fatigues, juirent
prendre (juehjucs clichés intéressants de Seraing, dont le nom seul
évoque toute la puissance industrielle et l’activité commerciale du
pays de Liège. La journée se termina par une séance dans l’éta¬
blissement cinématographique de M. Thévenon ; le soir, le Ban—
(jLiet de clôture, présidé par le général Sebert, lémiissait pour une
dernière fois tous les congressistes à l’iiôtel Mobren. De nomlirenx
toasts furent prononcés |)ar MM. le Général Sebert, M. Casier,
M. M. Boland, Mallon, \oadlon, Morisseaux, qui témoignèrent
(|ne ces ([uclques journées passées en commun avaient laissé dans
l’esprit de tous une impression durable.
Nous avons dit que les séances du (Jongrès avaient été bien
remplies; nous pouvons ajouter que toutes les (piestions qui y ont
été traitées ont donné lieu à des vœux ou ;i des résolutions dont
l’importance ne peut échapper. Il nous serait dillicile, sans sortir
du cadre de ce rapport, d’examiner tous les prohlèmes discutés en
séance ou d’étudier les nombreux et savants mémoires (|ui ont
servi de base aux discussions. Nous nous bornerons donc à indi¬
quer chacune des (|uestlons mises à l’ordre du jour du Congrès,
en les faisant suivre de l’indication des travaux remis et des vœux
émis ou des résolutions adoptées par le Congrès. Ceux de nos lec¬
teurs qui voudraient prendre connaissance de ces travaux voudront
bien se reporter aux compte rendu, procès-verbaux, rapports,
notes et documents du Congrès de Liège, puliliés par les soins de
MM. Ch. P uttemans et E. Wall on et auxquels nous avons emprunté
les indications qui vont suivre.
EXPfJSrriON IXTERNATIOXALE DE LIEGE
1 ll\
QUESTION I. — Déjiidtion et mesure de lu seusIJnlilé des préparu-
tious pholiup'uphupies duus leurs coiidilious ordluulres d’emploi.
QUESTION II. — Phnloméii ‘ie : sou élude prulujue uu poiid de vue
plioto(/rujjld(jue.
Documents. — UiipporI sur la mesure de sensil)ilité des émul¬
sions pliolographicpies, par i\I. le lieutenant-colonel lloudaille.
Délinition et mesure de la sensihilité des préparations plioto-
grapliupies oi'tlioclvromali(|ues dans leurs conditions ordinaires
d’emploi, par F. Monpillard.
Adaptation du sensitomètre Scheiner à l’étude des plaques
ortliocliromatupies et des écrans coloi’és, par A. Callier.
Note sur la méthode spectro-sensitométrifpie, par E. Belin.
Sur une précaution nécessaire dans la mesure d’opacité, par
W . Chapman .loues.
Etude sur un étalon de lumière ;i acétylène, par E. Fouché.
l\a|)port sur l’étalon Fery et les modifications (|u’on peut y
aj)porte]’, par M. Monpillai-d.
Vœux et résolutions adoptés par le Congrès. Choie d’uu étalon
secoudalre pour la pholométrie pholofp'aphupie. — Le Congrès
estime que dès à présent on peut adopter comme étalon lumineux
secondaire, pour la photométrie photographiipie, l’étalon à acéty¬
lène constitué par :
P ]jC brûleur à débit constant avec appareil de réglage et de
contrôle, proposé par M. Fouebé :
a" JjC dispositif de M . Fery, modifié par i\l . Monpillard.
Il donne mandat a M.M. Fouebé et Monpillard, en les félicitant
de leurs travaux, de poursuivre dans ses derniers détails l’étude de
cet étalon ; il cbarge la Commission permanente d’en ari'éter les
conditions d’étaldissement et d’en assurer la conqaaraison avec
l’étalon Violle, de façon à permettre au prochain Congrès interna¬
tional de prendre à cet égard des résolutions définitives.
En ce ipii concerne le mode de conqiaraison de l'étalon secon¬
daire a l’étalon ^ iolle, le Congrès estime qu’une méthode photo—
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT UE LA CLASSE \0,
1 25
graphique serait désirable, mais que, les éléments nécessaires fai¬
sant encore défaut, il y a lieu de s’en tenir à la comparaison
optique, en attendant (jue des procédés piiotographiques puissent
élre adoptés.
Définitions et choix d’unités. — i'^ L’unité photographhjue de
quantité de lumière blanche sera la quantité de lumière envoyée
pendant une seconde a l’unité de surface ( i centimètre carré)
placée normalement à i mètre de distance par la bougie d’acétylène
équivalent à 1/20 de l’étalon Violle. Elle sera désignée par le
symbole B. P. M. S. (bougie — pliolograpliique — mètre — se¬
conde).
2° Un entendra par transparence d’un dépôt, examiné par trans¬
mission, le rapport de la quantité de lumière transmise à la quan¬
tité de lumière reçue; par opacité, l'inverse de ce rapport, et par
densité, le logarithme de l’opacité.
Il s’ensuit que :
La densité o correspond à l’opacité i
— I — 10
— 2 — 100
— 3 — 1 . 000
— 4 — 10.000
et que V unité de densité est la densité d’un dépôt qui transmet la
dixième partie de la lumière cpi’il reçoit.
Pour les dépôts destinés à être vus par réllexion, le Congrès,
sous réserves de modifications futures, adopte comme unité de
teinte celle (pii est produite par un mélange où entrerait, à parties
égales, d’une part, la teinte la plus foncée pouvant être obtenue
sur la préparation sensible considérée, et, d’autre part, la teinte
de fond du support ( i ).
3" On entendra par durée normale de dérelojjpemeut une durée
telle que, aux environs de la densité 1, les densités soient propor¬
tionnelles aux logarithmes des quantités de lumière (les intensités
(0 11 résulte Je cette déthiition i[ue riuiilé (te teinte varie suivant la [iréparatiou
employée. Le Congi'ès pense (ju’on ne peut éviter cet inconvénient, en raison des teintes
très variables et |)eu coinparaljles entre elles cpie présentent les épreuves obtenues sur
dillérentes préparations.
EXI'OSITIOIN INTERNATIONALE DE LIEGE
I2G
Iransmlses, par le négatif unifonnément éclairé, étant alors inver¬
sement proportionnelles aux quantités tle lumière reçues au moment
de 1 exposition) (2).
4'^ La seiisihi/ilé d’une émulsion aura pour mesure la quantité
de lumière nécessaire pour obtenir runité de densité avec la durée
normale de développement.
élasLicilé d’une émulsion aura pour mesure celle de l’in¬
tervalle où les densités restent, avec la durée normale de déve¬
loppement, proportionnelles aux logarithmes des quantités de
lumière, et, ]jour expression numérique, la dilférence des densités
limites.
Le voile d’une émulsion aura pour mesure la densité obtenue,
sans intervention de la lumière, après un développement de durée
normale.
L’émidsion photographique pourra être caractérisée par :
x) sa densité, ,3) son élasticité, y) son voile.
5^^ En ce ipii concerne les émulsions destinées soit à la photo¬
graphie orlhochromalique, soit a la sélection des couleurs, elles
ont besoin au point de vue pratupie d’être caractérisées :
y) Par la loi de variation de leur sensibilité dans les diverses
régions du spectre : plus particulièrement par l’indication des
radiations aux(|uelles correspondent leurs maxima et minima de
sensibilité, et de la limite où s’arrête pratiquement, du côté des
radiations peu réfrangibles, cette sensibilité;
ji) Pai' le rajiport à la sensibilité générale, ou sensibilité pour
la lumière blanche, de la sensilùlité spéciale, ou chromatique, pour
certains groupes de radiations (coellicients de sensibilité chroma¬
tique).
Les indications nécessaires peuvent être fournies, dans le pre¬
mier cas, par les méthodes spectographiques, et, dans le second,
(a) Ku ce qui concerne le (lévelo[)|)ement, dans les essais de plaques, le Congrès
admet. (|n'nne plaipie doit, être essayée avec le révélalenr recommandé par le labricant; il
invite donc les l’ahricants à indi([ner le révélateur qu'ils [iréconisent jjour leurs plaques et
insiste sui' la nécessité i|u'il y a de joindre an liliellé île la turmide, l’indication de la tem¬
pérature à laquelle le dévelojipement doit être t’ait de [U'éi'érence. Il l'ait remarquer ipie la
température la plus commode à employer dans nos climats est celle de lû à ly degrés
centigrades.
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 1 2 'ÿ
par les méthodes du type f|Lie M. Monjiillai'd appelle méthodes
chromosensitomélriques.
Le Congrès estime qu’il n’est pas actuellement possible de défi¬
nir, de façon précise, la sensibilité chromati(|ue, non plus que
l'unité de lumière colorée, mais que ces délinilions ne sont pas
indispensaldes pour les essais sensitométri(pies, (pii ne comportent
(pie des mesures relatives.
Vœux et résolutions. I. — Le Congrès insiste sur 1 intérêt (pu
s’attache a ce que. dans toutes les expéi’iences relatives à la sensi-
tométrie, les résultats soient rendus immédiatement comparables.
Pour atteindre ce but et en raison des définitions adoptées, il
recommande ;
1° Dans les ajipareils sensitométri(pies où est employé un écran
rotatif à ouvertures circulaires de diamètres cidissants, de choisir
une loi d’accroissement telle (pie les /otfaril/tmes des sarfaces
(Voiiverture, et non plus, comme il est actuellement d’usage,
les surfaces elles-mêmes, forment une série de nombres sim¬
ples.
2-’ Dans les appareils où pour obtenir un enregistrement droit,
on utilise un écran à ouvertures circulaires, de forme calculée —
en particulier dans le spectrosensitomètre de M. Helin — de don¬
ner à ces ouvertures une forme telle (pie, sur la courbe enregistrée,
les ordonnées soient proportionnelles aux lof/aiûtlanes des leinps
d exposition , et non plus à ces temps eux-mêmes.
IL — Le Congrès souhaite (pie la Commission permanente
provoque ;
1° Des expériences propres à préciseï’ les points relatifs au
développement dans les essais de sensilnlité, |)articulièrement en
ce ([ui concerne la durée d action du révélateur;
3° Des essais comparatifs de mesure d'opacité avec les dillé-
rentes méthodes qui ont été proposées.
11. — Le Congrès souhaite que la Commission permanente
provoque ;
Des expériences propres à préciser les points relatifs au
développement dans les essais de sensilnlité, particulièrement en
ce (pil concerne la durée d’action des révélateurs;
128
EXI’OSITION IXTERXATTONALE DE LIEGE
2° Des essais coiiiparatirs de mesure d’opacité aA^ec les dilTé-
reiiles méthodes qui ont été proposées.
111. — Le Congrès émet le vœu que les études en cours, dans
dillérents pays sur les problèmes très complexes de l'orthosensito-
méli'ie soient poursuivis et, autant que possible, coordonnées; il
cbarge la Commission permanente de mettre en relation les auteurs
de ces études.
QUESTION III. — Jiecliej'c/ie d’étalons de lumières colorées et de
méthodes de comparaison . Etidonnage des écrans colorés et des
couleurs ingmeidaires [orlhochronudismes, sélections, éclairage du
laboratoire. )
Documents. — Uecbercbc d’étalons de lumières colorées et de
méthodes de comparaison. Etalonnages d’écrans colorés, par
F. iM on pii lard.
Vœux et résolutions. 1. — Pour faciliter la confection d’écrans
colorés pcllicidaires identiques entre eux, le Congrès recommande
de préparer ces écrans en coulant sur une surface d’aire connue,
un volume déterminé d’une solution titrée du ou des colorants dans
une solution gélatineuse ou dans un collodion, toutes précautions
utiles étant prises pour assurer à la pellicule une épaisseur uni¬
forme; le Congrès considère qu’il serait impossible de créer des
écrans pelliculaires exactement délinis par la teinture d’une pelli¬
cule de gélatine dans un liain colorant, l’intensiLé et la nuance de
la coiicbc teinte variant sous de nombreuses inlliiences.
Dans les formules de |)rcparation de ces écrans, on spécifiera
le poids de chacun des colorants à distriliuer par chaipie centi¬
mètre carré de la surface de l’écran.
11. — Les écrans cohu'és liipiides seront employés dans des
cadres îi faces parallides, ayant une épaisseur intérieure uniforme
de un ccMitimètrc (ou formées de compartiments ayant chacun
un centimètre d’épaisseur) ; les formules de préparation des liquides
colorés à utiliser dans ces cuves seront exprimées conformément
aux règles établies par le Congrès international de Pbotograpbie
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
129
pour l’expression des formules de bains et solutions. La comparai¬
son de ces écrans avec ceux du premier type considéré est facilitée
par le fait que, dans ces conditions, le poids en milligrammes des
colorants rencontré par un faisceau lumineux normal aux parois et
ayant un centimètre carré de section est représenté par le meme
nomlire qui indique le poids en grammes de ces colorants à dis¬
soudre par litre de la solution colorée.
A
ENTRÉE DES AKENES DE LIEGE.
111. — Le Congrès croit devoir rappeler aux auteurs qu'un
grand nombre de matières coloi’antes artilicielles sont siijctles à
variations, meme quand elles sont livrées sous dénomiiialions et
marques identiques ; il est donc désirable que dans les formules
d’écrans colorés ne ügurent. autant que possible, (pie des subs¬
tances de constitution cbimiipie rigoureusement définie et inva¬
riable. Pour les colorants orgamijnes, on joindra au nom du
produit considéré rindication de son fabricant et la reproduction
textuelle des noms, maripies et numéros portés au catalogne de
celui-ci; on y joindra, s il y a lieu, la date de faliricatlon.
i3o
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
QUESTION IV. Caracicrisluiues et classification des verres d'op¬
tique.
Vœux et résolutions. — Le Gongros considéranl que, grâce aux
progrès accomplis dans la l’abricalion , les deux caractéristiques
principales des verres d’optique, pommir réfringent cl pouvoir dis—
persif, liées autrefois de façon très étroite, sont devenues aujour-
d hui des variables indépendantes ; que, par suite, le groupement
ancien des matières en crown-glass et llint-glass, est devenu insuf-
llsant, et qu’il introduit dans la classillcation une confusion
fâcheuse, au point de vue des applications comme à celui de la
science et de la littérature photographiques ; émet le vœu qu’une
entente inLer^ienne entre les verriers pour faire disparaître cette
confusion et pour établir une classification plus conforme aux con¬
ditions actuelles.
Le Congrès suggère que l’on pourrait, en s’appuyant toujours
sur les memes caractéristiques et en leur laissant une importance
égale, diviser les verres en cpiatre groupes, auxquels on attribuerait
des désignations nouvelles, ou bien, si l’on veut modifier aussi
peu (pic possible les liabltudes anciennes, donner le pas à la varia¬
tion du pouvoir dispersif, et décider que tous les verres pour les—
D — I
(|nels, avec les no
tâtions baliitnelles
F — C
-sera supérieur a
une certaine limite, cinquante, par exemple, seront rangés dans le
groiqie des crown-glass et tous les autres dans celui des flint-glass.
QUESTION V. — llaractcristnjnes des objectifs et instruments
annc.ces.
Documents. -
redressement des
L. P. Clerc.
Vœux et résolutions. Numcrolaqe pratique des diaphraqmes. —
IjC Congrès international après avoir reçu communication des réso-
- Nouvelle construction des prismes destinés au
images dans la chambre noire, par 11. Calmels et
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
l3l
lotions que la Commission permanente, munie à cet ellct des pleins
pouvoirs du Congrès de 1900, a prises relativement au numérotage
des diaphragmes, s’associe pleinement à ces résolutions. Il émet le
vœu que les opticiens suivent sans réserve les règles énoncées, et
demande aux Sociétés photographiques de ne plus accepter, en
principe, la présentation d’ohjectifs dont le numérotage ne serait
pas conforme à ces règles.
Caraclérhlujaes des ohjecllfs. I. — Le Congrès décide (pi'il y a
lieu, dans les expressions coejjlcieid d’ouverlure ullle, ouverlnre
relative, etc., d'un objectif, de substituer le mot diamètre au mot
ouverture.
II. — Le Congrès exprime le voui ipie la (Commission perma¬
nente provocpie des recherches ayant jiour objet de mesurer les
pertes de lumière qui se produisent à l’entrée et à la traversée des
objectifs, d'en trouver s’il est possible les lois, et d’élaldir les
méthodes propres à la détermination d'un eoeiriclent caracté¬
ristique.
QUESTION VI. — - Etude et ea?-aetéristitjues des ohturateurs de phaïue.
Documents. — Rapport sur les caractéristirpics des ohturateui’s
de plaque, par M. le lieutenant-colonel lloudallle.
Vœux et résolutions. — L’olituratcur de ])la(pic, en ce ipii re¬
garde le mouvement de la fente, doit être caractérisé :
i" Par les vitesses maxima de départ et d'arrivée de la fente,
exprimées en mètres par seconde ;
Par le rapport de la vitesse de départ à la vitesse, d'ari-ivéc ;
3'^ Par le rapport des vitesses moyennes extrêmes, obtenues en
donnant à la fente la plus grande et la plus petite vitesse possible.
A titre de renseignements on indi(|uera :
rC Le maximum et le minimum de largeur, juatiquement utili¬
sable de la fente ;
h) La distance moyenne du rideau à la couche sensible ;
ciLes temps de pose exprimés en millisecondes ipii corres¬
pondent aux vitesses moyennes extrêmes, pour des largeurs de fente
102
EXPOSITION INTEIINATIONALE DE LIEGE
croissant de lo en lo millimètres. On demande aux constructeurs
de graver ces temps de pose au-dessus de la graduation de la fente,
graduation exprimée en millimètres.
Les mélhodes de mesure devront donner ces dilVérents rensei¬
gnements avec une approximation supérieure à 5 o/o.
QUESTION VII. — Proposi.lions diverses concernant le matériel pho-
tr><jraplii(jne. — Remplacement de la vis de pied dite « vis du
(lomjrès » (étalon provisoire) par une vis à Jilelage du système
inlernalioiud . — Vom rehdif à l' unijication des vis de montage.
— Format des diapositives de projection.
Documents. — Unification des vis entrant dans la construction
des appareils pliotographiques, par M. le général Sebert.
Du l’ormat des vues de projection, par G. H. Niewcnglowski.
Vœux et résolutions. Vis de jded. — En remplacement de la
vis adoptée à litie provisoire par le Congrès de 1889, pour la fixa¬
tion des chambres noires sur les pieds, le Congrès propose d’em—
])loycr dorénavant la vis de 10 millimètres de diamètre de la série
intei'iiationalc des vis mécanirpics, adoptée par le Congrès de Zu—
ricb, de 1898.
Cette vis est foi niée par rcnroulement, en bélice à droite et
suivant le pas de d’un filet simple dont le profil est un
triangle éipiilatéral de coté égal ii ce meme pas et dont les angles
au sommet et au fond des filets sont abattus par une troncature
menée au r/8 de la bauteur.
V7.S' pour montures (éolijectifs. — Le nombre de tours de filet à
donner aux montures d’olijectifs est laissé à l’appréciation des
constructeurs. Mais eu ra|)pelant les recommandations faites par le
Congrès de 1889, le Congrès signale aux constructeurs et aux
pbotograpbes les dispositions avantageuses (|ui, adoptées pour
certains objectifs, en l'acilitent le montage ainsi que l’emploi des
diapbragmcs ou des oliturateurs qui peuvent s’y adapter.
Vis servant à l’as.seml)lage des dijjcrentes jKirties des chambres
nenres. — Lien qu’il n'y ait pas lien de ebereber à imposer des
SECTION FRANÇAISE - RAPPORT DE LA CLASSE 12
io3
règles absolument uniformes pour rétablissement des vis de tout
genre entrant dans la construction des appareils photographiques,
le Congrès signale aux constructeurs que le système internalional
de filetages, adopté par le Congrès de Zurich, et d’abord limité aux
P.IVILLON DE L\ PRESSE. - HALL DES INDUSTRIES.
vis de diamètre supérieur à six millimètres, s’esl généralisé et étendu
jusqu’au diamètre de un millimètre, et (pie ce système sera, suivant
toutes probabilités, prochainement adopté de façon universelle sur
le continent. 11 leur recommande ilonc de se conformer, autant cpie
possible, pour l’établissement et le choix des vis entrant dans la
construction de leurs appareils, aux indications du tableau publié
par la Société d’Encouragement pour rinduslrie nationale, de Paris.
Fojviiat des diapositives de jivojection. — Le Congrès maintient
et rappelle les dimensions et indications stipulées par les Congrès
précédents pour tout ce qui concerne les épreuves diapositives de
projection.
EXl'ÜSITiO-^ IM’EUNVTIOXALE DE LIEGE
1 34
QUESTION Vin. — Recherches retalires à la théorie et à la pratique
(les opérations j)hoto(jraj>hiques.
Documents. — Tliéorie du développenienl, par 11. Ileeb. —
Note sur l’aniidol salilié, par II. lieeb. — De la N^écessité dans la
prali(pie de ne jamais perdre de vue la Loi générale de la fonction
pbotograplii(|ue, par le docteur A. (Juébbard. — Action de la
lumière sur (picbpics composés cbimirpies, par D. Tommasi. —
De rElUuviograpbie ou obtention de l’image par les ellluves, par
D. T onmiasi.
QUESTION IX. — Recherches relatives aux applications scientifiques
(le la photoqraphie.
Documents. — La superposition des images stéi'éoscopi(|ues.
Ancienne erreur, par A. Goderus. — Notes sur les Problèmes de
pbotograpbie judiciaire, par U. -A. Ueiss.
QUESTION X. — Expression des /(jrinules et dénominations photo-
(p'aphhpies. — Propositions d’additions ou de modifications aux
rlajles et rédactions adopAées dans les Corajrès antérieurs.
Documents. — Du remplacement des données en poids par des
mesures de volume de matières dans les formules pbologi'apbiipies
usuelles, par le docteur J. Ilenrotay.
Sur celte ipuestion le Congrès n’a pas cru devoir apporter
aucune modification aux résolutions prises par les précédents
Congrès, bien que M. Reiss fait saisi d’un vieu tendant à ce que
les solutions titrées en poids soient désignées par une fraction dont
le numérateur indique le poids de la substance active et le déno¬
minateur le poids total.
QUESTION XI. — Bihlioqraphie et archives photoqraphiques.
Documents. — Répertoires sur ficbes, à classification décimale.
SECTION FKANÇAISE. - UAPPORT DE EA CLASSE 12
i3j
pour épreuves photographiques, par le général Seherl. — Arcliives
photographiques, par Léon Vidal.
Vœux et résolutions. — I. Le Congrès émet le vœu que soit
prochainement réuni un Congrès spécial de Dociimeiüalion icono¬
graphique et de Bibliographie photographique et (pi’il y ait entente,
pour l’organisation et la réunion de ce Congrès, avec l’Union Inter¬
nationale de photographie.
IL — Le C ongrès demande, dans les propositions de classill—
cation qui seront envoyées, à l’avenir, à l’Institut blldiograplii([ue
de Bruxelles :
1° Qu’il soit fourni, autant que possible, une note explicative
évitant toute ambiguïté.
2° Qu’il soit prévu, s’il s’agit d’une expression complexe, une
entrée pour tous les mots, de manière à faciliter les recherches dans
le Répertoire.
QUESTION XII. — Règleineuts des adininisl rat ions postales et doua¬
nières rehdifs uu transport des préparations photographiques
neuves ou usagées et des photog ranimes.
Documents. — Uèglements des administrations postales et tloua-
nières relatifs au transport des préparations photographiques neuves
ou usagées et des photogrammes par L.-P. Clerc. — Le transport
par la poste des photographies de grandes dimensions par le doc¬
teur A. Guebhard.
Vœux et résolutions. — 1. — Le Congrès émet le vœu (pie les
préparations photographiques sensibles, à l'état neuf, en emballages
d’origine et sous bande du cachet de garantie du fabricant, soient
admises par les administrations postales au tarif réduit a échantil¬
lons » ; de telles préparations ne pouvant, vu leur nature spéciale,
être expédiées qu’en paquet rigoureusement clos.
IL — Le Congrès émet le vœu que les fabricants de prépara¬
tions photographiques adoptent pour la clôture de leurs cartes,
paquets ou enveloppes, une bande ou un cachet de garantie portant
i36
EXPOSITION' IXTEUNATIOXALE DE LIEGE
Jeur marque de fabrique, de façon à permettre de profiler des tolé¬
rances consenties en ce cas par diverses administrations postales
pour l’expédition de ces objets à tarif réduit.
li serait utile aussi de comprendre dans cette bande ou cette
étiquette, l’étoile noire au fond rouge, déjà utilisée pour signaler
aux douanes la nature particulière du contenu de ces paquets, et
pour éviter leur ouverture sans précautions spéciales.
III. _ Le Con grès émet le vœu que le Congrès international
de l’Union postale prenne en considération le fait que la pbotogra-
pbie est devenue, en bien des cas, un moyen indispensable d’illus¬
tration ; (pie nombre de travaux scientifiques ne peuvent être
documentés (|u’au moyen de pbotogrammes directs, et non par un
procédé pbotomécanlipic, qui perd soiœent les documents en jeu;
(pi’en conséquence il y aurait lieu d’admettre, de façon générale,
dans les échanges Internationaux, la circulation des livres, pério¬
diques, etc., illustrés de pbotogrammes directs, au même litre que
celle des journaux ou publications illustrés de gravures typogra—
pliiques, litbograpbiipics ou autres.
IV. — Le G ongrès émet le vœu que les administrations postales
admettent au tarif normal des cartes postales illustrées du commerce,
la circulation des cartes postales sur lesquelles sont collées des
épreuves pbolograpblques.
Y. — Le Congrès émet le vœu (jue les administrations postales
acceptent l’expédition des bandes positives cinématograpbiqiies au
tarif « échaidilloits » si elles sont enfermées dans des boîtes métal-
li(|ues.
QUESTION Xi II. — Nominal ion. par chaque congres inlernaiional,
il'ane (Commission permanenle chargée : de régler et assurer
l'appliealion des décisions prises ; 2“ de poursuivre l’étude des
questions qui lui seraient renvoyées ; 3'^ de concourir avec le comité
local, à l’organisation du congrès suivant :
Vœux et résolutions. — f^e Congrès décide qu’il sera nommé
par chaque Congrès international une Commission permanente
chargée :
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
13?
1° De régler et assurer l’application des décisions prises ;
oP De poursuivre l’étude des questions qui lui seraient renvoyées;
3° De concourir, avec le Comité local, à l’organisation du Con¬
grès suivant :
Nomination de la Commission permanente. — Le Congrès
décide de mainlenir, en la renouvelant parliellenienl, la Commis¬
sion permanente nommée par le Congrès de igoo; cette commis¬
sion conservera son siège à Paris cl com|)rcndra ;
i” Les membres du bureau du Congrès de Liège :
IMINL le baron van Eyll, le général Seberl, l^résideiils : Casier,
Maes, Bourgeois, Buc(|uet, Davanne, Beiss, Wallon, 1 Ice-Prési-
ilciils ; Pullemans, Peclor, Secrélaii'es géiu'i-aiw.
MM. Callicr et Coderus (Behiujnc}, Belln, Bellieni, Clei'c,
E. Cousin, II. Cousin, Eouché, Gaumont, Cuilleminot, lloudaille.
Jongla, L. Lumière, Monpillard, Pari'a-Manlols et \ loWc (Pfdiice) :
docteur Miette et docteur von Uobr (AlleiiKKjne) : docleur Eder
Aulric/ie-IloïKjrie) ; Backeland et Cameron 7i7u/.s'-r^/L!.s’ d’ Amérique :
Cbapman-Jones et Ivnobel (^G/Y//a/(?-y>7'c/m/ae .• Namias et Plzzighelli
(Italie): Sold Liiæeudjourq) : Eonseca (Parliujid) : Sreziiew sky Rus¬
sie): LInk (Suisse).
Il est d’ailleurs entendu ([iie la Commission aura toute latitude
de se compléter en faisant appel aux personnes dont le concours
lui paraîtrait utile.
Le Congrès émet le vœu de voir un lien s’établir entre la Com¬
mission permanente et l’Union Internationale de Pholograpbie.
11 souhaite que le rell(|uat de fonds du Congrès de iqoo soit
mis à la disposition de la Commission.
Le Congrès clôtura ses travaux le 20 juillet ; mais son pro¬
gramme comportait une série d’exeursions hors session qui curent
Heu du 21 au 25 juillet dans une des parties les plus pittoresques
de la Belgique. La plupart des congressistes suivirent ces excur¬
sions ; elles furent admirablement organisées par rAssocialion
Belge de Pbotograplue (jui ne ménagea rien pour les rendre faciles
et agréables. Spa, la vallée de l’Ourlbe, les célèbres grottes de
llan-sur-Lesse, Dinant et tous les plus beaux sites de celle magni-
i38
EXPOSITION IXTEIINATIOXALE DE LIEGE
fique région liirenl visités pendant ce court voyage. En adressant
ici nos reniercienients les plus cordiaux à l’Association Belge de
IMiolograpliie poui' la liclle réception qu elle avait préparée à ses
hôtes étrangers, nous nous ferons certainement l’interprète de tous
nos collègues. L’accueil que nous axmns reçu partout, l’atrabilité
(|u on n’a cessé de nous témoigner en toutes circonstances, nous
ont laissé de ces trop courtes journées passées ensemble un souve¬
nir qui restera parmi les meilleurs et les plus durables.
Union Internationale de Photographie.
L’Exposition de Ijiègc et la réunion du IV*^ Congrès Interna¬
tionale de IMiotograpbie ont été aussi une excellente occasion pour
rLnion Internationale de Pbotograpliie de tenir son Assemblée
générale. Cette Assemblée a eu lieu le 19 juillet sous la présidence
de M. M aës, président de L Union, et d’importantes décisions y
furent prises.
Depuis sa fondation, qui remonte au Congrès de Bruxelles
en 1891, l’Union Internationale n’a pas produit tous les heureux
résultats escomptés par scs organisateurs. Cet insuccès a été attri¬
bué à diverses causes ; mais les échanges de vues qui ont eu lieu
au cours de T Assemblée générale de Liège ont montré que le mode
meme de constitution de l’Association était sa principale cause de
faibi esse.
Constituée dans le but de créer une organisation unique et homo¬
gène de tout ce qui touche à la photographie, l’Union présentait un
caractère trop autoc]'atl(|ue, peut-etre, ainsi (jue l’a très bienfait res¬
sortir M. le général Sebert, et n’a pas siilTisamment prévu que les
applications de la pliotograpble, en se multipliant sans cesse, con¬
duiraient fatalement, dans chacpie pays, à la constitution de grou¬
pements spécialisés ne se rattachant pas aux grandes Sociétés pho¬
tographiques qui avaient a l’origine réuni dans leurs rangs les
photographes de toutes spécialités.
Depuis 1891, ces groupements n’ont fait (|ue se multiplier, et
aucun d’eux n’est venu se rattacher à rUnlon, qui n’a pu dès lors
SECTIÜIV FKAiNÇAtSE. - UAI’POKÏ DE LA CLASSE 12 1 3()
prendre le développement et la place qu elle devrait occuper dans
le monde pliolograpln(|ue.
Tous les membres de l'Union, présents à Liège, ont été d’avis
unanime que de profondes modificalions devaient être apporlées
a l'organisation même de l’Association pour assurer sa vitalité.
L’Assemblée générale, après avoir voté la révision des statuts, a
nommé une commission chargée de procéder à l’étude d’une réor¬
ganisation complète.
Cette commission, composée ainsi (ju’il suit, doit se réunir à
Paris: — France, MM. le général Sebert, Davanne, l^ector, Ilucipiet,
Pourgeois ; liebjiqae, MM. Codcrus, Macs, Puttemans; Suisse,
M. le D*' Ueiss : AUeimujne, M. Juld; Luxeinhoiu'(j , M. Sold.
Il a été décidé que la procbaine session de l Union pourrait
avoir lieu à Marseille en iijoG, à ruccasion de l Exposition colo¬
niale organisée dans cette ville, et ipie la Commission soumettrait
alors à l’Assenddée générale le résultat de ses travaux et ses [iro-
positions relatives à la réorganisation.
L’Assemblée de Liège a lixé provisoirement la cotisation des
membres individuels a 5 francs cl celle des Société à o francs |)ar
série indivisible de cimpiante membres.
Nous souliailons sincèrement que les travaux de la Commission
aboutissent a l'adoption de réformes cpii feront de I Liiion Inter¬
nationale une fédération puissante de tous les groupements pbolo-
grajibiqiies. Elle pourra alors rendre les plus grands scivices et
contribuer au progrès de la pbolograpliie.
AFFICHE OFFICIELLE DE L’EXPOSITION DE LIÈGE.
LE MOUVE/VIENT PHOTOGRAPHIQUE
BELGE
La parlicipalion de la P)elgi(jiie à l’Lxposilion de Liège esl loin
d’avoir donné une idée coniplèlc de raclivilé très grande (pii règne
dans le monde pholograpliiqiie de ce pays^ si vivant à tons les
points de vue. Celte activité s’est jiarliculièrement nianilcslée
durant ces dernières années rpii ont vu naître, grandii- et prospérer
des sociétés et groupements qui venaient répondre, à leur heure,
aux nombreux besoins ipie créaient des tendances nouvelles. Les
sociétés pbotograpbiques n’ont pas eu un n'dc moins considérable
en Belgiipie que dans les antres pays et nous ne saurions négliger
d'en faire ressortir tonte Limportance, car elles ont conlrifmé, elles
aussi, pour une très large part au développement et à la prospérité
actuelle de toutes les industries pliotograpbicpies en consacrant leurs
cITorts il propager le goût de la pliotograpliie, ii perfectionner et à
étendre, cbaipie jour davantage, ses applications.
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
i42
En Belgique, il n’esl lait encore aucune distinction entre les
(lilîérentes spécialisations de la photograplile ; il n’exislc aucun
syndicat ni groupenient professionnels. Tous ceux qui emploient
la pliolograpliie ou s’y intéressent à un titre quelconque : savants,
amateurs, professionnels ou constructeurs se retrouvent dans les
memes sociétés et mettent leurs elTorts en commun sans souci
d’inléréts particuliers. Cette organisation, qui fut celle de la pre¬
mière heure en France, peut donner encore d’excellents résultats
en Belgique où rindustrle photographique n’a pas acquis la même
importance que dans d’autres pays et créé des besoins d’ordre
professionnel. Elle assure, en tous cas. à toutes les sociétés une vita¬
lité très grande (pi’ellcs puisent dans la diversité même des éléments
(|ui les composent.
Il existe actuellement en Belgi(|ue quatorze sociétés de photo¬
graphie. La plus ancienne, et aussi la plus importante, est l’Asso¬
ciation Belge de Pliotographie, créée en 187/i et placée sous le
patronage de S. M. le Bol Léopold 11. Elle comprend aujourd’hui
près de sept cents mcmhres et son action s’étend sur le pays tout
entier, grâce à son organisation spéciale. L’Association a, en elï’et,
son siège social à Bruxelles, mais est divisée en sections dont les
sièges respectifs se trouvent dans les principales villes du royaume,
telles (|ue Anvers, (Jand , Liège, Namur . Louvain, et Mons.
Lliaque section est dii igée par un comité local et jouit d'une très
grande autonomie, mais relève directement du Conseil d’admi¬
nistration central. Cette organisation a assuré une très grande pré¬
pondérance à l’Association Piclge (pii, pendant vingt ans, a été le
seul groupement photographicpie de Belgique et a sulli pendant
cette longue période à satisfaire toutes les aspirations. Les hommes
éminents (pii l ont dirigée n’ont jamais rien négligé pour assurer
sa prospérité et l’ont toiqours maintenue au rang des sociétés dont
rinnucnce a su s’imposer et se faire sentir même à l’étranger.
L’d'uvre de l’Association Belge a été féconde ; elle a grandement
contribué à tous les progrès. En faire l’Iilstoriipie comjilet serait
sortir du cadre de ce travail, 11 nous semble cependant ipie les
deux grandes manifestations organisées à Liège sur son initiative :
le Congrès de Photographie cl le IV® Salon d’Art photographique
symliolisenl, d'une façon assez complète, les ell'orts de l’Association
SECTIO?( FUANÇAISE. U APPORT DE LA CLASSE 12 l43
Belge et le mouvement qui, à son instigation, a été le point de
départ d’une évolution nouvelle de la photographie.
L’idée première des Congrès de Photographie a, en effet, pris
naissance au sein même de l’Association Belge. Dès i885, M. de
Bloehouse, son président, conçut le projet de réunir à Bruxelles un
Congrès International ahn d’établir les bases d’une entente entre
les photographes du monde entier sur toutes les (jiiestlons intéressant
les jirogrès de la Photographie qui, au lendemain de la mise en
prati([ue du procédé au gélatino-bromure, venait d’entrer dans une
ère d’actiA’ité qui ne lit que s’accroître dcjuiis.
Ce projet ne put trouver sa réalisation en Belgique à cette
époque et c est à la France que revint l’honneur d’organiser, en
1889, le premier Congrès de Photographie dont on connaît les
heureuses conséipicnces. Mais l’iVssocialion Belge donna toute son
adhésion à rmiivre entreprise et organisa les Congrès de Bruxelles
en 1891 et de Liège en 1905, poursuivant ainsi l’œuvre de progrès
dont elle avait eu la conception.
Le IV® Salon d’Art Photographique personmTie aussi, à nos
yeux, les cll’orls de cette Société dans le domaine de la photogra¬
phie purement artisliipie. Dès 1891, après l’Cxposilion d’Arl Pho¬
tographique tenue à \ienne, l’Association Belge organisait à
Bruxelles, pour l’année suivante, une exposition de l arl photogra-
phiipie anglais; cette exposition fut le point de départ du mouve¬
ment artistique dont l’évolution a manpié une nouvelle étape de
jirogrès. Si l ell'orl le plus considérable dans cette voie vient encore
de France, où le Photo-Chih de Paris organisait, en 1890, son pre¬
mier Salon International d Art Photographi(|ue, Salon qui se con¬
tinue cliaijue année depuis l'ette époque, et dont rinlliicnce a été
si considérable dans le monde photographiipic tout entier, nous n en
devons pas moins reconnaître ipic l’Association Belge, qui avait
été l instigalrice de ce mouvement, n'a jamais cessé de s y intéresser
et de concentrer ses elTorts sur tout ce ipii pouvait aider au déve¬
loppement des tendances nouvelles. En 189(1. l'Association Belge
de Photographie organisa à Bruxelles une Exposition Internatio¬
nale, suivie, en 1898, d’une deuxième manirestation du même
genre.
L’Association Belge de Photograjihic prend, en outre, une part
EXPOSITION INTEUNATIONAEE DE LIEGE
i4/i
Irès active à toutes les Expositions crArt Photographique, et nous
retrouvons les noms de ses memhres aussi hieu au Salon de la
Société lioyalc de Grande— Bretagne (|u’au Lndvecl Bing, au Salon
Américain ou au Salon Annuel du Pholo-Chdj de Paris.
A coté (le rAssociation Belge de Photographie, le Cercle Artis-
ti(pie « l’ElTorl o, fondé en iqoo, poursuil le meme luit et recherclie
le même idéal, ne perdant aucune occasion de favoriser l’évolution
de la Pliotographie arlisli(|ue, lant par l'organisation de ses expo¬
sitions annuelles (|ue par la participation active de chacun de ses
memhres aux principales manifestai Ions de l'Art pliotographique.
C’est en 1901, un an après sa fondation, (pie « l’Elîort » organisait
son jnemler Salon d’Arl photograpliiipie : les œuvres exposées par
un certain noinlue de ses memlues étonnèrent d'ahord par leur exa¬
gération et elles furent meme parfois très durement critlipiées: mais,
depuis, une véritalilc évolution s’est produite au sein meme du
Cercle Littéraire et Artistlipie a l’Elfort », et il semble bien que ce
groupement soit actuellement sur la honue voie et ipi’il ait pris son
orientation définitivo.
Le Chih d’Amateurs Photographes de Belgique est, à côté de
l’Association Belge et du Cercle «l’Elïort», un des groupements les
plus en vue : son (luivre n’a peut-être pas été très féconde en résul¬
tats immédiats, mais le Chih d’Amateurs de Belgiipie n’en joue
pas moins un rôle très important dans l’évolution progressive de
l’art photographique en Belgl(|ue. Indépendamment de ces Socié¬
tés, les plus importantes sans contredit, non seulement en raison
du nombre de leurs adhérents, mais surtout à cause de l’autorité
(pi’clles exercent autour d’elles et chacune dans la sphère d’action
qui lui est propre, il existe en Belgique un certain nombre de
groupements photographlipies très actifs et très vivants qui aident
très puissamment au développement et à l’évolution de la Photo¬
graphie artistlipie. Parmi ces groupements, il nous sufllra de si¬
gnaler : Le Cercle photographiipic d Ixelles, fondé en 1898, (pii
organise des cours puldics de photographie, des Conférences régu¬
lières, des Expositions et Concours auxijuels prennent part un
grand nombre d’amateurs ; le Cercle d Etudes photographiques et
scicntlliipies d’Anvers, fondé en 1890 ; le Photo— Club malinois,
fondé en 1901 ; le Photographische Kring (Cercle Photographique)
SECTIO?} FRANÇAISE.
RAPPORT DE LA CLASSE 12
i45
d’Anvers, fonde également en 1901, dont les Cours, Expositions
et Excursions obtiennent un grand succès; le Photo-Club de Ver—
viers, plus modeste sans doute, mais qui fait preuve d’un dévoue¬
ment inlassable à la cause de la photograpliie artistique.
Toutes ces Sociétés ou Cercles sont de fondation relativement
récente et on peut constater, en rapprochant les dates, qu’elles ont
suivi les premières expositions d’Art Photographique organisées
par l’Association belge.
En dehors des sociétés photograplii(|ues, il existe en Belgique
une Institution qui rend déjà les plus grands services et (jul est
appelée à jouer, dans l’avenir, un rôle considérable ; nous voulons
parler de l'Institut International de Pholograpluc. Ij’importance
du but poursuivi par l’Institut ne saurait échapper, à une épo(|ue
où la documentation par la photographie prend une place de plus
en plus prépondérante.
E’Institut International de Photographie a, en elfet, pour objet :
1° L’étude et la dillusion de tout ce qui concerne la documenta¬
tion par la Photographie et la documentation en matière de photo¬
graphie (théorie, pratique, application, histoire de la photographie,
ainsi que des sciences, des arts et des industries ipii s y rattachent) ;
2° L’établissement d’un olïicc centralisant en des collections
systématiques complètes, tenues à jour et mises largement à la
disposition des travailleurs, tous les documents et informations re¬
latives à la documentation sur et par la photograjihie ,
,‘P L’organisation de la coopération internationale dans ce do¬
maine.
L’Institut International de Pliotographic est rattaché à l’instilut
International de BihIIograpliIe dont il forme une section.
11 possède actuellement une très riche collecllon de documents
de toute nature qui s augmente sans cesse. (Jes documents classés
méthodiipiement, sont mis gratuitement à la dispositioii de tous
ceux qui désirent les consulter et s'aider de la pliotograpliie pour
la documentation de leurs travaux.
Il me reste, pour terminer, à indiipicr les organes de la presse
jihotographiqiie en Belglipic, (|ul sont les sulvaiils :
10
i46
EXPOSITIOTS’ IXTEPNATIOXALE DE LIEGE
Le Bulle! in de V Association Belge de Pholographie ;
La Berne I nier nationale de Photographie :
Le Bulletin du Cercle « IJEffort »;
c( Licld » en Flamand ;
La Photo-Berne Belge;
Photo;
Le Journal de Photographie pratique.
Tonies ces pidilicalions, rédigées et éditées avec soin, sont ex¬
trêmement répandues et conlrilnienl largement à la vulgarisation
de la pholographie el de toutes les (piestions (|ui intéressent ses
applications.
CONSIDÉRATIONS ÉCONOMIQUES
CONCLUSIONS
On sérail à première vue lente de mellre en doiilc I impor¬
tance du marché l)elge si l'on considère les dél)oiiclics (pi'il peut
ollrir an Commerce et à 1 Industrie photograpliiipics. Cette ojnnion
reposerait même sur un sendiJanl de raison si l’on ne prêtait atten¬
tion qn à la faible étendue territoriale de la lîelgiqne sans tenir
compte du lait que ce Icrritoiie. aussi peu étendu et aussi ingrat
qu’en soit le sol en certaines régions, nourrit une population très
dense possédant les mêmes goêits. vivant des mômes aspirations
que nous.
Indépendamment de cette population fixe, chaque été déverse
le long des plages de la Mer du Nord, depuis Nieuporl jusqu’aux
embouchures de 1 Escaut une population lloltantc, amie du luxe et
de ses aises, provenant des lies Britanniipies. de l’Allemagne et de
i48
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
nos clépartenients de l’Est et dont il ne faut pas négliger non plus
de tenir compte.
La Itelgiipie possède en outre, à l’iieure actuelle, un empire
colonial très étendu, dont la population blanche s’accroît graduel¬
lement cl ipii demande à la métropole tous les articles de luxe et
autres produits de labrication européenne qui lui sont nécessaires.
La Lclgique est de plus un pays essentiellement industriel et
cbacun sait qu’il n’est pas aujourd’luii d’industrie ((ui, d’une façon
directe ou indirecte, n’ait pas à faire emploi de la pbotograpbie ou
des procédés d'impression qui en dérivent.
A ces considérations, nous en ajouterons une autre, plus con¬
crète et plus tangible s’il se peut :
L’Industrie Pliolograpbique lielgc est actuellement représentée
par un certain nombre de maisons, qui toutes sans exception,
tirent de l’étranger les matières premières nécessaires a leur fabri¬
cation, et qui par contre expoitent très peu de produits fabriqués.
Mous relevons en ellet, en Ijelgiipic ;
'l’rois constructeurs d’appareils pliotograpbiques qui puissent
être réellement cités comme tels;
Quatre fabricants de plaques et papiers sensibles de quelque
im|)orlance.
.Mais c’est a ces deux branebes exclusivement que se limite
l’industrie pliotograpliupie belge. La Lelgique se Iroin-e donc tri¬
butaire de l’étranger pour les articles suivants, ipii loucbent immé¬
diatement au commerce et à l’induslrie qui nous intéressent et aux¬
quels nous devons nous limiter :
Opllqiie plioloqrapJiiijuc en (jénéivil :
Appareils pour la projeci ion fixe :
Appareils pour la ftrojecliou animée:
Vues pour prof ecl ions :
Accessoires el menhles <l’ nieller s ;
Accessob'es en zinc : cuves, cnvelles et ferhlanterie :
Pellicules sensihles :
Produits chimiques sjx'ciaiix pour la pholoqrajihie : révélateurs,
cii'aijes, sels d'cjr et d'arqent ;
Papiers bruts de fabrication spéciale pour la préparatioit des
SECTION EliANÇAISE. - UAPPOUT DE I,A CLASSE I 2
l/i()
papiers sensibles. — Cartes et cartons pour le nionlage des photo¬
graphies.
Le fait seul que (jualre fal)ric|ues de plaques et papiers sensililes
trouvent dans la consonimalion locale un débouché sulllsant pour
leurs produits nous est un indice assez probant de l’extension con¬
sidérable prise en Belgi(|ue par la photographie, considérée coninic
art, comme agrément ou comme profession.
Nous dirons plus, c’est que la France. l’Allemagne et l’Angle¬
terre importent en Belgique pour une valeur assez considérable
de plaijues et papiers sensibles; le cbitïre de ces importations
dépasse même de beaucoup celui des exportations pour ces mêmes
articles.
Le fait n’a rien de surprenant si l’on considère la vilalilé des
Clubs et Sociétés pholograpbi(pies belges (|ui consliluent toutes des
centres de consommation des pins importants.
Tous ces indices réunis nous démontrent amplement (pic nous
pouvons et (jue nous devons tirer de l'Exposition de Liège un pro¬
fit considérable. Nos exposants, tout en aidant pour leur part, à
augmenter et à alfermir en Belgique le prestige commercial de la
France ont donc travaillé à leurs propres alVaires. il ne leur reste
([Li’à continuer l’œuvre commencée et à récolter ce (|u’ds ont semé.
Pour que cette moisson soit ample et abondante, ils doivent
toLitelois étudier les conditions actuelles imposées aux articles de
leur fabrication pour l’entrée en Belgique. C’est ce (|ue nous allons
tenter de faire.
En principe, les appareils photograpbiques sont exonérés de
tout droit de douane quand ils rentrent dans la catégorie des ins¬
truments scientifiques ; mais cette distinction n’est peut-être pas
aussi sulfisamment claire qu’on pourrait le soubaiter : la taxation
est le plus souvent laissée à la libre interprétation de la direction
des douanes. Nous avons vu cette dernière classer les Kodaks
parmi les appareils ou instruments scientifiques, et classer dans la
(|uincaillerie fine les appareils détectives munis d’anastigmats, parce
que détectives.
De même les appareils de petit format sont considérés comme
jouets et sont taxés suivant un droit de i5 o/o ad valorem; ré—
i5o
EXPOSITION IXTEUNATIONALE DE LIEGE
sullal ; un Bloch Noies du prix de :200 francs paiera lout slinple-
menl d(i francs de droits d’entrée, de même ipiune Capsa
4 I /a X etc.
Voici du reste de quelle façon sont appliqués les droits de
douane pour les articles pliotograpliiques :
Seuls sont imposés les appareils bon marché et de petits for¬
mats considérés comme jouets, le droit à payer est de i5 o/o ad
valorem.
Les appareils dont le prix dépasse 3o francs et au-dessus, les
appareils de précision : microscopes, lentilles et objectifs de tous
gemes, sont exempts de droits.
Les appareils de piojcction et les vues fixes pliotograpliiques,
même coloriées, sont exempts de droits.
Les appareils de pro|ection animée, cinématographes et autres,
et les accessoires sont fra|)pés d’un droit de i5 o/o ad valorem.
Les jdionograpbes, lanternes magiipies et accessoires sont éga¬
lement imposés du droit d'entrée de i5 o/o.
Si 1 es ajipareils sont expédiés démontés, tout en ne constituant
pas un appareil complet et sous la dénomination : machinerie ou
modèles en cuivre, zinc, fer, etc., ils ne paient alors que 4 francs
les loo kilos.
IjCS pellicules et les jdaques sensibles sont imposées d’un droit
de i5 o/o ad valorem. Les mêmes, impressionnées par la lumière,
sont exemptes de droits.
Les papiers photographiques ijiielconques paient 4 francs les
lOO kilos. 11 en est de même des cartons bruts.
Les cartons ouvrés ou portant une impression paient i5 o/o
ad, valorem.
Les châssis négatifs, châssis presses, viseurs, objectifs, obtura¬
teurs, sont libres de droits.
Les juin ell es. les stéréoscopes et leurs accessoires, même les
lentilles isolées, sont frappés d’un droit de i5 o/o. Les jumelles
en or ou en argent paient 5 o/o seulement.
Les sacs et objets en gainerie paient un droit de i5 o/o ad
valorem : les sacs et étuis des appareils non imposés doivent donc
être déclarés comme ci-dessus.
lai marche à suivre pour l’introduction en Ivelgique des instru-
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
i5i
ments photographiques, avec le minimum de droits à payer, est
toute indiquée d’après le tableau qui précède.
Pour les cinématographes et appareils analogues, en tant que
le mécanisme n’en est pas tellement compliqué qu’il ne puisse être
LES AÉROPLANES.
remonté sur place sans des connaissances toutes spéciales, les
constructeurs ont tout intérêt a envoyer des modèles démontés qui
ne paient, dès lors, qu’un droit de 4 francs les loo kilos, c’est-
à-dire insignifiant.
Pour les jumelles photographiques, nous sommes malheureu¬
sement moins bien favorisés et, malgré des démarches et des ré¬
clamations nombreuses, radmlnistration des douanes s’obstine à
les classer, — officiellement du moins, — parmi la quincaillerie
fine. Nous devons ajouter toutefois cpi’il existe à ce sujet une cer¬
taine tolérance qu’il serait à souhaiter de voir se transformer en
mesure générale.
S’il est admissible que certaines détectives à bon marché puis-
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
i52
seul etre classées dans celte catégorie de marchandises, nous ne
saurions le comprendre ni l’admettre pour les jumelles, C|ui sont
essenliellcment des instruments de précision : si l’on est arrivé à
en réduire le volume, si I on a adopté pour certains de ces appa¬
reils un l’ormat de platpies très réduit, ce n’est nullement pour en
l’aire des jouets^ mais bien des instruments jiropres à tous usages,
pouNant être utilisés en tout et partout. Espérons qu’un jour ou
l’autre, et avant qu’il ne soit trop tard, le bon sens et la logique
Iriompberont enlin de la routine.
Les objectifs pbolograpbiques, nous l’avons vu, de même que
les lentilles, trousses d’objectifs, condensateurs, loupes, etc., sont
exenqités de tous droits : c’est là un avantage très grand dont
devraient probler nos opticiens. La Belgique en elTel est tributaire
de l’étranger pour tous ces ai’ticles : les opticiens français font
déjà avec la clientèle belge un cbilTre d’alTaires considérable, ceux
surtout qui ont eu la sage pensée d’établir soit à Bruxelles, soit
dans quelipie autre grand centre, une agence et un dépositaire
allitré.
Les piodults de l’optique française n’ont rien à craindre d’une
comparaison avec les produits similaires allemands, soubaitons
donc (pie les opticiens français recberebent un peu plus la clientèle
belge et le meilleur moyen pour eux d’arriver à de bons résultats
c’est de créer des agences et dépôts, agences (pi’ils aideront en
mettant à leur disposition une publicité judicieusement faite. Nous
signalons, à ce sujet, un fait qui pourra paraître quebjue peu
bizarre, mais (|ul n’en est pas moins vrai : nous voyons certaines
maisons importer en Belgique, sous une marque allemande, des
olqectifs pbolograpliiques, rcctilinéalrcs et anastigmats sortant
d’ateliers français. Ceci semble nous indàjuer que nos concurrents
les plus directs, voisins immédiats comme nous de la Belgique,
ne se dissimulent en aucune façon l’excellence des instruments
d’optique pliotograpbi(jue de provenance française. Si l’Allemagne
a cette confiance en nous, n’est-ll pas logique cjuc nous ayons
nous-mêmes cette assurance en la qualité de nos produits, assu¬
rance qui nous vaudra d’être plus fermes et plus ardents dans la
lutte commerciale que nous avons à soutenir i’
Nous en dirons autant pour les appareils de projection et nous
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
l53
voyons des appareils de fabrication française introduits en Alle¬
magne et rentrant en Belgique par sa frontière de l’est sous une
marque allemande également. Ceci nous indique que nos elïorts
ne sont pas suffisamment sérieux ; le voyageur allemand nous fait
en Belgique une concurrence énorme ; il bat en brèche notre pres¬
tige et il convient de remédier à cet état de choses avant qu’il ne
soit trop tard.
FRANCE ALI.EMAGNE
i8gi . Fr. 3ü5.ooo Fr. 520. ooo
1892 . 29G.000 43o.ooo
1893 . 270.000 /|3o.ooo
1894 . 277.000 419.000
1895 . 3o2.ooo 4i4.ooo
1896 . 42G.000 537.000
1897 . 5oo.ooo 578.000
1898 . 489.000 590.000
1899. ... 4G2.OUO 597.000
1900 . 5o2.ooo 712.000
Veut-on se persuader par des chillVes que nos assertions n’ont
rien d’un pessimisme oulré, il suffit de comparer les cliilfres des
importations de la F'rance et de l’Allemagne, que nous donnons
dans le tableau ci-dessus, pour les instruments scientiliqucs, (|ui
comprennent en même temps les appareils pbotograpln(|ues de pré¬
cision et d une certaine valeur.
Nous pourrions continuer jusqu’à ce jour le parallèle entre les
deux pays et nous verrions ipie l’imjiortation allemande consei've
toujours la même avance. Les statistiques officielles ne nous per¬
mettent malheureusement pas d’attribuer à l’industrie photogra¬
phique la part (|ui lui revient dans ces cliilïres d’importations : les
appareils pliotograpbi(|ues y sont en ellet assimilés d’une part aux
instruments pour les sciences en général et de l’autre à la quincail¬
lerie, à la bijouterie fausse, aux jouets et à l’article de Paris : les
chilTres que nous pourrions citer, émanant de l’administration des
douanes, seraient donc purement fantaisistes et nous préférons
nous abstenir de les publier.
i54
EXPOSITIf)?< IXTERXATIONALE DE LIEGE
En ce qui concerne les plaijues et papiers, bien que la produc¬
tion belge pour ces articles soit assez considérable, il reste une
marge très grande encore pour rintroduction des produits français.
Nous avons ici, sur nos concurrents anglais ou allemands, un
avantage immense (pii est celui de la langue elle-même. Les fabri¬
cants anglais, pour la plupart tout an moins, en sont encore à
livrer en Belgii^pie des plaques et papiers sensibles accompagnés de
notices rédigées en langue anglaise ; or, cbacun le sait bien, une
plaque, un papier sensible ne possède de réels avantages qu’à la
condilion d’ctre soumis au traitement qui lui convient, traitement
c(ui a été strictement combiné pour la nature de son émulsion ; le
consommateur belge, ignorant la langue anglaise, emploie pour
ces produits une formule quelconque à sa guise, formule qui bien
souvent ne donne pas les résultats qu’il attend.
Nous en dirons autant des placjues et papiers d’origine alle¬
mande : l’allemand est certainement plutôt polyglotte que l’an¬
glais, mais la traduction, à rédaction claire et comprébensible de
notices et modes d’emploi des plaques et papiers pbotographiques
demande des connaissances teclinlques tout à fait spéciales et de
plus, une possession parfaite de la langue ; ces conditions ne
sont ([ue Irien rarement réalisées et c’est à cette seule cause qu’il
faut attribuer le langage bizarre, mélange de termes allemands,
français et latins, (|ue nous relevons sur les modes d’emploi cpii
accompagnent les produits d’origine allemande ; ce langage est
bien souvent incomprébcnsible et prête à bien des erreurs et bien
des Insuccès.
Nous avons, en plus de ces avantages, notre grande réputation
commerciale et aussi la sympathie, l’amitié étroite cjul unit la
Bel giipie à la France, cela n'est toutefois pas suffisant si nous
continuons à nous abandonner à cette sorte de somnolence cjui
caractérise l’état actuel de l’Industrie pbotograpbicjue française,
quand il s’agit de s’aventurer en dehors de nos frontières.
Pour les appareils cinématographiques, pour l’optique photo-
grapbiipie, pour les papiers bruts destinés à la préparation des
papiers sensibles, nous trouverons toujours en Belgique des débou¬
chés Importants, à la condition toutefois que nous cultivions ce
champ qui nous est ouvert librement.
SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12
i55
Pour arriver à des eoncl usions pratiques, nous dirons ceci :
Ceux qui, en Belgique, sont obligés d’employer et de se pro¬
curer des appareils de précision, des appareils photographiques et
de projection fixe ou animée, ne se doutent pas de ce qu’en France,
et tout particulièrement à Paris, il se fabrique de ces instruments
qui présentent des qualités d’élégance, de parfaite exécution, au
moins comparables à ceux de fabrication allemande et souvent à
meilleur marché.
Un instrument ou un appared Irançais est plutôt une rareté en
Belgique ; les établissements de l’état, les industriels, les marchands
n’en ont guère que de provenance allemande ; le clienl direct, le
consommateur se fournit presque seul en France. C’est à ce point
que l’idée s’est accréditée en Belgique, et surtout dans les milieux
commerciaux, qu’on ne peut se fournir qu’en Allemagne A quoi
peut-on attribuer cet état de cboses si regrettable 1* Il n’est pas
besoin de chercher bien loin ; pendant cpie les industriels français
ne se dérangent point, qu’ils attendent la clientèle, qu'ils ne sont
pas même représentés pour la plupart, si ce n’est parfois par des
sous-agents de maisons concurrentes, les fabricants allemands se
sont entendus pour réunir toutes leurs affaires en Belgique entre
les mains d’un de leurs compatriotes, actif, intelligent, sérieux,
instruit et fort compétent. L’acheteur belge trouve chez ce repré¬
sentant tous les articles dont il a besoin : appareils, objectifs, ver¬
rerie, plaques, papiers, réactifs chimiques, etc.
Les constructeurs et fabricants français ont fait un grand pas
en avant en allant exposer à Liège : ils ont retiré de leur déplace¬
ment un bénéfice immédiat qui compense déjii, dans une grande
mesure, l’elTort qu’ils ont fait ; ils ont à Liège traité des alfaircs,
non seulement avec la Belgique, mais avec l’Allemagne, et les
relations nouvelles qu’ils se sont ainsi créées, leur en amèneront
d’autres par la suite.
Mais il ne faut pas s’endormir sur cette victoire : il faut pour¬
suivre l’œuvre commencée en continuant, en resserrant davantage
les relations créées à Liège.
Pour arriver à ce résultat, il serait utile, croyons-nous, (|u’il
y eût à Bruxelles ou dans toute autre ville importante une maison
française dans le genre de certaines maisons allemandes qui appro-
i56
EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE
visionnent aujourd’hui tous les laboratoires belges de produits
allemands.
Il serait utile que cette maison fût dirigée par un homme actif,
jeune, intelligent, au courant des habitudes et des goûts de la
clientèle .
Cet agent fournirait aux intéressés les catalogues, prospectus et
notices des maisons françaises dont il serait le représentant attitré
et qui lui réserveraient une sorte de monopole.
Ses magasins contiendraient des exemplaires de toutes les inno¬
vations, de tous les modèles d’appareils réalisant un progrès sur
leurs devanciers.
Il pourrait faire les démonstrations nécessaires, inviter les inté¬
ressés à des expérimentations personnelles.
Étant sur place, il serait mieux placé que personne pour con¬
naître les garanties olTcrles par certains clients douteux.
Nos constructeurs et fabricants verraient donc cesser du même
coup les rivalités (jul animent les uns contre les autres les sous-
agents (pi’ds ont accrédité en Belgique, rivalités ipii se traduisent
pres(|ue infailliblement par un dénigrement des produits exploités,
et les pertes éprouvées par le fait de créances mauvaises.
Ils pourraienl réunir leurs elforts, diminuer les frais généraux,
et obtenir, en lin de compte, des résultats meilleurs avec moins de
soucis et d’embarras.
I j'étalilissement d’une agence, d’une sorte de dépôt général,
travaillant pour le compte de la corporation toute entière, permet¬
trait un contrôle facile du développement des affaires. Le voisinage
immédiat de la Belgique, la similitude de caractère, d’usages et de
langue des habitants, rendent cette création des plus faciles.
II sulllrait pour cela d’un peu d’entente, d’un peu de sens pra¬
tique d ’ O rgan 1 sat ion .
11 ne manquera pas, à Pans et un peu partout ailleurs, de
jeunes gens instruits, avides de donner cours à leur initiative : il
ne faudrait que leur donner le premier élan et les soutenir un peu
dans leurs débuts.
L’entente ne man(|ue pas dans la corporation pbotograpbique,
quand il s’agit de sauvegarder ou veiller aux intérêts généraux, et
nous sommes persuadé ipie toutes les susceptibilités s’effaceront
SECTION FUANÇAISE. - ItAEl’OUT DE LA CLASSE 12
iô?
quand il s’agira, une fois de plus, de concourir a la réalisation
d’un but commun.
Pour mener à liien cette entreprise, comme pour obtenir de
l’administration des douanes une classification plus logique des
instruments pbotograpbiques, nos constructeurs et fabricants n’au¬
ront garde d’ouldier cette belle devise qui a toujours si bien servi
nos voisins et amis ; « L’union fait la force ».
TABLE DES MATIÈRES
Pages.
AVANT-PROPOS . 111
TitAv.vux nu Comitp: u’aumissicin eï d’installation. . 7
Comité iradmissioii . 8
Comité d'installation . lO
Redevances . i a
Budget . i3
Exposants . i4
Description de la classe. — Visites ollicielles . i8
Description de l’Exposition . aS
France . 24
Appareils pliotographiqiies. — Optique. — Appareils pour la projection. 34
Photochimie. — Plaques, papiers, produits chimiques . 55
Librairie et éditions jihotographiques . 68
Procédés photomécaniques . ^4
La Photographie prol'essionnelle . 77
La Photographie d’amateurs . 83
Belgique . 85
Plaques, papiers, produits chimiques . 87
La Photographie professionnelle . 89
Procédés photomécaniques . 91
La Photographie d’amateurs . 92
Allem.vgne . 93
Angleterre
97
i6o
TABLE DES MATTEBES
Pages.
Aiitkiciie-Hongrie . . 98
Bulgarie . 98
IIOLI ANDE . 99
.Iapon . 99
États-Unis . 99
République Dominicaine . 99
Grèce . 100
Russie . 100
Suisse . loi
Grand-Duché de Luxembourg . . io3
Turquie . io3
.luRY DES Récompenses . 107
Récüiiipciises aux cx|)(isants de la classe 12 . 110
llécom|iciises aux collaixiraleurs . ii3
llécomjieuses aux coopérateurs . iiü
Le Congrès International de Photographie . 119
Le Mouvement photographique belge . i4i
Considérations économiques. — Conclusions . i47
TABLE DES PLANCHES
Pages .
Avers de la Médaille des Kéconipenses . .
Alllclie onicielle de rii]x|)Osilion <le Liège . .
Kntrée de rLx[iosition au Jardin d’acclimatation .
Façade <lu Hall dos Industries . .
(Juai <le la Batte à Liège .
La iMeuse et le quai des Pécheurs à Liège, .
Kntrée de l'Kxposition aux Venues .
Plan général de la classe 12 .
Vue de l’Allée centrale de la classe 12 . .
A niche du Vieux Liège .
Pont de Fragnée . . .
Vitrines de MM. Turillon, Mackenslein, Mercier, Ixorsten, Bellieni .
Salon do MM. Demaria frères .
Jardins de l’Fixposition . . . .
Salon de MM. Gaumont et C''-‘, Grieshaher et G''' .
Dôme central du Hall des Industries .
Palais de l’Arl ancien .
Salon lumineux des épreuves sur verre. — Salon de M. J. Uichard .
Vitrines de MM. Brunei, Beeh, Société Lumière, Guilleminot, Bujspilug et G'®. .
Salon do la Société J. Jongla, Grieshaher et G'*' .
Pavillon de la Roumanie et du Ganada .
Dôme central du Hall des Industries .
Expositions de VIM. Barret, Balagny, lieuse, Vallois, Boyer .
Expositions de MM. Deshois, Studia Lux, (Jhamhre Syndicale de la Photograjdde .
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TABLE DES PLANCHES
Pages.
Expositions de ÎMM. Otto, Dubouloz, de la Chambre Syndicale des Fabricants et
Négociants de la Photogra[)li ie . 83
Expositions du Photo-Club de Paris, de MM. Prieur et Dubois et G‘®, Gerschel. . 84
Palais des Beaux-Arts . 89
Devant le Dôme central . ... 96
Devant le Hall des Industries . loi
Diplôme des Récompenses . io5
Palais des Fêtes . lO'y
Membres du .lury de la classe 12 . . . 109
Restaurant autrichien . 118
Les Ponts sur la Meuse . nq
Entrée <lu Hall des Industries . 121
Entrée des Arènes de Liège . 12g
Pavillon de la Presse . i33
Une Alficlie de rEx[)osition de Liège . i4o
Les Arènes de Liège . i4i
Carrefour de la Batte . i4G
Pont de Fragnée . 147
Les Aéroplanes . i5i
Sur le rpiai de la Batte . 157
Revers de la Médaille des Récompenses . 1 58
IMP. ClIAIX. — iü:i38-(U-ü(j.